Pétrole

Manifestes sur le pétrole : « du bon » dans les deux

Par Geneviève Gélinas, journaliste, graffici.ca
Même si « plusieurs des préoccupations » de Gaspé sont présentes dans les manifestes, « ces gens auraient peut-être eu intérêt à nous contacter avant de les sortir », dit le maire de Gaspé.

Même si « plusieurs des préoccupations » de Gaspé sont présentes dans les manifestes, « ces gens auraient peut-être eu intérêt à nous contacter avant de les sortir », dit le maire de Gaspé. Photo : Geneviève Gélinas

GASPÉ – Le maire de Gaspé, Daniel Côté, estime que les deux manifestes sur le pétrole publiés sur la scène provinciale ces dernières semaines ont « du bon » et rejoignent certaines préoccupations de la Ville. 

Daniel Côté n’a pas été sollicité pour signer l’un ou l’autre des manifestes. « Il y a du bon dans les deux. Les deux rejoignent en partie les orientations de la municipalité. On veut faire du développement, mais de manière respectueuse des citoyens et de l’environnement. »

Le maire n’aurait pas signé les manifestes même si on le lui avait demandé. « Ce que je suis prêt à signer, c’est une résolution de la Ville qui réaffirme notre position », dit-il.

Même si « plusieurs des préoccupations » de Gaspé sont présentes dans les manifestes, « ces gens auraient peut-être eu intérêt à nous contacter avant de les sortir, dit le maire […] Souvent, la plupart des signataires n’ont jamais mis les pieds à Gaspé pour voir quelle est la situation concrète. Mais le fruit de leurs efforts n’est pas si mauvais. »

Le maire de Ristigouche-Sud-Est, François Boulay, n’a pas été contacté non plus pour signer le manifeste, confirme-t-il.

Gaspé et Ristigouche-Sud-Est ont adopté des règlements qui ont pour effet d’interdire les forages à moins de deux kilomètres d’une source d’eau potable. Les deux municipalités sont poursuivies en justice par des firmes d’exploration – Gastem pour Ristigouche et Pétrolia pour Gaspé – qui s’estiment lésées puisqu’elles désirent forer dans ce rayon.

Rimouski et Amqui dans le débat

Selon le Manifeste pour tirer profit collectivement de notre pétrole (http://www.petrolequebec.ca/), publié le 8 janvier, le Québec doit exploiter ses ressources pétrolières afin d’améliorer sa balance commerciale, de faire face à sa dette et au vieillissement de la population. Le maire de Rimouski, Éric Forest, l’ex-premier ministre Bernard Landry et des gens d’affaires ont notamment signé ce manifeste.

Le Manifeste pour sortir de la dépendance au pétrole , publié le 20 janvier, invite plutôt la société québécoise à « ne pas s’enliser dans la voie du pétrole », à remplacer progressivement les carburants fossiles par des énergies renouvelables et à lancer une étude environnementale sur la filière des hydrocarbures. Parmi les signataires, on trouve des écologistes, des scientifiques et le maire d’Amqui, Gaétan Ruest.

7 commentaires

Louise Bisson a écrit le 28 janvier 2014

Le problème est politique...la solution devra l'être. Imaginez! Si, dans toutes les régions ressources du Québec étaient élus des candidats INDÉPENDANTS ( c'est-à-dire des individus qui ne sont pas associés à un parti), des personnes qui ont à coeur la défense des intérêts du PLUS GRAND NOMBRE, de ceux qui n'ont pas les moyens de se payer des lobbyistes pour que le gros bon sens l'emporte sur la cupidité, quel levier de changement ce serait! Imaginez, ne serait-ce que 15 ou 20 députés indépendants défendant des valeurs comme l'environnement, les enfants, l'éducation, la santé. «I have a dream!»

Marianne St-Onge a écrit le 27 janvier 2014

D'un côté je me réjouis de savoir que les appuis à la vigilance se multiplient un peu partout en province. De l'autre je réalise de plus en plus que c'est une abération scandaleuse que de voir que le Québec est viscéralement scindé en deux. C'est comme si la main droite du gouvernement se battait avec la main gauche alors que d''un côté, les grandes centrales syndicales réclament (enfin) un moratoire sur l'exploration gazière et pétrolière (http://www.ledevoir.com/environnement/actualites-sur-l-environnement/398132/les-grands-syndicats-reclament-un-moratoire ) pendant que, de l'autre, Investissement Québec et sa filliale Ressources Québec sont déjà parmis les principaux actionnaires de Pétrolia (http://affaires.lapresse.ca/economie/quebec/201208/01/01-4561213-investissement-quebec-actionnaire-de-junex-et-petrolia.php ). Enfin, dans toute cette épopée, ce qui me rassure c'est de croire que pendant ce temps, à Gaspé, un juge impartial tranchera bientot en toute neutralité, sur la base des lois écrites. L'opinion publique balance de plus en plus vers la prudence. 70 municipalités au Québec ont voté leur règlement "haut standard environnemental" c'est le moment ou jamais de se faire entendre pour les autres avant que Québec n'arrive avec ses grands chevaux vapeur...

Normand Pinard a écrit le 26 janvier 2014

Le lièvre, les élections et…. les pets de vaches. Le 22 janvier dernier, devant les caméras de Radio-Canada, un élu, que l’artiste « Sol » aurait probablement requalifié amusamment de « sinistre dilué aux régions», M. Gaétan Lelièvre, affirmait que le Règlement sur la qualité de l’eau que prépare son collègue M. Y.-F. Blanchet de l’environnement était presque prêt. Prêt pour les élections? Ou la protection du public?? Il affirmait : « C’est un excellent règlement, avec des mesures parmi les plus sévères en Amérique du Nord, mais, qui laisse quand même place à l’exploitation pétrolière de façon responsable. » Wow! J’étais sidéré! Un élu, d’intelligence apparemment à peu près normale, qui dit une telle chose; renversant! Aidons un peu : « Parmi les plus sévères en Amérique du Nord » Que voulez-vous dire? Affirmez-vous qu’il est bien qu’il en soit ainsi? À quoi devons-nous nous comparer pour savoir si nos standards sont raisonnables, sécuritaires? À ceux des États-Unis d’Amérique? Ce pays voisin où les lobbys pétroliers ont utilisé Fiston Bush, au début de son mandat, pour exempter l’exploitation des hydrocarbures de schiste du Clean Air Act et du Clean Drinking Water Act? Lesquelles exemptions ont entraîné les catastrophes environnementales dévoilées par Josh Fox dans Gasland 1 et Gasland 2? Moi, pas ministre pantoute, j’y suis allé en Pennsylvanie, tout comme votre collègue Martine Ouellet en 2012, pour constater de « visu »... Catastrophe! Ah non? Dites-moi que ce ne sont pas là les standards des standards dont vous parlez? Si nous voyagions jusqu’en Alberta pour visiter une région, de la dimension approximative de la vallée du St-Laurent : on découvrirait une terre dévastée par le déversement de l’équivalent du Lac St-Jean d’eaux irrémédiablement polluées de substances toxiques imprononçables, issues du « traitement » des sables bitumineux, et dont le résidu, le combustible sale que votre gouvernement aimerait voir circuler dans un tuyau à côté de chez moi, s’appelle pétrole. Est-ce cela le point de comparaison? Non, non, ce n’est pas ça hein, M. Lelièvre? Mais alors quel est-il? Je vous en suggère un : Le règlement dit de St-Bonaventure sur la protection des eaux potables. Adopté sagement, intelligemment, par 70 municipalités du Québec, en se fondant sur leur pouvoir de légiférer pour protéger leurs eaux. Il est en place, efficace, et, nous l’espérons, sera bientôt déclaré parfaitement légal et légitime par un juge, à Gaspé. Gaspé, comme un fleuron, résistant à Pétrolia qui veut explorer à coups de foreuse pour voir s’il n’y aurait pas des hydrocarbures dans le proche voisinage d’une résidence de la municipalité. D’ailleurs, on a renommé la compagnie « Pétrol-y-a-t-il? » sur les marchés financiers, avec un sourire... Le geste d’autodéfense de Gaspé fut qualifié de valide et de légitime par votre collègue, le ministre Blanchet, « Ministre du Développement pétrolier », oups! de l’Environnement… Malgré ça, le ministre Blanchet en question, avec votre support, ne s’apprête-t-il pas à enlever aux municipalités leur règlement de protection de l’eau en promulguant un règlement provincial les supplantant? Moins sévère, faut-il le souligner… Ne s’apprête-t-il pas à réduire, dans son règlement, les distances séparatrices entre les puits d’eau et les puits pétroliers? Réduction des deux kilomètres décrétés par les municipalités à 300 mètres prévus dans ledit règlement que vous encensez? Il y eut comme ça une ministre libérale qui eut un malaise après avoir respiré des ‘pets de vache’ ! Ah! Est-ce de cela que vous parlez quand vous dites que le ministre Blanchet a des choses à régler avec le ministre de l’Agriculture? Le règlement sur l’eau régira sans doute les « pets de vache » mais permettra des forages près des résidences, hein? Pétrolia peut donc préparer sa grosse foreuse… Élection oblige, n’est-ce pas? Il semble toujours bon de casser du sucre sur le dos des agriculteurs à cause de leurs activités polluantes, puis de promettre aux Québécois un pétrole hypothétique, avec tous les impacts à l’environnement que ça implique. Mais pourquoi ne pas parler des « hauts standards » de nos cousins français? Ils sont simples : « Non à la fracturation du schiste sur tout le territoire ». Trop dangereux, peut-être!?!... Mais non, monsieur le Ministre, sans doute êtes-vous contraint par la fameuse « solidarité ministérielle » qui oblige à supporter n’importe quoi. Sachez qu’actuellement les plus hauts standards en Amérique du Nord: c’est au Québec qu’ils existent, par les règlements de Saint-Bonaventure et de Gaspé! Et si les gazières se retiennent de fracturer le sous-sol québécois et d’empoisonner les eaux souterraines et de surface ainsi que l’air de nos villes c’est simplement qu’elles attendent que votre gouvernement leur donne le champ libre par un règlement accommodant sur l’eau et par un moratoire bidon sur le gaz de schiste, partiel et restreint, apparemment fait sur mesure pour elles. Informez-vous ou taisez-vous. Un peuple avisé parlera ! Normand Pinard, citoyen de Québec 

france Lablee a écrit le 26 janvier 2014

Comment peut on penser payer une dette publique, en détruisant la vie des Habitants de Haldiman Gaspé, en venant exploiter du pétrole non conventionnel à 300m de leur coquette habitation, en leur promettant richesse , emplois, alors que leur eau potable sera menacée? Vous les Politiques, votre devoir est de protéger votre population, son eau et son air (base essentielle de la vie). Ne me dites pas que les techniques sont nouvelles et non polluantes car ce n est pas la vérité et vous le savez. Cette région si belle et fantastique, peut être une mine d'or pour un tourisme d'exception. Des TV et magazines européens s intéressent à cette magnifique région, ENCORE INCONNUE, en ce moment. Nous voulons y développer le tourisme d une façon efficace. Mais, s il y a des puits de pétrole rejetant du méthane, des camions transportant des tonnes d eau, si la Gaspésie se transforme en site industriel pollué, ADIEU LE TOURISME. Gaspé deviendra comme Murdochville : un lieu de tourisme fantastique!!!! (malgré leurs efforts et leurs belles pancartes, aucun citoyen du monde ne viendra, ça c est certain. Murdochville a bien été exploitée, a enrichi certains qui promettaient monts et merveilles à la population et maintenant le résultat est NUL) Certaines personnes bien placées, prônent l' exploitation du pétrole en définissant de Hauts Standards de Protection de l'Environnement, ceci est absolument IMPOSSIBLE dans l état actuel des choses. CES PAROLES NE SONT PAS LA VÉRITÉ. Il faut penser au futur mais pas en détruisant la beauté de votre pays . Votre terre ne vous appartient pas, elle appartient aux générations futures. Personne n'a le droit de détruire et souiller la GRANDE richesse actuelle qui est votre environnement. Investissez dans l énergie nouvelle et le tourisme et soyez un exemple pour le Monde. Nous ne devons pas tomber dans le piège de l argent facile, la corruption (encore l intérêt de certains). Nous devons utiliser l imagination et l intelligence pour garder notre patrimoine Gaspésien et développer la modernité SANS LA DÉTRUCTION ET DÉSOLATION qu' apporterait le pétrole avec les technique actuelles.

Albert Picard a écrit le 25 janvier 2014

Comme le pétrole, les 11 signataires du manifeste pro pétrole s'y connaissent tout autant en bagues de mariage et en fission nucléaire.

Hal Perry a écrit le 25 janvier 2014

Excellent commentaire Michel auquel j'ajouterai des paroles de Claude Villeneuve (professeur titulaire et directeur de la chaire en éco-conseil de l'Université du Québec à Chicoutimi) qui dans son dernier livre, Est-il trop tard?, compare la situation de l'humanité à celle d'un homme qui se jette dans le v du haut d'un édifice, M. Villeneuve ajoute: «Même si tout va encore bien au sixième palier, l'atterrissage sera catastrophiques'il n'a pas prévu d'appeler les pompiers pour amortir le choc. Dans cette analogie, les pompiers représentent à la fois les chercheurs, les ingénieurs et les entreprises qui vont devoir respectivement prédire précisément le lieu, la force et le moment e l'impact, décrire correctement la capacité e résistance de la toile tendue pour recevoir notre optimiste en chute libre, concevoir et construire cet appareil et le faire fonctionner le moment venu. Tout cela ne peut réussir que si on s'y prend assez tôt. Si notre homme attend que son collègue du sixième appelle les pompiers, il y a fort à parier que son aventure finira mal » .

Michel L. Fréchette a écrit le 24 janvier 2014

Bon et pas bon, le pétrole Selon certains ex-représentants du bon peuple et personnes d’affaire bien intentionnées, l’avenir du Québec passe par le pétrole. Serait-ce là privilégier le conservatisme des acquis et une fuite en avant dans les comptes publics au détriment d’une gestion renouvelée de nos services collectifs et la recherche d’une meilleure efficience dans l’utilisation de notre patrimoine énergétique commun, toutes sources confondues? C’est pourtant en faisant confiance aux chantres du pétrole que la dette pour chaque canadien est devenue insoutenable. Vous me direz que je « charrie » mais un regard autour de nous de tout ce qui est fait avec du pétrole et qui aboutit sur la marge de crédit vous convaincra. Ce n’est donc pas en ne se remettant pas collectivement en cause et en gardant nos mauvaises habitudes qu’on adoptera de meilleurs comportements dictés par les leçons apprises. Pour me convaincre dans ce débat de l’impérieuse nécessité pour le Québec du pétrole pour la Gaspésie et des Îles, on aurait dû selon moi nous épargner de l’inconfortable impression que les régions ressources sont des citrons qu’il faut presser jusqu’au compostage de ce qui reste. On n’a aucun intérêt à se sacrifier pour la cause. J’associerai dans cette même approche de la fuite en avant la complaisance aux petites enveloppes de la corruption et de la collusion, aux salaires et primes non mérités mais légalisées pour certains bonzes de notre cher Québec alors que nos gens se demandent comment passer l’hiver et à la pression sur les sociétés d’État profitables à exagérer la ponction fiscale indirecte. Ces sociétés nous appartiennent en propre et devraient combattre la pauvreté de ses propriétaire et non en être responsable. Le discours que j’entends quand on me parle du pétrole dans les sites annoncés me fait penser à un passager d’un convoi de matière dangereuse sans frein et sans chauffeur en espérant qu’en bas de la côte, les dieux soient plus malins que les humains. Un véritable ménage s’impose avant même de lancer l’opération « Pillage et Gazpillage » en région de Gaz-pésie. Je ne souhaite pas être encore la victime des actionnaires invisibles à Bay Street, à Wall Street, à Tokyo, à Paris ou à Londres. On a quand même appris de Chandler, de New Richmond, de Murdochville et bientôt de Port Daniel quand les « grands » s’installent sur le terrain. Ce que je comprends c’est que ces fameux milliards d’achat de pétrole qui plombent la balance des paiements du Québec nous endetteront tout autant et ce, peu importe le fournisseur si on ne change pas nos volumes de consommation et l’usage de la ressource. Le pétrole est une « commodity » coté en Bourses où le Québec n’a que peu d’influence. L’acheter à une pseudo entreprise fleur-de-lisée ou même transporté dans des wagons peints en bleu ciel qui viennent de l’Alberta ne changera rien au bilan ou si peu tout en prenant un risque non mesurable pour les autres générations qui seront prises avec nos décisions. Convenons que la science aura probablement changé la donne au rythme où le savoir évolue et que ces ex-premiers ministres ou influences capitalistiques ne viendront jamais vivre en site d’exploitation ni boire notre eau. Donc en bref, on peut leur dire « mais de quoi tu te mêles » Faisions confiance à nos chercheurs et à nos jeunes qui voudront certainement s’éloigner des recettes éculées que nous témoignent ces vieux capitalistes dividendistes usés par les vieilles formules du pouvoir qui ne résistent pas aux rigueurs de la bonne gouvernance et de la Responsabilité sociale des Entreprises (RSE). Sur ce sujet, le citoyen doit avoir le dernier mot sur son futur et non l’élu, surtout de la façon dont ce dernier utilise les prérogatives que lui donne la démocratie. Le discours entendu de l’un des représentants de cette industrie, la porte du Palais de Justice de Percé à peine refermée, à savoir l’ex-président de Pétrolia, devient un bon exemple du plaidoyer allergique à mon hygiène mentale: bravade, chantage, amalgame, manipulation et j’en passe. Sans vouloir extrapoler ses propos aux autres adeptes de l’exploitation des ressources non renouvelables là où elles se trouvent, on ne peut qu’être méfiant d’un grand sourire d’un pater familias qui brandit le sens de l’appartenance pour vous troquer votre pays pour quelques breloques, miroirs, casseroles et perles de verre en sachant que l’économie régionale est présentement à genoux. Au fait, on nous avait fait le coup il y a 580 ans. Je crois que la G-IM et l’Île d’Anticosti méritent un meilleur avenir basé sur la créativité de chacun de nous. Je ne suis pas acheteur d’un char usagé sans garantie ayant appartenu à la ménagère du curé. Concernant le manifeste des « pro-pétrole », il aurait été plus judicieux qu’il soit moins alarmiste, caricatural et plus réfléchi. Les arguments sont légers et font plus appel aux bons sentiments qu’au rationnel qui les commandent. Ces signataires, par leurs fonctions et appartenance travaillent pour leur profit direct et non pour le peuple. Ils brandissent la désinformation sans pour autant équilibrer la démonstration. Ils sont en devoir commandé... mais par qui? On se rappellera de Lucien Bouchard dans une position similaire et il n’avait pas fait long feu (jeu de mot trop facile). Si cette option est si pertinente, pourquoi ne pas l’insérer dans un véritable plan sociétal, une stratégie plus globale d’atténuation de consommation, dans une logique de recherche et développement, de substitution et d’indépendance par la maîtrise de notre immigration. On aurait préféré un exemple moins fragile que la Norvège comme point de comparaison où l'État semble maître du jeu politique et économique mais aucunement technique et environnemental. Et pourquoi pas le Nigéria, le Gabon ou l’Algérie. En prêtant flanc à une critique facile de la dérive des états pétroliers qui n’ont rien fait avec la richesse sinon que de privatiser les revenus et de socialiser les déficits présents et futurs, leur tentative de me convaincre ne résiste pas à l’image d’une propagande inspirée des grandes guerres. Or, l’indépendance au pétrole et autres ressources comme le coltan (http://en.wikipedia.org/wiki/Coltan )(exploité au Kivu en RDC par exemple et indispensable aux appareils électroniques) est commandée par un monde en guerre ou qui fait son profit sur la chair à canon. Actuellement, l’ensemble de nos économies (BRIC inclus) repose sur les échanges commerciaux et ce n’est pas en s’isolant que nous contribuons à la paix. Ce pétrole est là et les technologies viendront pour diminuer les risques liés à son exploitation. Je suis d’accord avec l’idée générale que nous consommerons encore longtemps cette ressource et ses dérivés. Soyons cependant plus responsables que de simplement en abuser. Ne nous précipitons pas comme ces actionnaires pressés de récolter le fruit de leur spéculation. Souvenons-nous que la G-IdM n’est qu’une goutte de pétrole dans une mer d’influence et que Haldimand 4 par exemple ne contient que 20 jours de consommation de pétrole pour le Québec alors qu’il a occupé dans les débats des mois et des mois d’échanges acrimonieux. Rappelons-nous la fable de la grenouille et le bœuf. Pourquoi pas celle du Fou de Bassan et de la baleine?

Envoyer un commentaire

Votre commentaire pourrait être modéré ou retiré s'il ne respecte pas notre politique de publication.