Logement : les besoins se font sentir en Gaspésie

Par Thierry Haroun, journaliste, graffici.ca
Le taux d’inoccupation moyen est de moins de 1,5 % en Gaspésie et aux Îles.

Le taux d’inoccupation moyen est de moins de 1,5 % en Gaspésie et aux Îles. Photo : Antoine Rivard-Déziel

Le Groupe ressource en logements collectifs Gaspésie-les-Îles estime à 200 le nombre d’unités de logement qui devront être construits sur une base annuelle au cours des cinq prochaines années pour combler les besoins de la région. 

Tel est le diagnostic qu'a posé Jacinthe Cyr, la directrice du regroupement, devant la commission populaire itinérante sur le droit au logement, qui était de passage récemment à Gaspé dans le cadre d'une tournée provinciale.

«Ce chiffre-là, je vous dirais que c'est un minimum pour répondre à la demande de la région. Écoutez, en Gaspésie et aux Îles le taux d'inoccupation moyen est de moins de 1,5%. Et non seulement il y a un manque de logements, mais il y a des rénovations de logements qui s'imposent et qui ne sont pas faites. On se retrouve avec des logements inabordables et inhabitables, mais qui sont quand même loués sur le marché.»

Lors du passage de la commission, différents organismes ont fait part des problématiques en matière de logement dans la région. Plusieurs d'entre eux, note Mme Cyr, ont souligné que ce sont finalement les personnes les plus vulnérables qui ont le plus de difficulté à se trouver un logement. «On parle de personnes victimes de violence ou qui ont un handicap, entre autres», dit-elle.  

Mme Cyr souhaite que le nouveau gouvernement péquiste s'engage à reconduire le programme Accès Logis de l'ancien gouvernement libéral, qui visait à construire 3000 unités de logement par année pendant cinq ans, ce qui comblerait en partie les besoins à l'échelle de la province. «On s'attend à ce que d'ici le budget provincial [attendu en mars prochain] cette entente soit respectée».

1 commentaire

Curadeau, Marie Line a écrit le 30 octobre 2012

c'est beau tout çà, mais il est impossible de hausser le prix des logements parce que les gens ne peuvent pas payer. Pour avoir quelques logements en Gaspésie, la rentabilité n'y est pas.

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