Éducation, Développement économique et exportation

Léger déficit à la CS des Chic-Chocs

Par Nelson Sergerie, journaliste, graffici.ca
Le président de la Commission scolaire des Chic-Chocs, Jean-Pierre Pigeon.

Le président de la Commission scolaire des Chic-Chocs, Jean-Pierre Pigeon. Photo : Nelson Sergerie

SAINTE-ANNE-DES-MONTS – La commission scolaire des Chic-Chocs a réalisé un déficit de 80 071 $ sur un budget de 51,8 millions $ lors du dernier exercice financier, terminé le 30 juin dernier.

« En 2011, on avait fait un déficit de 519 000 $. En 2012, on a réalisé un surplus de 268 000 $. Là, on fait un déficit de 80 000 $. On est arrivé pratiquement dans nos chiffres prévus », relativise le président de la commission scolaire, Jean-Pierre Pigeon.

De multiples facteurs expliquent ce déficit : « La perte de revenus au niveau des élèves, les coupes de l’an passé, ça représentait un million. Il faut avoir un coussin, sinon, ce serait difficile de donner les services aux élèves », indique M. Pigeon.

La question des surplus

Québec a indiqué aux commissions scolaires de puiser dans les surplus pour compenser les pertes de revenus reliés au champ foncier et les compressions budgétaires.

La commission scolaire des Chic-Chocs a un surplus accumulé de 7,1 millions $.  Selon M. Pigeon, de ce surplus, 1,6 million $ est en provision pour des avantages sociaux ; la valeur des terrains de 1,7 million $ est incluse dans ce surplus ; et le budget des écoles au 30 juin totalise 1,1 million $. Ainsi, 4,4 millions $ sont immobilisés. Il reste 2,6 millions $ disponibles et les règles fixent à 10 % les appropriations possibles des surplus à chaque année, donc environ 260 000 $ cette année.

« C’est un petit coussin pour nous permettre de donner des services aux élèves. Exemple : on a dû investir 175 000 $ pour installer un ascenseur dans une école pour un élève. Si on n’avait pas ce coussin-là, on ne pourrait pas donner ce service », indique M. Pigeon.

Pas de gras à couper

M. Pigeon rappelle que 80 % du budget de la commission scolaire est versé en salaire, donc, géré par des conventions collectives. Il reste 10 millions $ sur 50 millions $ pour offrir le reste des services. De ce 10 millions $, 5 millions $ va au transport scolaire. Il reste donc 5 millions $ pour l’ensemble des dépenses de fonctionnement.

La commission scolaire des Chic-Chocs a effectué 600 000 $ de compressions dans le volet administratif au cours des deux dernières années. Le volet administratif a coûté 3,4 millions $, l’an dernier.

« Nos efforts, on les a faits au niveau administratif. Nos coûts d’administration sont de 5 %. Si on fait une comparaison avec des municipalités, une ville comme Sainte-Anne-des-Monts coûte 15 % pour son administration. On en perd notre latin », dit M. Pigeon.

Il souligne qu’il n’y a que 30 cadres pour gérer 900 employés, « le même nombre depuis cinq ans. »

Il rappelle que plusieurs cadres cumulent plusieurs fonctions. « À chaque fois que quelqu’un quitte, on se questionne sur la pertinence de le remplacer », explique-t-il.

M. Pigeon conclut qu’en bout de ligne, « il ne reste plus rien à couper ».

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