Les Gaspésiens moins branchés que le reste des Québécois

Par Geneviève Gélinas, journaliste, graffici.ca
Vincent Tanguay, du CEFRIO, et Gilbert Scantland, directeur général de la CRÉ, ont présenté à Gaspé les «portraits numériques» des citoyens et des entreprises de la région.

Vincent Tanguay, du CEFRIO, et Gilbert Scantland, directeur général de la CRÉ, ont présenté à Gaspé les «portraits numériques» des citoyens et des entreprises de la région. Photo : Geneviève Gélinas

Seuls les deux tiers (66 %) des Gaspésiens et des Madelinots utilisent Internet, comparativement à 82 % pour l’ensemble du Québec. La Conférence régionale des élus Gaspésie-les-Îles (CRÉGÎM) veut se doter d’un «plan numérique» pour combler cet écart.

La CRÉGÎM et le CEFRIO (centre facilitant la recherche et l’innovation dans les organisations) ont rendu publiques deux enquêtes sur l’utilisation des technologies de l’information, menées respectivement auprès de 750 citoyens et de 400 entreprises de la région.


98 % des habitants peuvent se brancher

Les Gaspésiens n’ont plus l’excuse de l’accès à Internet : 95 % du territoire, abritant 98 % des habitants, est desservi. Pourquoi restent-ils à la traîne? «Le branchement a été complété seulement en 2010 pour près de 40 % du territoire», rappelle Gilbert Scantland, directeur général de la CRÉGÎM.

La pauvreté, le faible niveau de scolarité et l’âge plus élevé des Gaspésiens tirent aussi le taux d’utilisation vers le bas, explique Vincent Tanguay, vice-président du CEFRIO. À partir de 35 ans, ajoute-t-il, l’utilisation d’Internet fléchit. Une «fracture numérique» qui survient vers 45 ans ailleurs au Québec.

Petites entreprises : du travail à faire

Du côté des entreprises de la région, celles de 20 employés et plus sont aussi branchées que leurs consœurs québécoises. Toutefois, celles de moins de cinq employés «accusent un retard très net», précise le rapport.

Les entreprises gaspésiennes sont également moins portées sur la vente et le recrutement en ligne, même si elles utilisent davantage les services bancaires et gouvernementaux sur le Web.

«Plan numérique»

La CRÉGÎM veut inciter les citoyens et les entreprises à utiliser davantage les technologies de l’information grâce à un «plan numérique». Ce plan sera présenté lors d’une tournée de consultation dont la première escale gaspésienne aura lieu le 5 juin à Gaspé.

5 commentaires

Jacynthe a écrit le 3 mai 2012

Depuis mars 2011, nous avons maintenant accès à Internet haute-vitesse et téléphone cellulaire dans notre village via le 3G. Avant aucun téléphone cellulaire ne fonctionnait et la connexion internet se faisait par ligne téléphonique et bonjour la patience! À la maison nous visions en co-location, nous avons fait le choix de ne pas nous abonner au service internet de Telus et de rester sans internet et sans télé. Juste le bon vieux téléphone et la radio. Résultat? nous ne sommes pas plantés le nez devant l'ordinateur à consulter les 1000 et 1 médias sociaux et tout autre site de "télé en direct" (oui ça peut rendre accro...) Nous avons des discussions, nous jouons dehors, nous sommes créatifs, nous avons du temps et une vie collective plus qu'individuelle. Nous faisions donc parti de 34% des Gapsésiens qui n'ont pas internet à la maison (au boulot nous l'avons et c'est bien suffisant!) et croyez-moi, nous nous protons très bien.

Jacynthe a écrit le 3 mai 2012

Depuis mars 2011, nous avons maintenant accès à Internet haute-vitesse et téléphone cellulaire dans notre village via le 3G. Avant aucun téléphone cellulaire ne fonctionnait et la connexion internet se faisait par ligne téléphonique et bonjour la patience! À la maison nous visions en co-location, nous avons fait le choix de ne pas nous abonner au service internet de Telus et de rester sans internet et sans télé. Juste le bon vieux téléphone et la radio. Résultat? nous ne sommes pas plantés le nez devant l'ordinateur à consulter les 1000 et 1 médias sociaux et tout autre site de "télé en direct" (oui ça peut rendre accro...) Nous avons des discussions, nous jouons dehors, nous sommes créatifs, nous avons du temps et une vie collective plus qu'individuelle. Nous faisions donc parti de 34% des Gapsésiens qui n'ont pas internet à la maison (au boulot nous l'avons et c'est bien suffisant!) et croyez-moi, nous nous protons très bien.

Marie-Eve Lacasse a écrit le 3 mai 2012

En plus, de ne pas avoir choisi la bonne formule pour desservir les résidents de la Gaspésie. Il y a encore des secteurs qui n'ont même pas encore accès à cette technologie. Surtout ceux qui ne sont pas situés le long de la 132. Donc, les statistiques selon moi ne sont pas réalistes.

MC a écrit le 3 mai 2012

Le CREGIM a choisi Telus et la technologie HSPA comme solution aux lacunes de branchement, tout en sachant que cette technologie en offrirait moins (moins de vitesse, moins d'allocations de téléchargement) pour beaucoup plus cher que le reste du Québec. J'espère que ces stats ne les prennent pas par surprise, c'était prévisible. Il serait intéressant de voir les différences des statistiques de branchement entre les endroits desservis par l'internet traditionel sur fil ou cable et ceux malheureusement dépendants du HSPA.

Yanik Element a écrit le 3 mai 2012

Pas étonnant avec les forfaits que Telus (full subventionné) offre au gaspésien. On se retient.

Envoyer un commentaire

Votre commentaire pourrait être modéré ou retiré s'il ne respecte pas notre politique de publication.