La libérale Annie St-Onge sera candidate dans 4 ans

Par Nelson Sergerie, journaliste, graffici.ca
Annie St-Onge a indiqué à ses militants qu'elle serait de la course lors du prochain scrutin, dans quatre ans.

Annie St-Onge a indiqué à ses militants qu'elle serait de la course lors du prochain scrutin, dans quatre ans. Photo : Nelson Sergerie

RIVIÈRE-AU-RENARD – Quelques instants à peine après avoir constaté sa défaite face au député péquiste sortant Gaétan Lelièvre, la candidate libérale dans la circonscription de Gaspé, Annie St-Onge, indique déjà qu'elle sera de la course électorale dans quatre ans.

« Certainement », lance Mme St-Onge lorsqu'on lui pose la question, après l'avoir confirmé aux militants rassemblés à Rivière-au-Renard pour vivre la soirée électorale.

Elle entend surveiller de près la circonscription, même si elle n'a pas obtenu de mandat de la part des électeurs. « Notre équipe forme le gouvernement. On est là pour quatre ans. J'ai confiance à notre équipe qui va avoir une écoute attentive du comté de Gaspé. Je serai toujours là à veiller sur mon comté », indique Mme St-Onge.

Elle aura récolté 34,1 % des voix, une amélioration de 6 % par rapport au scrutin de 2012 alors que le député libéral sortant, Georges Mamelonet, avait mordu la poussière face au péquiste Gaétan Lelièvre. Il a obtenu 52,2 % des votes lundi soir. La majorité péquiste a été réduite à 3359 alors qu'elle était de 5972 à la dernière élection.

« J'ai fait une très bonne campagne. J'ai été très présente sur le terrain. C'était important pour moi. J'ai gagné des appuis. J'espère avoir donné une nouvelle dimension de faire de la politique », souligne la libérale.

Une polarisation du vote

Les cinq autres candidats à l'élection générale dans la circonscription de Gaspé ont recueilli un total de 13,6 %.

Le candidat de la Coalition avenir Québec, Yvan Blanchard, n'a obtenu que 6,2 % du suffrage alors qu'il avait récolté 9,4 % en 2012. La position de son parti dans les dossiers de la cimenterie et de l'éolien a rendu sa tâche difficile. « C'est sûr que ça ne nous a pas aidé dans la région. Je le reconnais et ça a rendu la campagne difficile », indique-t-il, précisant qu'il partageait tout de même la vision de son chef. « Mon objectif était de battre mon résultat de 2012. J'ai trouvé que ma campagne était plus belle que 2012 », souligne tout de même le candidat caquiste.

Québec solidaire a amélioré son résultat par rapport à 2012, alors que Daniel Leboeuf  a obtenu 4,5 %, un gain de 0,76 %. « L'important, c'est qu'on a fait une plus large campagne. On est satisfait de la campagne qu'on a menée. On a élargi notre base. On a de nouveaux membres qui ont rejoint le mouvement », estime M. Leboeuf. « Je trouve déplorable la vague libérale pour les personnes à faible revenu. Qu'est-ce qui va advenir pour ces personnes-là? C'est notre plus grande déception », analyse le solidaire.

Le candidat indépendantiste, Frédérick DeRoy, n'en revient pas de constater que les Québécois se sont donné un gouvernement libéral majoritaire. « C'est assez déconcertant. Le PQ n'a pas livré la marchandise, analyse M. DeRoy. Je m'attendais à ce que M. Lelièvre soit réélu. Mais majoritaire libéral, je dirais que c'est dur à avaler. » Il voit dans ces résultats davantage un vote contre le PQ que contre l'indépendance du Québec.

Le conservateur Christian Rioux prend acte du résultat. « Je ne m'attendais pas à avoir un nombre de votes important. Je ne m'attendais pas avec des idées qui peuvent déranger. Mon but était de faire connaître des idées différentes des vieux partis », avoue franchement M. Rioux, avec 0,56 % des voix.

Fait à noter, la candidate du Parti nul, Catherine Beau-Ferron, qui n'a pas fait campagne, a récolté 1,31 % des votes.

Un peu plus de 18 500 électeurs se sont prévalus de leur droit de vote sur un total de 30 850 inscrits, pour un taux de participation de 62,16 %. C'est moins que les 67,52 % enregistré en 2012.

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