Affaires municipales et développement régional

Listuguj : la demande d'exclusion toujours pas envoyée

Par Antoine Rivard-Déziel, journaliste, graffici.ca
Le maire de Pointe-à-la-Croix, Jean-Paul Audy et le chef de Listuguj, Dean Vicaire, avait annoncé l'entente quelques jours avec le jour du scrutin municipal, l'automne dernier.

Le maire de Pointe-à-la-Croix, Jean-Paul Audy et le chef de Listuguj, Dean Vicaire, avait annoncé l'entente quelques jours avec le jour du scrutin municipal, l'automne dernier. Photo : Antoine Rivard-Déziel

NEW CARLISLE — Listuguj et Pointe-à-la-Croix n'ont toujours pas envoyé à Québec leur demande d'exclusion de la communauté autochtone des limites territoriales de la municipalité.

Près de trois mois après avoir annoncé s'être entendu pour demander au gouvernement de créer deux entités territoriales indépendantes, Québec n'a toujours pas reçu de demande officielle. Les deux parties avaient qualifié l'entente « d'historique ».

Le député de Bonaventure, Sylvain Roy, a rencontré le maire de Pointe-à-la-Croix lundi et rencontrera prochainement le chef de Listuguj pour faire le point sur la situation.

L'élu a bon espoir que la demande officielle pourra bientôt être envoyée  au ministère des Affaires municipales. Selon M. Roy, des vérifications légales du conseil de bande de Listuguj sont à l'origine du délai. « Le dossier chemine très bien. Par contre, il reste quelques petites modifications à faire. Les parties souhaitent s'assurer que la traduction anglaise du texte correspond bien à sa version française », précise-t-il.

Rappelons qu'avec la délimitation actuelle, les résidants de Listuguj peuvent légalement se présenter aux élections municipales de Pointe-à-la-Croix. Au dernier rendez-vous électoral, un Micmac avait d'ailleurs brigué la mairie et deux autres tentaient de se faire élire comme conseiller. Ces derniers s'étaient retirés de la course quelques jours avant le jour du vote, après l'annonce officielle de l'entente.

Une situation similaire s'était également produite lors de la campagne municipale de 2009. Les candidats autochtones s'étaient finalement retirés avant le jour du scrutin, à la suite d'une intervention de la ministre responsable de la Gaspésie de l'époque, Nathalie Normandeau. Aucune entente n'avait cependant été signée entre les deux communautés. 

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