Maison le Radeau : un manque à gagner de 180 000$

Par Thierry Haroun, journaliste, graffici.ca
Le Dre Isabelle Anamaria craint les impacts négatifs de la fermture de la maison Le Radeau.

Le Dre Isabelle Anamaria craint les impacts négatifs de la fermture de la maison Le Radeau. Photo : Thierry Haroun

Le conseil d’administration de la maison de soins de palliatifs Le Radeau à Chandler lance un cri d’alarme aux autorités publiques pour éviter sa fermeture imminente en raison d’un sous-financement.

Cette sortie a été faite conjointement avec des représentantes, des employés, des médecins et des familles, lors d’un point de presse qui s’est récemment tenu à l’hôtel de Ville de Chandler.

Le président du conseil d’administration, Ronald Castilloux, a  laissé entendre que le manque à gagner était de l’ordre de 180 000$ d’argent public en provenance du réseau de la santé afin de financer les six lits de cette résidence fondée en 2006.

Si l’organisme n’obtient pas cette somme, le conseil d’administration devra mettre la clé sous la porte le 14 septembre.  Une situation que le représentant des employés, Gilles Quirion, n’arrive toujours pas à accepter. «Il ne faut pas que ça ferme», a-t-il dit en point de presse  

«On croit à ce projet de soins palliatifs. On y travaille depuis quelques années et on pense que cette ressource à sa place dans la région. Peut-être qu’il faut changer quelque chose. Il faut trouver des solutions», a déclaré de son côté le Dre Isabelle Anamaria, qui travaille à la maison Le Radeau ainsi qu’au département d’hospitalisation du CSSS du Rocher-Percé.

Un cri du cœur

Pour sa part, la représentante des familles, Monique Trotier, a tenu à souligner «qu’il faut une volonté, il faut vouloir que cette maison marche bien. Les patients ont besoin de soutien, ils ont besoin d’amour, ils ont besoin d’une maison où c’est tranquille et où ils peuvent s’éteindre doucement».

Le candidat de la CAQ entre dans le débat

On notera la présence du candidat de la Coalition avenir Québec dans Bonaventure, Jean-Marc Landry qui, lors du point de presse, a tenu à donner son appui à la démarche du conseil d’administration du Radeau qui emploie neuf personnes sur une base annuelle et qui a logé plus de 150 patients à ce jour. M. Landry, se dit «choqué» de «l’incapacité» des autres candidats à se positionner sur ce sujet.  

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2 commentaires

Liette et Danielle Stibre a écrit le 12 septembre 2012

Je vous envoie un témoignage, un message pour « La Maison le Radeau » et je l'ai même envoyé sur Facebook et a tous mes amis, parents et je suis tellement triste a l'annonce de cette fermeture. Nous avons perdu notre père le 5 août 2012. Comme je suis infirmière depuis 32 ans, je connais les conditions de travail du personnel dans les hôpitaux. Malgré la lourdeur de la tâche, jamais de surplus... malgré l'humanité qu'il faut préserver, jamais de surplus... malgré la dignité des patients, jamais de surplus... Seulement des soins physiques et tellement vite car le prochain attend dans sa chambre, sa cloche vient de sonner et doit attendre car une autre cloche vient de sonner et ainsi de suite, je n'accuse pas le personnel, je fais parti d'eux. Dans une maison comme la vôtre, humanité, dignité et sensibilité sont prioritaires aux yeux du personnel envers des gens qui sont très malades et qui se dirigent vers une fin de vie et tu n'as pas a sonner la cloche pour dire, j'ai mal, je n'ai pas eu mon calmant, non, il arrive a l'heure pour que ses personnes soient au meilleur de leur confort, ou que tu sois, a l'extérieur comme a l'intérieur en train de parler aux filles ou qu'importe, l'infirmière arrive pour que cette personne ne souffre plus afin que cette personne puisse jouir du temps présent avec sa belle famille et sa belle visite. Il n'a pas d'horaire fixe a la maison le Radeau, ie, l'heure des repas et si besoin est, parler avec le personnel a tout heure du jour et de la nuit, si la cloche sonne, tu n'attends pas, c'est tout de suite et on prend le temps de te donner le meilleur réconfort moralement pour éviter de te donner des entredoses pour une meilleure qualité de fin de vie pour que tu puisses préserver ta conscience le plus longtemps possible afin de la vivre avec ta famille pleinement. Le personnel du Radeau avait le temps d'écouter mon père, avait le temps de lui donner du réconfort, avait le temps de l'emmener a l'extérieur pour fumer, avait le temps de lui donner son bain, avait le temps de surveiller son anxiété, avait le temps de faire pleins de choses et ce pour chaque personne malade dans l'établissement, avait le temps de nous parler, nous les filles, car on avait tellement de peines et avait le temps de nous faire rire, etc., etc.....Il n'a pas de mots pour décrire toute l'attention que le personnel apporte pour tous ces gens malades et pour ceux ou celles qui l'accompagnent. Je me souviens de Caroline entre autres, M. Stibre, c'est le temps de changer vos petites fuites, elle nous faisait tellement rire et papa souriait. Le personnel était vraiment exceptionnel, vraiment humain et surtout il savait comment leur parler et comment les réconforter mais dans les hôpitaux on n'a pas le temps et c'est malheureux. car le personnel est débordé par le manque de surplus et ce n'est pas leur faute mais par les mauvaises décisions de notre Ministère de la Santé et qui paie le prix, c'est le patient. Le médecin nous a proposé la Maison le Radeau et quelle bonne décision nous avons prise avec notre père surtout quand on a su cette terrible nouvelle et comme j'aurais voulu que le temps s'étire pour notre père car on avait le temps de lui dire les vraies choses, les bonnes choses et j'aurais tant voulu encore, mais je sais qu'il est parti sans douleurs et en paix le soir du 5 août a 9h30 et on ne pouvait demander mieux pour lui pour une si belle fin de vie. Ma soeur et moi Danielle on a ramé ensemble avec lui sur le bord de la rivière et mon père a réussi a traverser la rivière enfin seul en paix et avec sérénité. Il a tous ces gens qui sont partis vers une autre vie et qui surveillent « La Maison le Radeau », il faut garder espoir, écrire au gouvernement pour des subventions, faire des collectes dans la rue si il le faut, en parler a nos amis(es), a nos parents, et proclamer tous les bienfaits qu'apportent la Maison le Radeau et bon courage a tous ceux et celles qui rameront au bord de la rivière pour aider ceux et celles qui doivent la traverser dans la dignité. Liette et Danielle Stibre, filles de M. Émile Stibre décédé le 5 août 2012.

Gilles Thibodeau a écrit le 3 septembre 2012

Quelle catastrophe que celle de la fermeture de la maison le Radeau . On parle d'un manque de $180,000 .00 .Ouf !! que c'est lourd en comparaison avec tous les millions en dépassement de coût dans le domaine de la construction . Dites M. Charest vous qui faites la sourde oreille ,devrait-on faire appel à Franco .$ 180,000.00 du petit fromage pour lui , bien envelopper dans une enveloppe brune . Catastrophique cette situation ,dire qu'aujourd'hui il y encore des indécis , un jour ce sera votre tour , le cancer n'épargne personne et je sais de quoi je parle . Mourir dans la dignité ou dans un corridor à l'urgence ? À nous de choisir . Gilles Thibodeau .

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