La lutte contre l’homophobie récompensée par les LGBT-BDC

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Les récipiendaires Lina Poirier, David Bourdages et Danielle Haché ont été remerciés par les LGBT-BDC pour leur soutien.

Les récipiendaires Lina Poirier, David Bourdages et Danielle Haché ont été remerciés par les LGBT-BDC pour leur soutien. Photo : Pauline Phouthonnesy

BONAVENTURE - L’Association des lesbiennes, gais, bisexuelles et transgenres de la Baie-des-Chaleurs (LGBT-BDC) a honoré quatre personnes et leur organisme pour leur implication dans la lutte contre l’homophobie.

Les drapeaux arc-en-ciel flottent gaiement au P’tit Café de Bonaventure. L’association LGBT-BDC offre à la propriétaire du restaurant, Lina Poirier, et toute son équipe, le tout premier prix accueil Arc-en-ciel gaspésien 2013. Le 17 mai 2012, à l’occasion de la journée internationale de lutte contre l’homophobie, elle avait accueilli le premier souper-rencontre des LGBT-BDC. Un rendez-vous désormais mensuel pour les membres de l’association.

L’engagement des personnes et organismes dans le domaine de l’égalité sociale a aussi été mis en avant-plan avec le prix Personnalité Arc-en-ciel gaspésien 2013. Danielle Haché, agente de planification et de recherche à la direction de la santé publique de l’Agence de la santé et des services sociaux de la Gaspésie-Iles-de-la-Madeleines était très émue de le recevoir. Son travail sur la prévention des infections transmissibles sexuellement et par le sang auprès des homosexuels a permis la création de l’association. «L’homophobie créé un contexte de clandestinité, où les hommes vont prendre plus de risques dans leurs relations», explique-t-elle.

David Bourdages, directeur général du Centre d’initiation à la recherche et d’aide au développement durable (CIRADD) et Roger Noël, coordinateur du bureau de lutte contre l’homophobie du ministère de la Justice du Québec, ont également reçu le prix de l’association pour leur implication.

Un travail à long terme

Ce travail de «longue haleine», comme le décrit le porte-parole du collectif, Thomas Martens, doit se poursuivre pour permettre aux gais et lesbiennes de trouver un partenaire en Gaspésie sans avoir à partir vers Montréal.

Pour la coporte-parole, Hélène Morin, le plus dur maintenant est de trouver des fonds. «On est tous bénévoles, il nous manquerait un salarié pour coordonner nos activités, animer une ligne téléphonique d’écoute et des interventions dans les écoles afin de répondre aux questions des jeunes de secondaire.»

L’association des LGBT-BDC a été suivie dernièrement par la communauté lesbienne et gaie de Rocher-Percé.

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