Affaires municipales et développement régional

La Martre sous administration de la Commission municipale

Par Johanne Fournier, journaliste, graffici.ca
La mairesse de La Martre, Claudette Robinson, n’en espérait pas moins de la Commission municipale pour qu’elle intervienne dans l’impasse dans laquelle sa municipalité est plongée.

La mairesse de La Martre, Claudette Robinson, n’en espérait pas moins de la Commission municipale pour qu’elle intervienne dans l’impasse dans laquelle sa municipalité est plongée. Photo : Johanne Fournier

Le gouvernement place la municipalité de La Martre sous administration provisoire de la Commission municipale du Québec (CMQ).

La mairesse de La Martre, Claudette Robinson, confirme que le vice-président de la CMQ a communiqué avec elle et qu’une rencontre est imminente. Dans quelques jours, le vice-président de la CMQ, Robert Pagé, devrait se rendre à La Martre afin de rencontrer les seules personnes qui n’ont pas remis leur démission: la mairesse Robinson, la conseillère Guylaine Marin et la directrice générale, Marie Hudon.

L’attachée de presse du ministre des Affaires municipales, des Régions et de l’Occupation du territoire, Julie Boivin, qui a spécifié que Laurent Lessard ne ferait aucun commentaire sur le dossier de La Martre, confirme elle aussi que la Commission municipale est saisie du dossier pour des raisons purement administratives.

Selon la porte-parole du ministère des Affaires municipales, la mise sous tutelle de la municipalité n’est pas envisagée. «La tutelle, c’est l’assujettissement d’une municipalité au contrôle de la Commission, précise Émilie Lord. Ça se fait à partir d’un décret du gouvernement du Québec. Dans le cas de La Martre, on parle d’administration provisoire, qui est une mesure qualifiée de transitoire quand il n’y a plus quorum.»

Comme cinq conseillers municipaux sur six ont remis leur démission la semaine dernière, la municipalité ne peut plus tenir d’assemblées. La CMQ viendra, par conséquent, donner un coup de main d’ici la tenue d’élections partielles qui permettra de pourvoir les postes laissés vacants. La date de l’élection doit être fixée par la municipalité dans les quatre mois suivant la constatation des vacances des membres du conseil.

«Si les gens qui sont élus réussissent à bien travailler ensemble et qu’un climat normal revient, l’administration provisoire devrait être levée», soutient Mme Lord.

Le préfet appelle au calme

À peine revenu de vacances du Mexique, le préfet de la Haute-Gaspésie s’est empressé de prendre connaissance du dossier à travers la multitude de courriels reçus pendant son absence. «C’est désolant», se résout-il à admettre.

Mardi, M. Cormier a profité de la visite du ministre responsable de la région, Yves Bolduc, pour lui présenter la mairesse de La Martre, qui était présente lors de l’annonce confirmant le retour du service d’obstétrique du Centre de santé et de services sociaux de la Haute-Gaspésie.

«J’ai dit au ministre que ce serait très apprécié qu’il intervienne personnellement dans le dossier auprès du ministre des Affaires municipales parce que je veux que le calme, la sérénité et la paix reviennent à La Martre, indique-t-il. Je ne veux pas que ça continue dans un climat comme ça. C’est épouvantable, c’est inadmissible.»

Au dire du préfet, le Dr Bolduc l’aurait assuré de son appui afin de trouver, avec le ministère, les avenues possibles pour que la municipalité de 268 habitants puisse retrouver un fonctionnement normal dans les meilleurs délais.

Dans ce litige, le préfet Cormier déplore la recommandation qui aurait été faite de congédier l’employé responsable du phare. «Yves Foucreault a, comme tout le monde, des qualités et des défauts, soutient-il. Mais je trouve ça dommage qu’on le tasse. Il avait même été reconnu par l’Association touristique de la Gaspésie et il a donné 35 ans de sa vie au phare de La Martre. Il ne mérite pas d’être tassé.»

La mairesse n’est pas prête à parler

Pour une troisième fois, GRAFFICI.CA a réitéré sa demande d’entrevue auprès de la mairesse Robinson, qui était présente lors de l’annonce du ministre Bolduc à l’hôpital de Sainte-Anne-des-Monts. Celle-ci a décliné la demande, prétextant qu’elle n’était pas prête à parler. Elle s’est contentée de dire qu’elle ne trouvait pas la situation facile et qu’elle ne voulait pas entrer dans le jeu des conseillers qui la dénigrent. «Je ne parlerai pas en mal des autres», a-t-elle laissé tomber.

5 commentaires

Raymond St-Pierre a écrit le 20 avril 2012

J`ai hésité ,mais bon...Vous savez, vous n`aurez pas le choix car vous aurez à vivre ENSEMBLE, les uns à côté des autres, les «de souches et nouveaux arrivants». Vous devrez un jour ou l`autre vous parler pour arriver à une harmonie municipale à plus long terme que 3 ou 4 ans. L'ouverture est de rigueur et même si le passé est garant de l'avenir, c'est vers cet avenir qu'on doit se tourner. Nos ancêtres, eux aussi, ils ont appris à s'ouvrir aux autres. Il y a avait toujours une place libre à la table au cas où il arriverait quelqu'un. Les dernières fois que j'y suis allé, j'ai senti une fermeture dans le village. On a besoin de jeunes dans la municipalité car nos jeunes à nous, les miens et ceux des autres natifs de La Martre, ils ont quitté et ils ne reviendront pas. Si on ne veut pas mourir, il faut savoir accueillir les gens différents de nous (les natifs) et créer des ponts pour favoriser la bonne entente. C'est à Mme Robinson à s'élever au-dessus de tout ça et de faire le travail pour lequel elle a été élue. C'est son devoir et ce n'est pas l'héritage à laisser au prochain conseil.Elle doit s`entourer de gens qui veulent rétablir les liens et cela RAPIDEMENT...vous devez madame Robinson consulter et demander à vos citoyens comment ils voient les choses,il y en a qui habitent La Martre et d`autres sont à l`extérieur,beaucoup sont là pour vous aider et vous le savez...

C Renard a écrit le 13 avril 2012

À madame la mairesse. Je ne crois pas que la section commentaires soit des plus appropriée pour adresser des messages à vos anciens collègues teintés de jugement ou de recommendations... Je crois certainement en la liberté d'expression, mais quand nous souhaitons nous adresser à une situation de ce genre, ne serait-il pas mieux de cesser de pointer les gens et de regarder plus loin? Ceci s'adresse à tous. Je ne suis pas au cœur du conflit, mais je le vis entant que nouvelle habitante de Cap au Renard, la violence des propos, l'intimidation que les enfants vivent à l'école, le regard négatif portés envers les nouveaux arrivants, le manque de communication et de vision commune de notre village, l'incompréhension, la déception, bref la désillusion m'indignent et repoussent mon désir de rester ici. Ce qui m'attriste car malgré tout, j'aime beaucoup notre milieu. La situation nous touche tous de près ou de loin et nous concerne. au quotidien. Je crois aussi au bon usage des crises, au cœur du conflit de la tempête, il est difficile de voir un issu, mais il ne faut pas oublier que c'est une période transitoire et si notre municipalité réussit à s'en sortir sans trop perdre de plumes, elle reviendra, souhaitons-le, plus forte... Courage.

Claudette Robinson Mairesse a écrit le 13 avril 2012

Marc-André Delisle et Marie-Ève St-Laurent , je dis merci à vous deux pour votre générosité, vous avez été un plus pour le conseille municipal. Grégory, toi aussi je te remercie car c’est à toi que l’on doit l'installation de l' Internet. Roger Fournier, ha! ha! Ha! Vous avez été souvent conseillé depuis 1983 et vous avez toujours eu la même préoccupation : fermé les lumières de rue et ne pas se stationner sur le bord de la route. Ici nous ne vivons pas dans un grand centre mais dans un petit village ou la population se fréquente beaucoup et il faut du temps pour s’adapter à ce genre de règlement. C’est dommage pour une personne de votre âge de manquer autant d’ouverture d’esprit. L’attaque n’a jamais rien donné de bon et on ne se remonte pas en rabaissant les autres. Je vous souhaite plein de bonheur et de tranquillités dans mon beau village. Je suis désolé que tu ne te reconnaisse pas encore notre collectivité, dommage tu n’as rien compris. Parlons de notre numéro 1 Jean-Jacques Élie celui que j’ai fais entré dans vos maisons en novembre 2009. J’ai cru à un miracle, je me disais quelle belle équipe. Erreur de ma part désillusion. Toute une transformation après un an comme conseiller, es-ce que c'est le pouvoir et le prestige qui vous ont monté à la tête. Vous avez mal calculé, vous avez prit vos rêves pour de la réalité. Vous nous traiter d’ignorant, de loups parce que nous voulons garder et protéger ce que nos ancêtres nous ont laissé. Rien à la martre ne vous appartient encore moins la population. Le respect de ceux-ci est une priorité quand on veut s’implanter quelque part et on ne peut donner ce qui ne nous appartient pas. Tu souffres surement de narcissisme (effet miroir) et je suis sur, très intelligent mais tu as sous-estimé la force de notre collectivité. Intimidation et harcèlement semble faire partie de ta vie de tout les jours, mais ici ce n’est pas toléré. Je te souhaite de la chance pour un nouveau départ, travaille sur toi-même et j’espère que ton nouvelle organisme répondra au besoin de tes souffrances. Guérit toi en aidant les autres. De plus quelqu’un qui a une aussi bonne conscience chrétienne, n’essaie pas de détruire la réputation des gens pour prendre leur place.

Claudette Robinson Mairesse a écrit le 13 avril 2012

Je suis native d’ici et plusieurs générations de ma famille avant moi, j’y ai grandit et j’y vis toujours. Quand je me suis présenté comme maire c’était pour le bien de mon village. J’ai mis tout mon cœur, mon savoir et compétence afin de développer notre petite municipalité. Nous avons encore de gros dossier qui demandent de l’énergie comme l’eau, l’analyse des sols, l’urbanisme, ect. C’est ensemble et dans le respect que nous construirons notre avenir. Claudette Robinson, mairesse

leonie gasse a écrit le 12 avril 2012

JE TROUVE TELLEMENT DOMMAGE QUECETTE PETITE POPULATION SE DÉCHIRE

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