Éducation

Les étudiants du campus de Gaspé votent pour la grève

Par Antoine Rivard-Déziel, journaliste, graffici.ca
Dès le 8 mars, les étudiants du Cégep de la Gaspésie et des Îles à Gaspé seront en grève.

Dès le 8 mars, les étudiants du Cégep de la Gaspésie et des Îles à Gaspé seront en grève. Photo : GRAFFICI.CA

Les étudiants du Cégep de la Gaspésie et des Îles à Gaspé seront en grève du 8 au 26 mars prochain.

Réunis en assemblée générale de grève mardi et mercredi, les membres de l’Association générale des étudiants ont décidé d'adhérer au mouvement de grève étudiante contre la hausse des frais de scolarité.   

Selon les chiffres rendus publics par l’association, 54 % des étudiants présents aux assemblées ont voté en faveur du débrayage, 43 % ont voté contre et 3 % ont annulé leur bulletin de vote. Au total, 355 cégépiens se sont déplacés pour faire valoir leur droit de vote, ce qui représente un taux de participation de 56 %.

Les étudiants se prononceront sur une reconduction de grève le 26 mars prochain en assemblée générale.

Même s’il admet que le vote a été serré, le président de l’association étudiante, Vincent Olivier-Bastien, estime que ce dénouement démontre «clairement»  que les étudiants du campus de Gaspé sont en faveur du moyen de pression proposé. «Nous sommes satisfaits de pouvoir rejoindre le reste de la Gaspésie dans le mouvement de grève», a-t-il déclaré en marge de l’assemblée.

Dès le 8 mars au matin, M. Bastien et les autres étudiants mobilisés formeront des lignes de piquetage aux différentes entrées du cégep pour s’assurer que les cours soient suspendus. Des étudiants prévoient également participer à la manifestation nationale prévue le 22 mars à Montréal.  

Moyen de dernier recours

Le représentant est d’avis que les étudiants ont utilisé tous les moyens nécessaires avant d’en venir à considérer la grève. «Depuis déjà des mois, on essaye de se faire entendre, mais rien ne fonctionne. Ce qui nous reste comme moyen, c’est la grève», a-t-il tranché.

M. Bastien croit par ailleurs que la hausse des frais de scolarité annoncée par le gouvernement Charest aura des impacts sociaux importants en Gaspésie. «Pour notre région, c’est très dommageable. Le taux de chômage est élevé et les salaires sont plus bas qu’ailleurs. C’est déjà difficile pour la classe moyenne de payer pour les études. L'augmentation des frais est injustifiée», lance-t-il.

La hausse prévue se fera de façon graduelle au cours des prochaines années. Au total, l'augmentation atteindra 1 625 $ dans cinq ans.

Ailleurs en Gaspésie, les étudiants du campus de Carleton-sur-Mer seront en grève les 5 et 6 mars prochain.


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