Les libéraux blâmés pour les délais d'attente au CH de Maria

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Selon les péquistes, les gens attendaient en moyenne 9,5 heures en 2002-2003. Huit ans plus tard, le délai d'attente est passé à 17,5 heures.

Selon les péquistes, les gens attendaient en moyenne 9,5 heures en 2002-2003. Huit ans plus tard, le délai d'attente est passé à 17,5 heures. Photo : Antoine Rivard-Déziel

Le Parti québécois pointe du doigt les libéraux pour les délais moyens d'attente qui ont presque doublé depuis 2003 à l'urgence du Centre hospitalier de Maria.

Selon les péquistes, les gens attendaient en moyenne 9,5 heures en 2002-2003. Huit ans plus tard, le délai d'attente est passé à 17,5 heures. «Que s'est-il passé depuis 2003 alors que Jean Charest avait promis zéro attente en campagne électorale», dénonce la députée de Taschereau, Agnès Maltais.

La porte-parole du PQ en matière de santé indique que la situation s'est particulièrement dégradée dans les trois dernières années. «Pour les patients, c'est dangereux et pour le personnel également. Quatre infirmières de 10 à 20 ans d'expérience ont démissionné cet été devant des conditions de travail inacceptables. De plus, les préposés aux bénéficiaires, qui sont supposés s'occuper des patients, sont invités à faire le ménage à l'urgence s'ils en ont le temps. Il faut sanctionner la négligence.»

Le candidat dans Bonaventure, Sylvain Roy, affirme pourtant que des solutions existent et sont connues; valoriser les soins à domicile, donner accès aux médecins de famille en ajoutant nutritionnistes et psychologues, valoriser le rôle des CLSC comme instance de première ligne dans la prestation de soins aux aînés, former davantage de super-infirmières et investir dans le soutien à domicile. «Il faut investir plus dans le soutien à domicile. En faisant cela, on réduit la pression sur le système de santé. Actuellement, on soigne. On devrait davantage faire de la prévention».

Par ailleurs, la proposition du candidat adéquiste, Georges Painchaud, d'attirer des retraités en Gaspésie en misant sur la qualité de vie et faire rouler ainsi l'économie gaspésienne a plutôt étonné le candidat Roy. «Déjà la population de la région est une des plus âgées en moyenne au Québec. Pour dynamiser la péninsule, il faut des jeunes et une classe moyenne forte», croit M. Roy.


«L'ADQ a abandonné le développement économique de la région. Au lieu de faire comme Sylvain Roy et inviter des entreprises et transformer les ressources ici, les adéquistes veulent inviter des retraités», conclut Mme Maltais.

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