Affaires policières et juridiques

Les barges ne seront pas renflouées de sitôt

Par Johanne Fournier, journaliste, graffici.ca
L'une des barges s'est échouée sur les pierres et vient frapper contre le quai de la route 132 entre L'Anse-Pleureuse et Gros-Morne.

L'une des barges s'est échouée sur les pierres et vient frapper contre le quai de la route 132 entre L'Anse-Pleureuse et Gros-Morne. Photo : Angélo Lévesque

SAINT-MAXIME-DU-MONT-LOUIS – Les deux barges qui se sont échouées dimanche soir dans la tempête, dans le secteur entre L'Anse-Pleureuse et Gros-Morne, risquent de demeurer sur place encore quelques jours avant d'être renflouées.

Partis de Gaspé dimanche en matinée, les deux navires de dragage du Groupe Océan de Québec, qui étaient tirés par un remorqueur de la même compagnie, l'André H., sont partis à la dérive en soirée, à la hauteur de L'Anse-Pleureuse, pour venir s'échouer sur le littoral, en bordure de la route 132. Aucune personne ne se trouvait à leur bord.

 

« Est-ce que ce sont les câbles qui ont cédé ou est-ce qu'ils se sont détachés? », se demande encore le directeur des affaires publiques du Groupe Océan, Philippe Fillion. « On est à l'étape de l'évaluation, mais je préfère dire, pour l'instant, que c'est à cause de Dame Nature. Lorsque le capitaine de l'André H. a quitté Gaspé, il avait fait toutes ses vérifications et tout était correct. Mais en cours de navigation, les conditions climatiques se sont détériorées. Il y avait des vents de 25 à 30 nœuds et des vagues de deux mètres », raconte M. Filion.

 

Aucun déversement de pétrole

 

Les chalands autopropulsés contiennent deux réservoirs d'une capacité de 3 000 litres de diesel. Un résident de Sainte-Anne-des-Monts, qui passait par là lundi après-midi, a remarqué une forte odeur de pétrole. « Vers 15 h 30, il y avait une grosse nappe de pétrole, surtout à la hauteur de Mont-Saint-Pierre, raconte Angélo Lévesque. C'était noir comme de l'encre, sur une largeur de 25 à 30 pieds. » Un résident de L'Anse-Pleureuse, Denis Côté, rapporte avoir vu des gens sortir de deux camionnettes pour prendre des tests d'eau dans le fleuve.

 

De leur côté, le Groupe Océan et le Service d'intervention maritime, Est du Canada (SIMEC) confirment qu'aucun déversement d'hydrocarbures ne s'est produit lors de l'incident. « On n'a pas constaté de déversement, affirme M. Fillion. C'est SIMEC qui nous l'a confirmé. Ce que les gens ont vu, c'est peut-être un déversement causé par un pétrolier. Si c'était du diesel, ça ne serait pas de cette couleur-là. »

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