Éducation

Les commissions scolaires répliquent à la CSQ

Par Thierry Haroun, journaliste, graffici.ca
Les commissions scolaires rejettent du revers de la main les critiques formulées par la CSQ

Les commissions scolaires rejettent du revers de la main les critiques formulées par la CSQ Photo : Thierrry Haroun

PERCÉ - Les commissions scolaires réfutent catégoriquement les critiques des syndiqués qui ont clairement laissé entendre récemment que le recours à la sous-traitance poussait à la baisse la qualité des services offerte aux étudiants.

En Gaspésie et aux Îles, la situation du personnel de soutien scolaire s'est dégradée au cours des dernières années avec un fardeau de tâches qui s'est alourdi. D'autant plus que le recours aux sous-traitants par les commissions scolaires qui est en hausse ne fait qu'empirer le problème, avait alors déploré la CSQ lors de son passage à Gaspé dans la cadre d'une vaste tournée provinciale.

Faux, réplique Denis Gauthier de la Commission scolaire René-Lévesque. « Nous sommes très satisfaits de nos employés en conciergerie et également très satisfaits de nos sous-traitants qui font du ménage dans nos écoles », fait-il valoir avant d'ajouter : « Lorsque j'entends que ça va de mal en pis dans les commissions scolaires en Gaspésie, je suis en désaccord avec cette affirmation. Par exemple, à notre commission scolaire nous avons ajouté 160 heures en service de technicien en éducation spécialisée. Donc, nous répondons aux besoins des élèves ».

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Même son de cloche du côté du directeur général adjoint à la commission scolaire des Chics-Chocs, Martin Savoie, qui taxe « d'alarmiste » la teneur de la sortie de la CSQ. M. Savoie rejette du revers de la main l'idée selon laquelle l'augmentation au recours de la sous-traitance entame la qualité des services dispensés et ne crée pas un lien d'appartenance à l'établissement scolaire concerné. « C'est justement sur cet élément que je trouve que le discours est quelque peu alarmiste. Je pourrais vous montrer des endroits dans certaines écoles où il n'y a absolument rien à redire si on devait comparer le travail (de maintenance) à quelqu'un qui serait salarié ».

Martin Savoie tient toutefois à préciser que si les commissions scolaires ont recours à la sous-traitance, presque exclusivement dans le secteur de la maintenance, c'est en raison des compressions budgétaires auxquelles ces établissements ont fait face au cours des dernières années. En chiffres, 20 des 25 établissements de sa commission scolaire ont recours à la sous-traitance, alors qu'à la commission scolaire René-Lévesque 19 de ses 31 écoles y ont recours.

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