Malgré les coupures, l'Agence de santé augmente les fonds au communautaire

Par Nelson Sergerie, journaliste, graffici.ca
La présidente-directrice générale de l'ASSSGÎM, Yolaine Galarneau.

La présidente-directrice générale de l'ASSSGÎM, Yolaine Galarneau. Photo : Nelson Sergerie

GASPÉ – Même si l'Agence de la Santé et des Services sociaux de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine (ASSSGÎM) doit composer avec des compressions budgétaires, l'organisme augmente sa contribution de 1,6 % aux organismes communautaires en plus de verser 313 000 $ pour des projets de développement.

Ainsi, le Programme de soutien aux organismes communautaires contiendra une enveloppe globale de 12,7 millions de dollars.

«La Gaspésie est la région qui donne le plus haut pourcentage d'indexation et d'ajouts financiers à ses organismes communautaires. C'est un choix régional que l'on a fait depuis plusieurs années», indique la présidente-directrice générale de l'agence, Yolaine Galarneau.

Les 20 millions réclamés par le communautaire

Mme Galarneau indique qu'un cadre de référence a été établi afin de définir avec les organismes communautaires quels seraient les seuils minimaux pour répondre aux besoins.

Le milieu communautaire indiquait au printemps que les besoins sont estimés à 20 millions de dollars.

«On a regardé qu'est-ce que les organismes reçoivent et quel serait le montant leur permettant de donner des besoins minimaux. C'est vers là que l'on tente d'aller en fonction d'un ordre de priorités et de disponibilité de budgets», souligne Mme Galarneau.

«On a ce souci de l'équilibre entre les besoins et la réponse aux besoins les plus aigus», indique-t-elle.

Budget 2013-2014

Le budget de fonctionnement de l'ASSSGÎM sera réduit de 300 000 $ pour l'année budgétaire 2013-2014 afin de répondre aux objectifs de la Loi 100 qui prévoit le retour à l'équilibre budgétaire dans l'année en cours.

Ainsi, le budget passe de 6,4 millions $ à 6,1 millions $, et il prévoit un déficit de 250 000 $.

L'agence tentera de limiter le plus possible les impacts sur les services et le personnel : «Tout départ ou tout changement d'emploi devient un moment d'analyser afin de maximiser les ressources humaines. Par ailleurs, notre liste de dépenses est constamment revue», souligne Mme Galarneau.

À ce chapitre, le recours aux nouvelles technologies permet de réaliser des économies importantes, notamment en téléphonie.

Pour la dernière année financière, terminée le 31 mars, malgré des mesures de compressions imposées par la Loi 100, le déficit a été de 18 000 $ alors que le budget l'avait estimé à 250 000 $.

5 commentaires

Agence de la santé et des services sociaux de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine a écrit le 25 juin 2013

Concernant l'article paru et pour répondre aux diverses questions, voici quelques précisions : Le 13 juin 2013, le C. A. de l’Agence de la santé et des services sociaux de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine a adopté le projet de répartition 2013-2014 du Programme de soutien aux organismes communautaires, comme il le fait à chaque année financière. Ce budget comprend une indexation, qui est versée de façon paramétrique à tous les organismes communautaires de même que des crédits de développement. Lorsque l'on indique que «La Gaspésie est la région qui donne le plus haut pourcentage d'indexation et d'ajouts financiers à ses organismes communautaires », en fait, le pourcentage d’indexation qui est versé aux organismes communautaire est le même, partout à l’échelle du Québec. Cette année, l’indexation versée est de 1,6 %, alors qu’elle a oscillée entre 2% et 2,4% au cours des trois dernières années financières. En ce qui concerne les ajouts financiers de 313 000 $ pour l’année financière 2013-2014, ils ont été alloués à des secteurs d’intervention communautaires ciblés par le ministère de la Santé et des Services sociaux.

Monic Caron, Nancy Gough, Hélène Vandette a écrit le 19 juin 2013

Le titre de cet article a piqué la curiosité des porte-parole de L'Alliance gaspésienne des maisons d'aide et d'hébergement. Par quel mystère la base de calcul du gouvernement a-t-elle permis d'établir à 1,6% le taux d'indexation des organismes communautaires, alors que L'IPC Canada est de 1,9% et que L'IPC Québec atteint 2,1%? Par quel mystère en arrive-t-on à qualifier une indexation au coût de la vie d'augmentation? De quelle façon L'Agence entend-elle répartir les 313 000$ de dite augmentation? Quels sont, selon l'Agence, les besoins les plus aigus (si ce n'est de verser aux organismes une indexation minimale de 1,9%...) et qui identifie ces besoins? Pouvez-vous élucider ces mystères? Comment les organismes communautaires arriveront-ils à équilibrer leur budget avec un pouvoir d'achat affaibli? Voilà notre mystère! Devrons-nous désormais parler de mystère de la santé et des services sociaux plutôt que de ministère?

Véronique Allard a écrit le 17 juin 2013

Est-ce que la GIM a le plus haut % d’indexation du Québec ? FAUX, toutes les régions du Québec ont obtenue le même pourcentage, qui est une consigne ministérielle. Les organismes communautaires de la GÎM ont bien négociés un des pourcentage le plus haut au Québec. Il s’agit de la portion, 15%, de l’argent de développement régional. Or, l’Agence n’arrive pas à respecter ce pourcentage tellement le contrôle politique est fort. Pas de quoi se faire du capital politique avec des manœuvres administratives !

Geneviève Giguère a écrit le 17 juin 2013

Quelle ne fut pas ma surprise en lisant cet article! En tant que coordonnatrice du ROCGIM, je n'ai jamais eu connaissance d'une augmentation du financement des organismes communautaires. Normal, IL N'Y A PAS EU D'AUGMENTATION du financement des organismes communautaires. Une indexation, ce n'est pas une augmentation et encore moins lorsque l'indice du prix à la consommation, l'IPC, est de 2.1%. L'indexation consentit au milieu communautaire est APPAUVRISSANTE. Qu'on se le dise honnêtement. Geneviève Giguère

Patricia Chartier a écrit le 17 juin 2013

Mme. Galarneau tente de se faire du capital politique en se vantant de donner une indexation qui ne couvre même pas l'augmentation du coût de la vie à des groupes qui souffrent d'un sous-financement chronique depuis des lustres. La population sait très bien à quel point les organismes communautaires font des miracles avec rien pour aider les personnes les plus vulnérables de nos communautés. Ne soyons pas dupes de cet opportunisme de bas étage.

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