Les administrations portuaires crient à l’aide

Par Thierry Haroun, journaliste, graffici.ca
Les administrations portuaires de la MRC du Rocher-Percé demandent à Ottawa d’augmenter leur financement.

Les administrations portuaires de la MRC du Rocher-Percé demandent à Ottawa d’augmenter leur financement. Photo : Thierry Haroun

Les administrations portuaires de la MRC du Rocher-Percé demandent à Ottawa d’augmenter le financement tant pour leur fonctionnement que pour leurs infrastructures, à défaut de quoi des démissions sont envisagées.

Pêcheurs, industriels, représentants d’élus provinciaux et fédéraux ainsi et que des administrateurs portuaires de la MRC du Rocher-Percé se sont réunis mercredi à Sainte-Thèrese-de-Gaspé pour décrier à l’unisson le sous-financement dont sont victimes les administrations des quais.

Sans pour autant chiffrer l’augmentation demandée, les administrations portuaires déplorent la déresponsabilisation dont ferait preuve le ministère des Pêches et des Océans (MPO), ce qui, par conséquence, fait augmenter la facture des pêcheurs utilisateurs des quais et pousse les administrations à faire davantage de bénévolat.

Ce qui a fait sauter la marmite, c’est la nouvelle politique régionale portant sur certains frais d’opération du MPO, datée du 23 janvier dernier, qui stipule que, désormais, les dépenses sur le plan de la consommation électrique, la collecte des déchets, la disposition des huiles usées, le déneigement nécessaire à l’hivernage des bateaux sur terre, la consommation d’eau, notamment, seront à la charge des administrations portuaires.

De ce fait, les quelque sept millions de dollars consentis par Ottawa sur une base annuelle sont loin de suffirent à la demande. Luc Legresley, vice-président de l’administration portuaire de Newport, souligne que si Ottawa ne bouge pas lors du prochain budget prévu le 29 mars, des démissions sont envisagées. «Et je dirais au fédéral d’être prudent parce ce n’est pas juste une petite menace, c’est sérieux. J’ai rencontré les administrations portuaires et elles sont tannées!»

Concrètement

Le sous-financement qui perdure depuis des années, précise M. Legesley, «fait qu’à Newport il y a 15 ans, on facturait les pêcheurs 100 $ ou 200 $ par année. On est rendu à facturer 500 $ et 600 $. Pis les pêcheurs n’ont pas les mêmes moyens qu’ils avaient auparavant. Ce qu’on dit à Ottawa, c’est d’arrêter de nous transférer les responsabilités et d’arrêter de couper dans les budgets.»

Le représentant du député de Gaspé, Georges Mamelonet, Sylvio Lebreux, assure que le député «est très sensible à cette cause».

4 commentaires

Julie a écrit le 25 mars 2012

Pour se ternir informés, parler de nos quais et appuyer nos administrations portuaires, il y a une page FB que des citoyens ont faite, Pour la réfection des quais en Gaspésie : https://www.facebook.com/pages/Pour-la-r%C3%A9fection-des-quais-en-Gasp%C3%A9sie/118305121566755

Julie a écrit le 25 mars 2012

Pour se ternir informés, parler de nos quais et appuyer nos administrations portuaires, il y a une page FB que des citoyens ont faite, Pour la réfection des quais en Gaspésie : https://www.facebook.com/pages/Pour-la-r%C3%A9fection-des-quais-en-Gasp%C3%A9sie/118305121566755

Michel L. Fréchette a écrit le 25 mars 2012

Port et Chandler, Disons que pour une péninsule et que pour toute l'activité qui se trouve naturellement tournée vers la mer, un port est essentiel. Nous avons une réalité maritime. Un port fonctionnel et sécuritaire devient un instrument de développement local et international. C'est l'équivalent d'une autoroute pour les grandes villes. Il n'y a pas encore si longtemps, on nous disait que sans le port, le projet porté par la société Atlantic Fiber à Chandler serait très difficile à réaliser. J'en étais convaincu même si je doute sérieusement de la participation financière significative du promoteur. Avec un train qui se meurt, un aéroport sur le marbre de l'autopsie et un port qui déjà était dans un état critique, il est normal qu'on n'entendent plus les chantres politiques nous vocaliser leurs passions passagères sur le sujet et que naissent au printemps d'autres sujets plus rentables. Je comprends l'engagement des responsables portuaires qui me semble-il, associent à des intérêts immédiats de considérations sur notre développement futur. Ils font montre de responsabilité et j'imagine que tous les administrateurs de ports tout au long su littoral se trouvent à la même enseigne. Le fédéral est très loin de la Gaspésie et notre députation, bien faible d'influence. Sa connaissance des mer lui a fait acheter 4 sous-marins dont 3 ne feraient même pas une curiosité comme celui stationné à Pointe-au-Père. Le provincial ne semble pas vouloir réaliser que le développement des infrastructures n'est pas à la portée des bourses locales mais constitue une réalité pour tout le Québec. Les régions ont le droit de prospérer aussi. On préfère par contre investir dans les activités de surface, éphémères, peu conséquentes politiquement et répétitives pour garder le monde en esclavage. L'argent qui devrait aller dans nos instruments collectifs ira bien entendu vers quelques artisans du tourisme non durable en le vantant comme industrie d'un créneau d'excellence et en orchestrant des compagnes publicitaires dont les abus de langage frisent la démagogie. On voudra avoir du tourisme pour remplir les poches de quelques uns mais sans infrastructures dignes de ce nom, l'offre tarira et nous seront tous perdants. Les moyens de transport lourds se situent en amont d'un développement durable, dans le tourisme comme dans tous les autres secteurs. Ils permettent de proposer des projets en tenant compte des conditions vitales qui leur donnera une crédibilité à tout bailleur de fonds ou investisseurs. Une approche stratégique de développement sans les infrastructures est vouée à se présenter comme une simple liste d'épicerie sans maturité. C'est un panier de croustilles et de maïs soufflé avec plein de boissons gazeuses. L'argent provenant de l'ensemble des taxes payées à tous les niveaux devrait aller vers les priorités que nous nous donnons, nous les résidents et résidentes de notre Gaspésie. De plus en plus, les représentations de nos élu(e)s s'éloignent des nécessités que vivent les citoyens. Le pouvoir se fait distant de ceux et celles qui lui donnent son mandat. Chacun à son niveau de responsabilité citoyenne en fait l'expérience: nos jeunes, nos ainées, la classe moyenne, les entreprises. De plus en plus, nous rejoignons le statut d'exclu social. Les seuls qui ne semblent pas s'en apercevoir sont la classe fonctionnaire et les élus qui vivent hors du temps et des réalités. Ils vivent de nos argents, négocient leur générosité, ont leur retraite assurée, font leurs comptes de dépenses et assistent à leurs réunions en groupe privilégiés pour décrier le cynisme face à la politique et le désengagement de la population. Une fois le frais de fonctionnement constatés, il en reste très peu pour l'essentiel. Normal que la passerelle de débarquement demeure sur le pont. Bien à vous.

Guy Bedeau a écrit le 22 mars 2012

Depuis quand M. Langlais est-il le porte-parole du député Toone? Et depuis quand un député a-t-il un porte-parole ?! C'est pas la job du député de porter "notre" parole?

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