Les coupures à l’aide sociale sont dénoncées en Gaspésie

Par Thierry Haroun, journaliste, graffici.ca
Les coupures à l’assistance sociale ne feront qu’appauvrir davantage les gens dans le besoin, craint Le collectif pour un Québec sans pauvreté.

Les coupures à l’assistance sociale ne feront qu’appauvrir davantage les gens dans le besoin, craint Le collectif pour un Québec sans pauvreté. Photo : Gracieuseté

Le collectif pour un Québec sans pauvreté Gaspésie-les-îles dénonce vigoureusement les coupures de Québec dans les mesures d'aide sociale.

Le Devoir a récemment révélé que Québec a l’intention de réduire les prestations d’aide sociale des personnes âgées de 55 à 58 ans, des familles avec enfants de moins de 5 ans et des bénéficiaires de services en toxicomanie.

Dans les faits, la décision de la ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale Agnès Maltais, qui devrait entrer en vigueur le 1er juin prochain, propose de revoir les règles d’admissibilité à l’allocation de 129 $ par mois versée pour «contraintes temporaires» en raison de l’âge ou de la garde d’un enfant d’âge préscolaire.

Cette décision fait sursauter la directrice du collectif, Jacinthe Leblanc. «C’est une mesure qui va appauvrir encore plus les gens. C’est tout simplement incompréhensible et inacceptable», lance Mme Leblanc qui est d’autant plus surprise par la décision de Mme Maltais que «la ministre semblait pourtant très préoccupée par le sort des démunis.».

Mme Leblanc déplore par ailleurs que Mme Maltais joue le même jeu qu’Ottawa avec la réforme de l’assurance-emploi en prônant la même approche basée «sur des préjugés en pensant qu’en coupant les prestations ça va inciter les gens à trouver du travail. Mais quel travail ? Où sont ces emplois pour ces gens-là?», se demande Mme Leblanc, qui entend interpeller la députation régionale sur ce dossier.

7 commentaires

P.A. Beaulieu a écrit le 12 mars 2013

Lorsque l'organisme Partagence a lancé un appel à l'aide pour les démunis de la région en avril 2011, j'ai déclaré durant mon émission de radio que je ne trouvais pas normal qu'un individu ayant ses dix doigts, ses dix orteils, un minimum de "jarnigouène" et aucun autre empêchement au travail se fasse vivre sur le BES par les autres, mais que je crois que ces mesures sociales ont leur place pour les handicapés, les personnes vivant une mauvaise passe temporaire ou des personnes aptes au travail mais devant s'occuper d'autres personnes malades ou d'enfants. Il y a aussi des gens qui se servent de la pauvreté comme prétexte pour se créer un job subventionné, et des politiciens qui se servent de telles situations pour avoir des votes. Le député de Matane d'alors, Pascal Bérubé, a dénoncé mes "préjugés grossiers" en conférence de presse à SADM. Il y a des politiciens qui sont bien bons pour démoniser les gens ayant une opinion divergente pour acheter des votes via des discours émotifs, cela aussi mérite d'être dénoncé je crois.

Gaston Poirier a écrit le 12 mars 2013

Vous allez croire que je suis tombé sur la tête, mais je rejoins mon ami Pelletier sur un p'tit quelque chose! Tant qu'à réformer le système, on pourrait rendre obligatoire l'implication sociale des personnes APTES À TRAVAILLER et qui n'ont pas d'emploi. Comment? En les invitant à rejoindre l'un des nombreux organismes de bienfaisance de la région (il y en a plusieurs centaines dans la région et ils cherchent souvent du monde pour les aider!) : s'ils font les démarches sincères pour s'impliquer, (sans compter les efforts pour trouver un vrai job aussi!) on leur laisser leur pleine prestation ; sinon on leur coupe l'aide... Évidemment, il y a des cas d'exception car il y a des gens (ex. : les détenus qui sortent de prison) pour qui les portes, même des organismes bénévoles, ne s'ouvriront pas facilement... Bref, une réflexion collective s'impose, car tous ces gens-là recellent du potentiel qu'on utilise pas! Bonne journée et bonne poursuite dans vos travaux Mme Leblanc!

Jacinthe Leblanc a écrit le 11 mars 2013

Petites rectifications; le Collectif dont il est question s'appelle le Collectif gaspésien pour un Québec sans pauvreté, de un. De deux, Mme Leblanc n'est pas une directrice, mais Une Des porte paroles du dit Collectif. Pour les Messieurs P...et les autres sur ce blogue, bonne nouvelle! Justement vous pourrez participer à une journée d'INFORMATIONS sur la pauvreté, le lundi 15 avril à Caplan Vous pourez enfin savoir c'est quoi un bon pauvre versus un pas bon. Vous serez informé, Comment ça?? qu'il est arrivé là ...le pauvre.Et quelques exemples de préjugées seront révélées. Pis en plus, un dîner des inégalités vous est offert gratos. bien oui...D'une soupe populaire au buffet 5 étoiles, j'espère que vous serez dans la bonne classe.L'avantage de s'in...former ça donne la crédibilité de parler en connaissance de cause Vu votre intéret passionné pour le sujet, votre inscription est déjà assurée. Moi j'y serai. Les places sont limitées, merci de confirmer Merci pour la pub, pour plusss d'infos 418-759-8099

Gaston Poirier a écrit le 11 mars 2013

J'entérine les propos de Gilles Thibodeau. Les Gaspésiens ne sont pas des lâches et ont trop souvent été les grands oubliés des gouvernements... J'ajoute aussi que les coupes à l'aide sociale ne sont aucunement comparables avec le vol de l,assurance-emploi. L'aide sociale est une aide de dernier recours OFFERTE PAR LE GOUVERNEMENT alors que l'assurance-emploi est un RÉGIME D'ASSURANCE auquel cotisent uniquement les travailleurs et les employeurs, SANS AIDE GOUVERNEMENTALE. Arrêtons de comparer des pommes et des oranges svp!

Gilles Thibodeau a écrit le 11 mars 2013

@ Messieurs Pontbriand et Pelletier . Deux beaux salauds ,qualifier les Gaspésiens de lâches , certes il y a certaines choses à revoir dans le système , mais de là à qualifier un Gaspésien de lâche il y a une marge Messieurs .. Au lieu de vous attarder à faire signer des pétitions pour remplir les poches des riches , pourquoi ne pas le faire pour que cesse l'appauvrissement des Gaspésiens , Est-ce -utile de vous rappeler l'époque des Robins , est-ce utile de vous signaler l'exploitation qu'on y pratique aujourd'hui ? Par contre je vais vous rappeler ceci , Sans oublier St Edmond et Pellegrin où la dignité de ces Gaspésiens a été violée . http://archives.lautjournal.info/autjourarchives.asp?article=706&noj=187 Gilles Thibodeau .

Paul Pontbriand a écrit le 10 mars 2013

Effectivement, M. Pelletier vous aussi avez entièrement raison, nous devrions jamais comme société donner à quelqu'un sans aucune condition, cela est néfaste pour celui qui donne et pour celui qui reçoit. Je crois fermement que qu'elqu'un qui reçoit un montant d'argent du gouvernement doit donner un service en retour, peu importe, car la personne qui reçoit cet argent doit donner un peu d'elle même pour la société, peut-être que la personne qui reçoit ne sera pas très valorisé par ce service qu'elle donne pour cet argent, mais au moins elle ne sara pas diminué de le reçevoir. Au travail !!!! Fini la culture étatique !!!!

Paul Pontbriand a écrit le 9 mars 2013

Super, et bravo ces coupures, enfin, c'est peu, très peu comme coupures, mais bref, si nous ne voulons pas de revenu supplémentaire il faut apprendre a couper, surtout ceux qui ne produisent aucun revenu, dehors les BS. Moi je les obligerait a travailler pour avoir leur chèque, au moins 30 heures semaine, la gang de lâche. Y a plein de travail qu'on pourrait leur faire faire, comme par exemple: la cuisine dans les prisons, du travail dans les champs pour nos formidable agriculteurs du Québec, plutôt que de faire venir des gens du Mexique, go au travail les BS !!!

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