Manifestation en faveur des travailleurs de Verreault Navigation

Par Johanne Fournier, journaliste, graffici.ca
Le traversier Camille-Marcoux avait l’habitude, depuis plus de 25 ans, d’entrer en cale sèche au chantier maritime Verreault.

Le traversier Camille-Marcoux avait l’habitude, depuis plus de 25 ans, d’entrer en cale sèche au chantier maritime Verreault. Photo : Johanne Fournier

Une vingtaine de travailleurs de Verreault Navigation des Méchins, dont un contingent de la Haute-Gaspésie, ont manifesté pendant une heure, hier midi, devant l’Assemblée nationale. Ils étaient soutenus par plus de 200 syndiqués de la CSN.

Ils ont fait connaître leur mécontentement par rapport à la décision de la Société des traversiers du Québec (STQ), qui a choisi Irving Shipbuilding de Halifax pour l’entretien et la réparation du traversier Camille-Marcoux, qui relie Matane à la Côte-Nord. Le chantier des Méchins avait l’habitude, depuis plus de 25 ans, d’effectuer ces travaux.

Par ce geste, les syndiqués cherchaient à convaincre le ministre délégué aux Transports, Norman MacMillan, de faire adopter un décret visant à renverser cette décision et d’accorder, de façon discrétionnaire, le contrat au chantier des Méchins.

Une différence minime entre les deux soumissions
 
Selon la présidente du Conseil central (CSN) du Bas-Saint-Laurent, la différence entre les soumissions de Verreault et d’Irving n’est que de 0,5%. «Si on calcule les impôts québécois perdus et le réajustement des frais de transfert du navire, la vraie différence n’est que de 11 303 $, estime Nancy Legendre. Le Québec donne un contrat à la Nouvelle-Écosse pour une différence de 0,5% du coût des réparations, plutôt que de l’accorder au Québec et de faire circuler l’argent dans l’économie locale. Ça n’a aucun sens!»

Pour elle, la STQ aurait eu avantage à faire affaire avec Verreault Navigation parce que les travailleurs connaissent le navire-amiral sous toutes ses soudures. De plus, lorsque la situation le requérait, les employés pouvaient se rendre rapidement au port de Matane pour des réparations d’urgence.

Le syndicat demande une rencontre avec le ministre MacMillan depuis la semaine dernière. Lors du rassemblement sur la colline parlementaire, aucun élu n’est allé à la rencontre des manifestants. «On espère que notre message a été entendu», indique la porte-parole de la CSN.

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