Les négociations achoppent chez Merinov

Par Thierry Haroun, journaliste, graffici.ca
Un conciliateur tentera de rapprocher les parties cet été.

Un conciliateur tentera de rapprocher les parties cet été. Photo : Ariane Aubert Bonn

PERCÉ - Rien ne va plus entre le syndicat et la partie patronale chez Merinov alors que les négociations sont au point mort en ce qui concerne la signature de la première convention collective.

«On tente d’obtenir notre première convention collective sous l'égide de Mérinov alors que ça fait deux ans que les négociations ont commencé», déplore Jérôme Laurent, le président des quelque 50 syndiqués, affiliés à la CSN, de l'entreprise qui a été mis sur pied il y a trois ans. Merinov, qui emploie une centaine d'experts, est le Centre d'innovation de l'aquaculture et des pêches du Québec. Son mandat est de contribuer, par la recherche et le développement, le transfert et les activités techniques à l'innovation, à la compétitivité et au développement durable de l'industrie québécoise de la pêche, de l'aquaculture et de la valorisation de la biomasse marine.
 
Ses membres fondateurs sont le Cégep de la Gaspésie-les-Îles, le MAPAQ et l'UQAR. Mérinov compte quatre centres d'expertise situés à Grande-Rivière, Gaspé, sur la Côte-Nord et aux Îles-de-la-Madeleine.
 
Mauvaise foi
 
Seulement voilà, cette nouvelle entité n'a toujours pas de convention collective et les négociations en ce sens achoppent, selon M. Laurent. «Au fond, on demande simplement le droit de négocier de bonne foi une convention collective. Or, les négociations achoppent non seulement en raison d’un manque de disponibilité de la partie patronale, mais parce qu'on commence à suspecter une certaine mauvaise foi de leur part». Si M. Laurent ne va pas jusqu'à dire que la partie patronale souhaite casser le syndicat, il n'a pas pour autant «l'impression du contraire non plus».
 
La situation entre les parties est à ce point difficile que Québec a accepté de nommer un conciliateur qui devrait tenter de les rapprocher au cours des prochaines semaines. «Son rôle sera de s'assurer que les négociations se passent bien», précise M. Laurent. La direction de Merinov s'est refusée à tout commentaire.

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