Pétrole

Les résidents déchirés entre l’emploi et l’environnement

Par Geneviève Gélinas, journaliste, graffici.ca
Pétrolia devrait savoir d’ici la fin mars si le pétrole d’Haldimand (ici le forage Haldimand n° 4) peut être exploité de manière rentable.

Pétrolia devrait savoir d’ici la fin mars si le pétrole d’Haldimand (ici le forage Haldimand n° 4) peut être exploité de manière rentable. Photo : Geneviève Gélinas

GASPÉ - Pétrolia et Junex entameront d’ici peu des tests de production à leurs puits de Gaspé. Cette étape les rapprochera de leur but : démarrer une production commerciale de pétrole. Les résidents demeurent partagés, surtout dans le cas d’Haldimand, entre l’espoir d’emplois et les risques pour l’environnement.

Au bout de la rue Forest, dans le secteur Sandy Beach de Gaspé, une vingtaine de maisons modulaires ont poussé ces dernières années, la plupart avant que Pétrolia n’annonce l’emplacement du forage Haldimand n° 4, à 350 mètres des résidences les plus proches.

La foreuse a grondé du 25 novembre au 30 décembre. Début janvier, GRAFFICI a cogné aux portes des résidents de la rue Forest.

« Oui, on les entend, ça fait penser un peu à un avion, indique Ghislaine English. Des fois, je pense que c’est la "gratte" qui s’en vient. Mais on dort pareil et c’est normal que ça fasse du bruit. »

Son mari, Patrick Boulay, exprime surtout son scepticisme lorsque GRAFFICI lui demande son avis sur le développement pétrolier. « Moi, j’ai 73 ans, et depuis que j’ai 10 ans, on parle de pétrole à Gaspé, que ce serait une mine d’or… Ils n’ont rien trouvé encore! »

L’une des voisines du couple, la jeune mère de famille Lisa Bond, se passerait bien d’Haldimand n° 4. « C’est plate parce qu’on sort jouer dehors beaucoup avec les enfants et qu’on l’entend [le bruit de la foreuse]. C’est omniprésent. J’étais en ville avant. On est redescendus à Gaspé pour avoir la paix… Je vois le mât de la foreuse et les lumières qui flashent le soir. »

Le maximum de bruit est toutefois survenu au début de l’hiver 2012, lors de l’installation de la foreuse et des équipements, selon Mme Bond. « Ma fille était bébé, et ça dérangeait son sommeil. Même que j’avais fait une plainte [à Pétrolia]. »

Micheline Lévesque, elle, n’a « presque pas eu connaissance » du forage sauf « un peu le soir, quand on est dans la chambre du fond [côté forage] ». « Nous, ce dont on a peur, c’est surtout pour l’eau, ajoute-t-elle. On a peur qu’elle devienne contaminée. Sinon, ça ne nous dérangerait pas. »

Sylviane Pipon a été « plus ou moins dérangée. On n’était pas beaucoup là à cause des Fêtes. Mais ça n’enlève pas mes craintes pour l’eau de la nappe phréatique. On se pose des questions sur l’effet que ça peut avoir si des gaz s’échappent. Et on a de belles pistes de raquettes [dans le boisé où Pétrolia fore]. Ça vient nous déranger dans notre tranquillité. »

Si l’on s’éloigne du forage, les citoyens expriment davantage d’appétit pour d’éventuels emplois, montre un coup de sonde mené par GRAFFICI dans une pharmacie du centre-ville de Gaspé. « Si ça donne de l’ouvrage, il n’y a pas de problème », lance Charles Ouellet.

« Je trouve qu’on devrait avoir plus d’ouverture pour que les entreprises s’installent à Gaspé, parce qu’on n’a pas grand-chose, estime Johanne Fortin, spécialiste en assurance-qualité. Pour qu’on puisse vivre convenablement, il faut faire des concessions. »

« Avec les études faites, ce n’est pas aussi pire que ce qu’ils disent. C’est un plus pour Gaspé, un moyen de créer de l’emploi », commente Nicole Bouchard, commis à la charcuterie dans un supermarché.

Les préoccupations pour l’environnement sont tout de même présentes. « Je m’inquiète par rapport à l’eau. Je pêche le saumon et c’est quelque chose de fragile. On a la rivière York et la Saint-Jean [qui ceinturent la péninsule d’Haldimand] », rappelle Pierre Adams, concierge à l’école secondaire de Gaspé.

« Selon moi, ça va apporter beaucoup plus d’éléments négatifs que ce que les gens pensent, peut-être une arrivée massive de travailleurs alors qu’on a une pénurie de logements. Mon avis, c’est qu’on n’est pas prêts pour ça », croit Jocelyne Côté.

Plusieurs résidents sont encore ambivalents, dont Pascale Lemieux, qui souhaite recevoir plus d’information. « Ça ne peut pas être oui ou non pour l’instant, dit-elle. Il faut connaître tous les enjeux pour prendre une décision éclairée. »

Le maire craint un risque « démesuré »

Le maire de Gaspé, Daniel Côté, perçoit la division de ses commettants sur la question pétrolière. « L’opinion de la population est toujours aussi partagée et ce qui la partage, c’est [le forage] Haldimand n° 4. »

En ce qui concerne la propriété Galt de Junex, à une vingtaine de kilomètres à l’ouest de Gaspé, « les préoccupations sont moins grandes, car c’est loin de la population », observe le maire. Mais pour Haldimand, « des gens nous demandent de serrer la vis et d’être vigilants tandis que d’autres nous disent qu’il faut leur faire confiance [aux firmes d’exploration]. »

Le maire lui-même est loin d’être sûr que le jeu en vaut la chandelle à Haldimand. « S’il y a une découverte intéressante et qu’on multiplie les sites de forage, ce serait inquiétant. Tout le tour de la péninsule d’Haldimand est peuplé, il y a deux rivières à saumon, une plage, des mammifères marins dans la baie. Je crains que le risque soit démesuré par rapport à la profitabilité. »

Le maire Côté demande au ministère de l’Environnement « d’être plus vigilant pour Haldimand que pour n’importe quel autre dossier […]. L’industrie des hydrocarbures est très risquée et quand c’est proche des populations, il faut être beaucoup plus vigilants. On sait que des inspecteurs du ministère sont sur place, mais on reçoit très peu d’infos », rapporte M. Côté.

Le maire est confiant que Québec « va appliquer son plan de match et présenter une nouvelle Loi sur les hydrocarbures pour l’automne 2015 ».

Junex et Pétrolia veulent connaître le débit

Au moment d’écrire ces lignes, Pétrolia se prépare à des tests d’évaluation à Haldimand n° 4. « On est très satisfaits parce qu’on a fait le forage dans le délai [35 jours] et le budget prévu [7,5 M$] et qu’on a atteint nos objectifs techniques », déclare Alexandre Gagnon, président-directeur général de Pétrolia.

« Le but d’Haldimand n° 4 était de rencontrer le plus grand nombre de fractures ouvertes. Elles existent et en grand nombre », indique M. Gagnon, qui ne peut toutefois pas dire si ces fractures laissent suinter du pétrole ou du gaz. « Si on se dirige vers des tests d’évaluation, c’est qu’on est confiants », répond-il.

Après ces tests, Pétrolia prévoit demander un nouveau permis au ministère québécois de l’Énergie afin d’effectuer des tests de production, qui détermineront le débit que peut produire Haldimand n° 4.

D’ici la fin mars, à l’issue de ces tests, Pétrolia devrait savoir si oui ou non le gisement Haldimand peut être exploité de manière rentable. Le secteur pourrait contenir 7,7 millions de barils récupérables, selon des estimations réalisées pour le compte de Pétrolia, soit la consommation des Québécois pendant 21 jours.

Pétrolia calcule que si les résultats de ses travaux sont probants, elle pourrait démarrer la production début 2016. Alexandre Gagnon maintient que la firme est prête à se soumettre au processus du BAPE avant.

À Haldimand n° 4, la firme a foré verticalement sur 400 mètres avant de dévier progressivement à l’horizontale vers les puits Haldimand n° 1 et 2 (au sud-est) sur environ 2 km.

Quant à Junex, elle devrait entamer cette semaine les tests de production à Galt n° 4 horizontal, le puits où elle a trouvé du pétrole en novembre. La pompe est sur place et une équipe du Texas a rejoint les employés de Junex pour finir d’installer les équipements. « On veut mesurer la production du puits et la pression du réservoir pour savoir combien de barils on est capables de produire », explique Dave Pépin, vice-président/finances et affaires corporatives chez Junex.

Lors d’opérations de pistonnage et de nettoyage du puits, en décembre, une centaine de barils de pétrole ont été extraits de Galt n° 4. Le forage de 2400 mètres aura coûté 5 M$.

Une estimation commandée par Junex établit à 36 millions de barils la quantité qui pourrait être récupérée sur la propriété de Galt, soit la consommation du Québec pendant 97 jours (un peu plus de trois mois).

Pétrolia doit quitter Gaspé, selon le comité Ensemble

La présidente du comité Ensemble pour l’avenir durable du grand Gaspé, Lise Chartrand, a formulé ses vœux pour 2015. « Que cette entreprise tienne compte de nos arguments et quitte le territoire de Gaspé […]. Pétrolia a viré vers l’horizontale vers 400 mètres [la firme avait d’abord parlé de 500 m]. Ce n’est pas tant l’exactitude qui nous dérange que le fait qu’on se rapproche de la nappe phréatique. »

Le comité craint que le forage offre une voie de sortie à des gaz nocifs, qui remonteraient vers l’eau et l’air. « Que ce soit avec ou sans fracturation [une technique qui consiste à injecter sous pression un mélange de liquide, de sable et de produits chimiques pour casser la roche], le forage n’est pas bienvenu en zone résidentielle, puisqu’on est dans une zone qui est déjà fracturée [naturellement] de tous bords tous côtés », déclare Mme Chartrand.

Une note technique préparée par l’ingénieure géologue Chantale Savaria pour le comité Ensemble confirme des risques de contamination de l’eau souterraine, notamment parce que des analyses démontrent la présence de méthane venant des profondeurs dans un puits d’observation de la nappe près du forage Haldimand n° 1.

Au contraire, une étude hydrogéologique de l’INRS, menée l’an dernier pour le compte du ministère de l’Environnement, conclut que les puits d’eau potable ne sont pas à risque en cas de forage sans fracturation (ce qu’est Haldimand n° 4). Le réseau de fractures naturelles, en profondeur, « ne serait pas une voie continue entre le réservoir pétrolier et la surface », avait déclaré l’hydrogéologue de l’INRS René Lefebvre.

300 000 litres d’eau qui font jaser

La provenance de l’eau utilisée pour concocter le fluide de forage à Haldimand n° 4 a aussi fait jaser avant les Fêtes. Pétrolia a puisé 300 000 litres au total – la consommation de 850 Québécois en une journée – dans un puits d’observation de la nappe phréatique, d’abord creusé aux fins de l’étude hydrogéologique commandée par le ministère de l’Environnement.

Selon le ministère, puisque Pétrolia puise moins de 75 000 litres par jour, elle n’a pas besoin de permis de Québec, mais la municipalité doit en délivrer un. La Ville de Gaspé nous a répondu que les activités en lien avec le forage, y compris ce prélèvement d’eau, sont plutôt du ressort de Québec.

Dans le cas du forage Galt en territoire non organisé, Junex a aussi prélevé 300 000 litres d’eau d’un puits d’observation, pour un total quotidien sous les 75 000 litres. La firme a demandé et obtenu un permis de la MRC.

32 commentaires

Duvrait a écrit le 21 février 2016

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Pascal Savard a écrit le 16 avril 2015

L'emploi et l'environnement vont de pair. Le Québec créerait 57 % plus d’emplois en investissant dans les énergies vertes plutôt que dans le secteur pétrolier, selon une étude de l’Institut de recherche et d’informations socio-économiques (IRIS).

Pascal Caron Savard a écrit le 16 avril 2015

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Joseph Leblanc a écrit le 15 janvier 2015

Peut être que Steven Guilbeault dit le cardinal vert a des intérêts ailleurs aussi http://www.cyclecapital.com/fr/equipe/

Dany Brown a écrit le 15 janvier 2015

Faut pas être obligatoirement pour ou contre, mais faut avouer que c'est quand même les écolos, qui il y a plus de 25 ans, faisait la promotion de l'éolien comme source d'énergie et qui aujourd'hui est une des principale industrie de la Gaspésie, et pendant que notre fossile d'Harper s'étouffe dans son pétrole, le Japon fait des pas de géant dans le développement de la pile à combustible d'hydrogène qui sera dans une dizaine d'année, le principal moyen de combustion pour les transports. Une sorte de guerre de clocher, les verts contre les bruns, remplace l'ancienne, qui faut bien le constater à tellement fait pour le développement de la Gaspésie. Continuez, vous êtes sur la bonne voie

Bilbo Cyr a écrit le 15 janvier 2015

C'est tellement stérile et bourré de sophismes que c'en est gênant. On dirait qu'il y a du monde qui n'ont pas intérêt à ce que la réflexion se fasse. Peut-être que leur intérêt est ailleurs...

Gilles Thibodeau a écrit le 15 janvier 2015

Bonjour ... Tiens voilà les maringouins verts qui Zibottent encore de la cire avec leur petite fléchette , ils ne leur manquent que le gars rond et le burger pour compléter l'équipe du Graffici .Vert.. Oui les maringouins verts toujours contestataires , pour eux pas questions de concéder ni d'adhérer au développement de notre Gaspésie , non il faut toujours qu'ils endiguent . La leçon que la population , j'irai même jusqu'à dire la correction que cette population leur a servie vs Ciment Mcinnis n'aura pas suffit , ils n'ont pas réussi à décoder le message , pauvres petits eux. Gilles Thibodeau Pabos , Plutôt payante, l'industrie de l'écologie! Reynald DuBerger, professeur retraité de l'UQAC et ingénieur géologue, qui fut longtemps «M. Tremblement de terre» dans la région sur l'origine humaine du pseudo réchauffement climatique (qu'on n'a guère ressenti cet hiver), il a proposé à Équiterre un débat avec Steven Guilbault, le grand prêtre québécois de l'écologie, devant des jeunes du secondaire. Ça coûte cher... Mais, l'organisme facture 3000$ pour une conférence d'une heure de Steven Guilbault, plus 500$ l'heure pour le débat, plus 30$ l'heure pour le transport, plus 45 cents le kilomètre quand l'autobus n'est pas possible ou trop compliqué à utiliser! Le prof Du Berger envoie néanmoins son CV et demande celui de son vis-à-vis; il ne reçoit qu'un résumé publicitaire, sans liste de diplômes, ni de formation, ni de publications. Les grands prêtres n'ont pas à justifier leurs compétences, semble-t-il!...... Myriam Ségal

Joseph Leblanc a écrit le 15 janvier 2015

Félicitation beau virage LOLLLL.......Message au représentant des ventes de chez Graffici vous devriez aller cogné chez Proctor and Gamble le fabricant de couche pour du placement média, parce que a lire certain commentaire je soupçonne certain de souffrir de diarrhée écrite........

Louise Bisson a écrit le 15 janvier 2015

Depuis longtemps, on savait que le mot "argent" ne rimait pas avec l'expression "gros bon sens" . La Commission Charbonneau nous a montré des hommes et des femmes prêts à mentir, voler, passer pour des imbéciles et en être fiers, prêts à fraterniser avec les mafieux, et j'en passe. Aux États-Unis, on vend le projet de pipeline en faisant miroiter des dizaines de milliers d'emplois... pendant la construction! Après, c'est moins de cinquante qu'il restera. Alors, à Gaspé... Une dizaine d'emplois pour des gens de l'extérieur? De toute façon, la question n'est pas là. C'est tout simplement qu'il est COMPLÈTEMENT IRRESPONSABLE, INDÉCENT,INACCEPTABLE et DANGEREUX de forer des puits de pétrole en zone RÉSIDENTIELLE! Merde, me semble que ça ne prend pas un QI de génie pour le comprendre! C'est quand même les citoyens payeurs de taxes qui devront assumer les coûts liés aux inévitables dégâts! Oùles gouvernements ont-ils pris les sous nécessaires au nettoyage de Mégantic? Et les millions de dollars qui seront nécessaires pour payer les avocats qui poursuivront les pollueurs ? Le jeu en vaut- il l'a chandelle? À date, rien ne le prouve!

Gaston Langlais a écrit le 14 janvier 2015

Bonjour, À tous les faux Ti-Verts: Déposez le donc votre plan de développement durable de la Gaspésie, sortez vos sous, après vous pourrez blâmer les autres! En attendant, vous n'êtes que des agents du sous-développement durable. Mes élèves, que le privilège m'a été donné de contribuer à leur formation aux niveaux universitaire et collégial travaillent bien et sont fiers d'eux-mêmes et d'elles-mêmes. Ils n'ont pas besoin de se promener en portant une tuque en laine enfoncée jusqu'aux oreilles en plein mois de juillet. Gaston Langlais - Gaspé.

micheline.boulet a écrit le 14 janvier 2015

Je ne vois pas la prosperite de Gaspe dans ce developpement

Martin Zibeau a écrit le 14 janvier 2015

Je demande expressément à M. Langlois d'arrêter d'émettre des commentaires insipides et à croire que l'univers gravite autour de son champs de pensées. Non mais un moment donné, va bein falloir arrêter de niaiser ... demander à la direction avec un grand D de limiter les commentaires à 10 lignes pour que Monsieur puisse vivre heureux. On n'arrête pas le progrès ... et dire que ça a enseigner à nos enfants ... misère de misère ...

Christopher Varady-Szabo a écrit le 14 janvier 2015

J'aimerais bien qu'on m'explique quels sont les emplois qu'on est supposé d'avoir en échange de mettre notre environnement en danger?

Nathalie Souchet a écrit le 14 janvier 2015

Il me semble évident que les gens qui ont des liens d'affaires (comprendre des intérêts financiers) avec les industries pétrolières ne peuvent pas avoir une opinion objective sur le sujet !

Gaston Langlais a écrit le 14 janvier 2015

Bonjour, Je demande expressément à la Direction du journal Graffici de limiter à 10 lignes les interventions sous forme de commentaire. Il n'est pas nécessaire de remonter jusqu'à la mythologie grecque pour comprendre les problèmes de la Gaspésie. Gaston Langlais - Gaspé.

Michel L. Fréchette a écrit le 14 janvier 2015

Bonjour à chacun, À celles et ceux qui comme d’autres trouvent que mes interventions se confondent avec des épitres insipides marquées par des développements empruntant des circonvolutions intellectuelles entrainant une thérapie du sommeil, SURTOUT NE LES LISEZ PAS CAR VOUS NE PERDEREZ QUE VOTRE TEMPS À ALLER JUSQU’AU BOUT. Pour les autres qui pourraient apprécier les arabesques d’une pensée qui vise à mobiliser l’intérêt d’une réflexion qui chemine sur un sentier plus large qu’un 140 caractères, soyez assurés que mon propos se souhaite divertissant, sans prétention et orienté sur des pistes qui élaguent les convictions granitiques des bien-pensants de ce monde. Merci de votre compréhension.

Gaston Langlais a écrit le 14 janvier 2015

Bonjour, Écoutons cette voix de France (Mme. Lablee) sinon nous périrons tous. Gaston Langlais - Gaspé.

lablee France a écrit le 14 janvier 2015

C est absolument lamentable de venir détruire un si beau pays qui devrait développer son tourisme He utilisez votre imagination personne dans le monde ne sait ou est la Gaspesie, le chanteur Antoine en a parlé sur TF1 chaine TV en France, dans Cote Ouest , tres joli journal. Vous avez un énorme potentiel, tout est a faire au niveau du tourisme qui serait une valeur durable et qui ne donnerait pas de maladies comme va le faire les dégagement de gaz et les produits chimiques. Arrêtez d insulter les personnes qui veillent sur vos santé qui veillent sur la qualité de l eau , de la mer avec beaucoup de courage et informations. La mer est patrimoine mondial , vous n avez pas le droit de prendre des risques avec la mer, l eau ,l air car c est un bien commun Au lieu de détruire pour vos intérêts propres, construisez pour le bien de tous, He tous renseignez vous , prenez le temps de vous renseigner sur l industrie qui veut s installer près de vos jardins dans un pays si beau au moment ou la valeur en dollar du pétrole diminue chaque jour. renseignez vous ne croyez pas au Père Noel et ne critiquez pas ceux qui veulent protéger votre pays et santé

eddy gionest a écrit le 14 janvier 2015

ouffff monsieur Fréchettte vous me perdez a chaque fois avec vos longs textes laborieux et d'une platitude exubérante ! quand vous aurez une solution pour partir de gaspé a Montréal sans essence ont en reparleras et quand les verts auront une solution plausible pour l'emploi en gaspésie aussi ont s'en reparleras , mais comme certains ici je ne suis pas prêt a troquer ma maison pour une maison de paille pour satisfaire 0.1 % de la population !!!!

Michel L. Fréchette a écrit le 13 janvier 2015

Adieu les bonnes résolutions d’être zen dans ce fatras où le temps et les « vrais affaires » auront raison des opinions. Je ne vois aucune différence « notable » entre des pro-ciment qui, par égocentrisme, sont d’accord avec toutes les bêtises qu’on leur fait croire sur la pertinence de l’opération alors que la concurrence au Québec, au EU et même en Europe sans compter l’OMC viendra plomber le ciment du château de cartes et le groupe des irréductibles de l’eau pure qui clament le droit à maintenir la valeur de leur propriété et l’avenir de leur famille contre le vents et marées noires anticipés. Je dis bien notable pour ceux et celles qui estiment grossièrement que ce n’est pas le détail qui donne la valeur à l’œuvre. Certains considèrent qu’un chiffre d’affaire ponctuel et temporaire d’une cantine ou d’un motel est plus important comme référence de décision sans tenir compte de l’après-Klondike que la qualité de vie de gens qui ont choisi un jour d’adopter un espace sans se voir déranger pour des considérations qui leur sont préjudiciables. Au moment où la population de la Gaspésie décline structurellement, est-on en passe de faire fuir tout développement durable en contrepartie de quelques travailleurs et sous-traitants qui fuiront l’espace saccagé une fois le citron pressé? On a vu ça ailleurs. Permettez-moi de convenir que le Maire de Gaspé entreprend un virage salutaire car il se considère à juste titre le représentant de tous les citoyens et des payeurs dont la taxe actuelle et surtout future se trouve basée sur la valeur foncière. Surtout qu’il est le garant ultime de la qualité de vie pour la ville et sa réputation à l’échelle mondiale. Gaspé est déjà en concurrence pour son développement économique et nul ne sait combien de personnes s’installeraient dans un environnement où le citoyen aura été combattu et joué au poker du pétrole. On viendrait de bloquer tout développement « intelligent » pour le futur. Qu’un citoyen dit responsable se permette d’évoquer des menaces à peine voilées sur le destin d’un élu dans un exercice démocratie nous rappelle malheureusement une dérive sectaire que des événements encore récents imposent par leur horreur. L’intolérance est l’arme des faibles et on ne pourrait croire qu’un maire en fonction utilise l’argument ou en soit la cible. Concernant les inconforts enregistrés, tolérés, dénoncés par les citoyens vivant autour des zones d’exploration-exploitation ou autre étape à venir, c’est dans leur cour et par effet, dans la nôtre. Tout comme « je suis Charlie », on doit se sentir interpellé non pas simplement par les effets directs mais bien et surtout par la réflexion mature et responsable que le sujet amène sur nos propres valeurs et nos engagements citoyens. Ces résidents et leurs enfants souhaitent une empathie et une solidarité car demain, dans la confusion légale qui existe, ce sera chez vous, chez nous. Un baril à $50,00 et un litre à $0,99 ne prouvent rien. L’histoire récente nous l’enseigne et il serait insensé d’acheter un Hummer simplement parce que Pétrolia sort une coupe de barils et que la pompe accepte de pleurer un liquide affecté par la concurrence de pays hors-OPEP, loin d’Haldimand. S'agissant de Pétrolia, le cours-tendance de l’action suit le forage, …vers le bas. Aujourd’hui à $0,30 avec un bas sur 52semaine à $0,215 et un haut à $1,15. Une variabilité qui dénote la confiance des investisseurs dans le titre, non pas des environnementaux et « verdureux » de tout crin. Donc pas de quoi pavaner même pour les citoyens du Québec qui ont participé sans consultation au financement de la junior à hauteur de $10M. On doit cependant se réjouir que tous ces chiffres nous obligent à un arrêt sur image, les bélugas et nos Hydro-québécois aux Îles nous ayant fourni l’amorce d’une sagesse que nos scientifiques et militants ont pu relayer malgré les actions de désinformation, les chaires d’études bidon et les montages de campagne de communication dignes des pires propagandes d’états totalitaires durant la période de la Guerre froide. Machiavélisme de mauvais goût et profits dividandesques se combinent beaucoup mieux que l’eau et l’huile. Les vendeurs du Temple ont toujours les dents blanches. Nous savons tous que le pétrole est là encore pour durer car une bonne partie de ce qui nous entoure se fonde sur ses propriétés découvertes par le génie humain, ses essaies et ses erreurs. C’était pratique et compatible avec nos niveaux scientifiques du temps d’hier et peut-être, d’un futur encore confortable. Aurons-nous besoin des mêmes volumes demain en fonction de l’évolution technologique exponentielle que commande l’énergie? Très peu probable et même impensable au risque de s’autodétruire. Il s’agit donc manifestement du champ d’un cygne noir au déclin de sa rentabilité car les coûts négatifs et les risques excèdent largement les avantages qu’on peut en tirer. Devons-nous nous inscrire dans cette industrie perdante à tous égards sauf pour une infime minorité et se déclarer partenaires de son déclin en sacrifiant nos communautés? Histoire, sagesse, maturité et créativité sont peut-être des pistes de réflexion et les nombreuses solutions qui s’annoncent une fois la décision prise. Rappelons-nous qu’au royaume des aveugles, le borgne est roi. ET bonne année à chacun dans la santé de vos corps et de vos esprits.

Martin Zibeau a écrit le 13 janvier 2015

Effectivement ... toute qu'une preuve M. Haché. Je me convertis ; on les prend où vos lunettes roses ??

claude couture a écrit le 13 janvier 2015

Monsieur Langlais, votre raisonnement est vrai, le pétrole à Gaspé va créer des jobs...du même genre que larguer une bombe sur le centre hospitalier va créer de l'emploi ...ah les sales écolos!

Paul Haché a écrit le 13 janvier 2015

Ça n'aurait pas prit de temps.... Premier article depuis des lunes sur Graffici, et déjà la guerre est reparti avec les verts ! Néanmoins, excellent article de madame Gélinas qui nous démontrent qu'a part une poignée de verts et de gens vivant à proximité des forages, les gens semble en grande majorité POUR le développement.

Martin Zibeau a écrit le 13 janvier 2015

En plus d'être un non-sens environnemental, développer une filière pétrolière en 2014 n'a d'avantage que pour un petit nombre d'actionnaires. L'impact social est tellement néfaste qu'on n'ose même pas en parler publiquement. On nous sert encore et toujours le même refrain économico-dépassé de la croissance infinie alors que les jeunes du primaire ont déjà compris que cela n'était pas possible sur une planète aux frontières limitées. Et on se garde bien de nous parler que les énergies renouvelables, le transport public et l'efficacité énergétique créent de 6 à 8 fois plus d'emplois que le secteur des énergies fossiles en plus de développer le bien-être des communautés et non leur dépérissement. Mais malgré les dinosaures qui tentent encore et toujours de nous faire avaler leurs concepts d'économie fossilisés, de plus en plus de gens prennent conscience, et surtout agissent concrètement pour opérer la transition nécessaire vers un monde plus sain environnementalement et socialement.

Bilbo Cyr a écrit le 13 janvier 2015

Groupuscule d'intégriste toi même, Gaston! Tes chiffres viennent d'où? La population n'a jamais été consultée...

Gaston Langlais a écrit le 13 janvier 2015

Bonjour, La population partagée, un gros OUI. Un fort pourcentage de 99% en faveur du développement économique et un faible 1% qui supporte le sous-développemment durable. Et M. le Maire! Pas assez de vécu et totalement inconscient des problèmes de la Gaspésie, dominé en plus par un groupuscule d'intégristes de faux écolos. C'est le même homme qui pleurait lors du dernier colloque de Gaspé en invitant presque à genoux des investisseurs à venir s'établir à Gaspé. Pétrolia est prête à tout faire pour se tailler une place enviable parmi nous. Le Maire Côté n'a pas encore compris cela. Il va devoir changer d'attitude s'il désire terminer son mandat actuel. Gaston Langlais - Gaspé.

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