Santé, services sociaux et communautaire

Manque de dentistes dans la région

Par Thierry Haroun, journaliste, graffici.ca
Le Dr Peter White exerce à New Richmond depuis plus d'une trentaine d'années.

Le Dr Peter White exerce à New Richmond depuis plus d'une trentaine d'années. Photo : Gracieuseté

PERCÉ - La Gaspésie-les-îles souffre d'un manque de dentistes et d'hygiénistes dentaires, ce qui n'est pas sans conséquence sur la santé de la population.

Notre région est la plus mal desservie au Québec en santé buccodentaire, alors qu'il manquerait environ une quinzaine de dentistes afin de répondre adéquatement aux besoins de la population, avance le vice-président de l'Ordre des dentistes, Peter White. « Nous sommes la région où il manque le plus de dentistes. Nous avons 25 dentistes pour 100 000 habitants, alors que la moyenne provinciale est de 48 et à Montréal on parle de 76 dentistes pour chaque tranche de 100 000 habitants. On remarque donc qu'un peu plus du tiers des dentistes pratiquent à Montréal » fait valoir le Dr White qui préside également le Comité d'accès aux soins buccodentaires pour les populations vulnérables.

Des problèmes buccodentaires peuvent avoir des conséquences importantes sur la santé générale des gens, rappelle M. White. « Tout à fait. On sait qu'il y a plusieurs maladies de santé générale qui sont associées à des problèmes de gencives comme le diabète, des maladies cardiaques, de l'arthrite, des grossesses à risque ainsi que plusieurs maladies inflammatoires », note-t-il en précisant que la mise en place d'incitatifs financiers pourrait favoriser l'implantation de dentistes dans la région.

Les hygiénistes dentaires

Par ailleurs, la demande en hygiénistes dentaires ira en augmentant en Gaspésie en raison du vieillissement de la population dans la région note de son côté la présidente de l'Ordre des hygiénistes dentaires, Diane Duval, qui mise à terme sur la dispensation de ce service auprès des populations. « La clientèle qui n'est pas couverte présentement ce sont les personnes qui ne se déplacent pas dans les cabinets. Des gens qui n'ont pas les moyens ou qui sont à mobilité réduite, que ce soit par exemple dans les CHSLD ou les résidences semi-privées. On estime ainsi que 35 % de la population (québécoise) ne reçoit pas des soins d'hygiène dentaire. Donc, si les hygiénistes pouvaient aller vers les populations pour faire une première évaluation puis référer aux dentistes le cas échéant, ça pourrait être une alternative dans la manière de délivrer les soins préventifs ».

On rappellera qu'avril est le mois de la santé buccodentaire. Des activités de sensibilisation se tiennent en Gaspésie. Il s'agit de vous informer auprès de votre CSSS ou de votre dentiste.

1 commentaire

Thierry Lefèvre a écrit le 13 octobre 2014

C'est le moment de devenir dentiste alors. Ce serait un service au pays, c'est un bon travail et lC'est le moment de devenir dentiste alors. Ce serait un service au pays, c'est un bon travail et là ou on en a besoin on aura plus de succès. Très intéressant l'article. Merci ! Thierry | www.centredentaireclaudiasirois.com/fr/à ou on en a besoin on aura plus de succès. Très intéressant l'article. Merci !

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