Éducation

Manque de personnel de soutien scolaire

Par Thierry Haroun, journaliste, graffici.ca
La présidente par intérim du Syndicat des travailleurs de l'éducation de l'Est du Québec, Nathalie Fournier et le président de la Fédération du personnel de soutien scolaire, Éric Pronovost.

La présidente par intérim du Syndicat des travailleurs de l'éducation de l'Est du Québec, Nathalie Fournier et le président de la Fédération du personnel de soutien scolaire, Éric Pronovost. Photo : Thierry Haroun

GASPÉ — En Gaspésie et aux Îles, la situation du personnel de soutien scolaire s'est dégradée au cours des dernières années avec un fardeau de tâches qui s'est alourdi.

Tel est en substance le message qu'a lancé à Gaspé mardi le président de la Fédération du personnel de soutien scolaire (FPSS-CSQ), Éric Pronovost. Ce dernier revendique par la même occasion un engagement ferme et sans équivoque de la part du prochain gouvernement et des commissions scolaires pour que les 80 corps de métiers qu'il représente (préposés aux élèves handicapés, éducatrices en service de garde, technicienne en éducation spécialisée, etc.) soient reconnus à leur juste valeur. « Le personnel de soutien gagne en moyenne 27 000 $ par année, ce qui est très peu. En plus, ce sont des emplois qui sont précaires. Il faut cesser la baisse de la qualité de service offerte aux élèves. Ça n'a pas de bon sens! »

Ainsi, la situation du personnel de soutien dans les trois commissions scolaires de la région, René-Lévesque, Chics-Chocs et les Îles, va de mal en pis. Non seulement manque-t-il entre 5 % et 10 % de main-d'oeuvre pour combler les besoins qui sont en forte croissance, mais les heures de ceux qui travaillent ont été réduites. « Inconcevable, souligne de son côté la présidente par intérim du Syndicat des travailleurs de l'éducation de l'Est-du-Québec, Nathalie Fournier. Le nombre d'élèves ayant des besoins particuliers est à la hausse, mais on diminue le personnel qui est formé pour les aider. Des plans d'intervention doivent être élaborés et produits et cela exige plus de travail avec moins de ressources. Ça n'a aucun sens. Il est évident que la qualité des services auxquels ces jeunes et leurs parents seraient en droit de recevoir risque d'être affectée. »

Le problème de la sous-traitance

Et l'appel aux sous-traitants par les commissions scolaires qui est aussi en hausse ne fait qu'empirer le problème, déplore par ailleurs Mme Fournier. « Le recours à la sous-traitance est inquiétant. Quand un ouvrier d'entretien prend sa retraite, les commissions scolaires ont recours à des compagnies qui n'ont pas le même souci d'hygiène. De plus, ces employés ne sont pas dans les établissements scolaires avant 17 h. Alors s'il y a un dégât, la secrétaire épand une poudre jusqu'à l'arrivée du sous-traitant, c'est déplorable », dit-elle. Selon les chiffres émis par les syndiqués, 13 des 25 établissements de la commission scolaire Chics-Chocs font appel à la sous-traitance et 19 des 31 établissements scolaires de la commission scolaire René-Lévesque font de même.

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