Développement économique et exportation

Les producteurs de grains écopent de l’arrêt du service ferroviaire

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Annuellement, 2 000 tonnes de grains sont vendues à l’extérieur de la Gaspésie.

Annuellement, 2 000 tonnes de grains sont vendues à l’extérieur de la Gaspésie. Photo : Gilles Gagné

L’interruption du service ferroviaire gaspésien pourrait affecter financièrement les producteurs de grains gaspésiens si la situation se prolonge.

Deux cents tonnes de grains sont actuellement emmagasinées à la meunerie de Caplan en attente d’un transfert vers l’Ontario. Le directeur général de la Coopérative agroalimentaire de la Baie-des-Chaleurs, Gaston Gagné, affirme que, sans train, le coût de transport va exploser au détriment des producteurs gaspésiens.

«Par camion vers Québec, c’est 42 $ la tonne. Par train, c’est 45 $ par wagon et en direction de Peterborough, en Ontario, notre principal acheteur. Pas besoin de vous dire que si nous devons aller à Peterborough en camion, c’est directement pris dans les poches des producteurs», déplore M. Gagné.

Annuellement, 2 000 tonnes de grains sont vendues à l’extérieur de la Gaspésie.

L’absence de relève aussi inquiétante

L’absence de relève chez les agriculteurs gaspésiens suscite par ailleurs des inquiétudes chez Gaston Gagné. «De 25 à 30 % de nos producteurs devraient cesser leurs activités d’ici une dizaine d’années et un grand nombre de ceux-ci n’ont pas de relève assurée», admet M. Gagné qui croit que les citoyens sont mûrs pour une réflexion.     

«Est-ce que dans 10 ou 15 ans, on aura une agriculture verte et en santé? Faudrait peut-être commencer à se dire que si on veut de quoi dans nos frigos, l’agriculture devrait être davantage valorisée», questionne-t-il. 

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