Politique

Marois donne le coup d’envoi à la campagne de Sylvain Roy

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Le candidat péquiste dans Bonaventure, Sylvain Roy, accompagné de la chef du PQ, Pauline Marois.

Le candidat péquiste dans Bonaventure, Sylvain Roy, accompagné de la chef du PQ, Pauline Marois. Photo : Michel Morin

La chef du Parti québécois, Pauline Marois, a assisté hier à St-Siméon à l’investiture de son candidat Sylvain Roy.

Elle était accompagnée pour l’occasion de plusieurs députés péquistes. Ravie de l'accueil enthousiaste d'une centaine de partisans après le tourbillon médiatique entourant son leadership, Mme Marois a demandé aux électeurs de sortir les libéraux du comté.

«J'ai écouté Damien Arsenault qui dit se présenter comme le candidat de la continuité. Quelle continuité. Avec quoi ne veut-il pas rompre. Avec un gouvernement Charest incapable de livrer la marchandise en région, qui a laissé tombé les travailleurs et les industries forestières, les personnes âgées et les familles à la recherche d'un médecin», a martelé la chef de l'opposition qui accuse les libéraux d'arrogance en prenant pour acquis le comté de Bonaventure.

«Faites-vous plaisir le 5 décembre prochain. Même si nous avons détenu le comté de Bonaventure que trois ans au cours des 54 dernières années, nous avons un attachement particulier pour la Gaspésie. La Baie-des-Chaleurs est la patrie de René Lévesque, le plus grand premier ministre au Québec. Nous avons une mission, abattre cette forteresse libérale composée d'arrogance et de corruption.»

Cynisme

L'apparition de pancartes et aussi la distribution de pamphlets qui vantent les mérites du candidat libéral tôt mercredi dernier avant même la confirmation du scrutin partiel dans le comté n' a visiblement pas plu aux péquistes.

Pauline Marois reproche à Jean Charest d'encourager le cynisme envers les élus avec cette méthode. «C'est assez ordinaire et même gênant avec pour la seule raison de ne pas compiler ça dans les dépenses électorales.»

Conscient que la lutte sera difficile dans le comté compte tenu de l'importante machine libérale de son opposant, Damien Arsenault, Sylvain Roy croit que les choses pourraient changer. «Les Gaspésiens sont intelligents. Avec la diffusion de l'information, les gens vont s'apercevoir qu'on peut et qu'on doit changer de parti. Ce qui va se passer ici peut être le fer de lance d'une nouvelle révolution tranquille au Québec et d'une réappropriation de nos richesses collectives.»  

Pauline Marois fait campagne aujourd'hui dans le comté avec son candidat.

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