Politique, Développement économique et exportation

Legault fait-il du « Gaspésie Bashing »?

Par Nelson Sergerie, journaliste, graffici.ca
Le président de la CRÉGÎM et maire de Gaspé, Daniel Côté, croit que François Legault se livre à du «Gaspésie bashing».

Le président de la CRÉGÎM et maire de Gaspé, Daniel Côté, croit que François Legault se livre à du «Gaspésie bashing». Photo : Nelson Sergerie

GASPÉ – Le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ) se livre à du « Gaspésie bashing », analyse le président de la Conférence régionale des élus Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine (CRÉGÎM) et maire de Gaspé, Daniel Côté.

« La Gaspésie n'a pas toujours bonne presse à l'échelle du Québec. C'est facile de frapper sur la région et d'essayer de se rendre populaire », ajoute M. Côté.
Les positions claires de François Legault sur l'avenir du développement de la filière éolienne et du financement public dans le projet de cimenterie de Port-Daniel tranchent avec les axes de développement régional.
« Ses positions ne sont pas en ligne droite avec les positions de la Gaspésie. Par contre, il y a des gens qui peuvent adhérer à ce type de discours. Quand on ne connaît pas les détails des dossiers, c'est facile de faire de la propagande politique sur le dos des Gaspésiens », poursuit M. Côté.
Il ne voit aucun problème à l'aide consentie par l'État au développement de la cimenterie. Il voit même une contradiction de la CAQ sur l'aide gouvernementale aux grands projets : « Je n'ai pas entendu M. Legault s'opposer aux subventions énormes aux alumineries ou à l'industrie des jeux vidéos à Montréal. Pour eux, c'est correct, mais quand on arrive en Gaspésie, ce n'est pas correct. Ça me pose vraiment problème », dit-il.
Rencontre à Gaspé
Daniel Côté a rencontré François Legault en fin d'après-midi, mardi, à Gaspé.
Les deux politiciens ont des positions diamétralement opposées sur les dossiers de la cimenterie, de l'éolien et du pétrole en zone habitée.
« Sur trois dossiers, je pense qu'on a trois prises et on est retiré. On n'est pas sur la même longueur d'onde », illustre M. Côté, soulignant avoir eu une discussion franche et honnête avec le chef de la CAQ.
« Nous, freiner les projets futurs [dans l'éolien], ça veut dire fermer nos manufactures, arrêter le développement de nouvelles entreprises », souligne M. Côté.
Il estime que la CAQ va à contre-courant sur le développement futur de la région.
« La gaffe qu'on pourrait faire, c'est mettre nos œufs dans le même panier. Oui au développement touristique, mais il y a d'autres axes de développement. On a fait nos preuves avec l'éolien. On doit miser sur la diversification économique », commente le président de la CRÉGÎM.

29 commentaires

Louis-Eric Savoie a écrit le 2 mars 2014

Autant l'attitude de Monsieur Legault que celle de madame Marois est déplorable face à la Gaspésie...Vous avez voté du bon bord ; merci madame Marois de nous faire passer pour des caves devant toute la province. J'ai milité un an à la CAQ, mais je n'ai pas digéré le ton qu'ils ont prit pour argumenter sur le projet de Port-Daniel. J'ai moi-même visité le groupe Mcinnis l'an dernier avec Jean-Marc Landry et Sylvain Lévesque, et étant étudiant en génie j'ai tout suite compris qu'il s'agissait d'un projet important pour la région. Hélas les politiciens jouent la carte typique, et ce sur le dos de la région et de la population. Un manque de classe inacceptable. Louis-Éric Savoie.

Gaston Langlais a écrit le 1 mars 2014

Bonsoir. @ Mme. Marianne St-Onge et M. Dany Brown. C'est tout à fait exact qu'un individu qui avance 100 000$ est parfaitement conscient que son geste est quelque chose de très minime pour soutenir le développement de la Gaspésie. Il faut penser qu'il n'y a pas de demande nouvelle à satisfaire en Gaspésie. Dans le moment présent, sans demande pour ses produits ou ses services, toute initiative est vouée à l'échec à moins de pouvoir transiger avec succès par Internet. Avec 100 000$ on peut faire un petit peu de consolidation pour quelques très petites entreprises existantes mais aucun développement. Nous avons un urgent besoin de grandes entreprises qui créeront de nouveaux besoins auxquels pourront répondre de nouvelles PME. L'entreprise doit avoir un marché, c'est-à-dire répondre à des besoins pour assurer son existence. C'est la règle de base de la science marketing. En Gaspésie, pas d'aéroport convenable, pas de grands projets, c'est la mort assurée. Nos jeunes, nos forces vives continueront d'aller vers les grands centres et les vieux ne sont pas éternels. Les chiffres actuels font frémir à moins de ne pas vouloir les voir ou bien encore pire, de ne pas les comprendre. Gaston Langlais - Gaspé.

Dany Brown a écrit le 1 mars 2014

Et voilà monsieur Langlais, vous avez certainement lu la bonne réponse. 100 000$ c'est pas assez pour faire un projet et développer une région, il faut les 450 millions de la cimenterie comme le souligne madame. Avec 450 millions on va avoir beaucoup d'idées, mais avec 100 000$ on en a pas,d'idée. En fait, je pense qu'il faudrait pour certain un minimum de connaissance en économie. Le problème des entreprises n'est pas le taux d'intérêt, puisqu'il n'a jamais été aussi bas depuis 20 ans. De plus une kirielle d'organismes et leurs programmes,offrent des prêts sans intérêt pour le démarrage d'entreprise. Ce qu'il faut se sont des idées et du "gut" pour se lancer en affaire. S'astreindre à travailler parfois 7 jours sur 7, et de très longues heures, souvent sacrifier ses loisirs et bien autres choses.

Marianne St-Onge a écrit le 1 mars 2014

Premièrement, je serais surprise que ce bon diable ne désire faire aucun profit. Puis je réaliserais rapidement que 100 000$ pour le développement d’une région c’est une pincée de sel dans l’océan. Donc, je dois rêver comme un comptable maintenant alors voici ma réponse : Combien d’entreprises gaspésiennes sont déjà endettées jusqu’au limite du possible a cause des taux d’intérêts exorbitant des grandes banques? Leur permettre de soulager le fardeau de leur dette, c’est aussi ça le développement de la région. Donc, avec 100 000 $ ne pourrions-nous pas nous construire une petite économie du genre FIL (Fond d’investissement local) où l’intérêt sur les prêts (à court et moyen terme) serait exigé selon les critères de rentabilité potentiel du projet soutenu, mais toujours en deçà des taux d’intérêt en vigueur dans les banques? Alors les rêveurs seraient des deux côtés du comptoir… Les profits ainsi récoltés seraient équivalents aux espoirs permis en mi-parcours. Les micro-brasseries régionales, les fermes marines, les développeurs de bio-carburant, d’éoliennes domestiques ou de panneaux solaires abordables, par exemple, à combien s’élèveraient la valeur de leur taux d’intérêt si nous jugerions que leur rentabilité est certaine? Presque nulle…. Les producteurs agroalimentaires, les industries touristiques ou les commerces de services qui ont des risques variables à prendre selon les saisons de culture, les tendances et le marché, leur taux d’intérêt serait probablement plus élevés mais toujours moins que ceux des Institutions financière régulières. Enfin, je ne suis pas fiscalistes ni conseillère financière mais, admettons 5 prêt de 20 000$ à taux d’intérêt 1% moins élevés que le taux actuel en vigueur pour 5 entrepreneurs gaspésiens, ça change pas le monde sauf que… Maintenant, pouvons-nous rêver avec 450 millions? Après tout, « Rien de trop beau pour la classe ouvrière! »

Gaston Langlais a écrit le 1 mars 2014

Bonjour à nouveau. Petite correction...l'offre a été FAITE...Mes excuses. Gaston Langlais - Gaspé.

Gaston Langlais a écrit le 1 mars 2014

Bonjour, @ Mme. Marianne St-Onge. Vous êtes sans doute une personne courageuse qui prend à cœur le développement de la Gaspésie. Permettez-moi de vous soumettre un cas (ce n'est pas seulement une affaire théorique, l'offre a été fait réellement il y a quelques brèves années). Lundi matin, une personne se présentera chez-vous avec une somme de 100 000$. Il vous dit qu'il veut apporter son concours au développement régional. Il n'exige aucun rendement sur son placement. Il vous informe que peu importe le projet dans lequel vous investiriez sa mise, il ne veut pas perdre son capital qu'il aimerait récupérer dans dix ans. Pouvez-vous me dire quel projet vous favoriseriez? Ce n'est plus une question d'argent mais de choix. Gaston Langlais - Gaspé.

Marianne St-Onge a écrit le 1 mars 2014

@M. Langlais, honnêtement, ne ressentez vous pas une certaine responsabilité envers les jeunes gaspésiens qui doivent Googler l’expression Action des patriotes afin de comprendre l’ampleur de votre indignation? Pour ma part, je me considère rêveuse et pourtant prête à entreprendre de grandes choses mais je n’ai pas la solution globale rentable au phénomène empirique que vous qualifiez relativement et pragmatiquement de « génocide économique de la Gaspésie ». En fait, les jeunes n’ont-ils d’autres choix que d’accepter de travailler à un salaire ordinaire ou de s’exiler à grand frais et d’étudier à distance leur propre histoire afin de revenir, endettés durablement, et d’accepter alors de travailler pour un salaire qui devient de plus en plus ordinaire? Oui, ils ont aussi le choix de s’établir selon leur moyens, riches de rêves et de la conviction qu’on les aidera à les réaliser. Et les néo qui viennent croyant aux promesses d’une région accueillante, forts de l’énergie renouvelable des combats de tous les jours qu’ils sont prêts à mener pour améliorer leur sort et le monde qui les entoure. En 2014, pour le commun des mortels, dire non à la politique établie est un luxe tandis que « gosser » est une aubaine au supermarché du bonheur. M. Langlais, je suis ravie d’être tombée sur une citation de votre part et à laquelle je m’identifie. « Pour conclure sa conférence, Gaston Langlais cite un théologien allemand "Le premier acte de lâcheté réside dans le silence. Au-delà de la lâcheté, le silence est un cautionnement tacite aux actions des équarrisseurs de liberté." » C’est un extrait tiré de l’article intitulé « Faudra-t-il exproprier les habitants de la Gaspésie comme on l'a fait pour le parc national Forillon ? » Je vous comprends de ne pas vouloir perdre d’énergie dans certaines batailles, il faut bien choisir ses combats, mais ne donnez pas l’impression que ceux qui rêvent sont des nuisances pour la région. Ne vous découragez pas et retrouvez sans tarder cette vigueur de patriote et, je vous en prie, transmettez-la aux jeunes généreusement…Par ailleurs, vous savez certainement que pour les jeunes, le sommeil contribue grandement au développement du cerveau, en plus du fait que, selon certains chercheurs, l’on retiendrait mieux ce que l’on entend les yeux fermés…Enfin, l’éveil peut se produire maintenant et pour qu’il ne soit pas brutal, je vous remercie de garder espoir. Il est toujours trop tôt pour dire qu’il est trop tard.

Marc-André St-Pierre a écrit le 28 février 2014

@Gaston Langlais - Vous contez déjà un mensonge. En me disant que vous ne gosserez plus vous gossez déjà. Vous êtes bourré de contradictions. Ça explique beaucoup de choses dont l'échec lamentable d'une grande idée parce que vous n'avez probablement écouté que vous. ---///--- Curieux, vous êtes le 2e pseudo leader en 8 mois qui me claque la porte au nez. À croire que les leaders québécois ont tous un petit côté dictateur et qu'ils n'endurent en rien la contrariété (le propre des dictateurs). --- /// --- L'autre leader avait aussi une merveilleuse idée. Faire contrepoids au stupide monopole de l'UPA. Mais, faut penser comme lui... Voilà pourquoi le Québec n'est qu'un petit régime de bananes insignifiant. Mené par des leaders dictateurs et paranoïaque qui voient du «bashing» partout dès qu'on les contrarie.

Gaston Langlais a écrit le 28 février 2014

Bonsoir. @ M. Marc-André St-Pierre. Je ne soulèverai plus vos commentaires. Je n'ai pas de temps è perdre à "gosser" avec les "gosseux", Gaston Langlais - Gaspé.

Marc-André St-Pierre a écrit le 28 février 2014

@ Gaston Langlais -- Si je comprends bien, seuls les flatteurs et les flagorneurs ne sont pas des rêveurs. Je réalise que je ne m'étais pas trompé quand j'ai commencé à comprendre que le mouvement des patriotes était mené un peu à la manière d'une secte. Débarquez de votre saint-siège un peu et cessez donc de vous moquer et de vous en prendre à ceux qui ne pensent pas comme vous. Déception... -- /// ---La Gaspésie n'avancera pas plus qu'elle ne le fait maintenant parce que ceux qui se prétendent leaders ou jouent aux leaders ne font en fait que diviser pour mieux régner. Vous êtes-vous déjà approché d'un rêveur pour l'aider à faire avancer ses projets? Vous devez savoir que dans la vie chacun a ses forces. Certains sont des créateurs d'idées, d'autres sont des gens qui aident ceux-ci à les concrétiser. C'est mon opinion mais, ne vous en faites pas, je sais qu'elle est sans valeur à vos yeux. C'est moins d'effort pour vous pour me le rentrer dans la tête...

Gaston Langlais a écrit le 28 février 2014

Bonjour. @ M. Jean Morin. Merci pour vos bons mots c'est très encourageant. Il y a en Gaspésie des rêveurs qui songent à de beaux projets. Il faudrait un moment donné qu'ils sortent de leur sommeil puis qu'ils travaillent concrètement à la réalisation de ce à quoi ils ont rêvé. Ça aiderait tout le monde. Gaston Langlais - Gaspé.

Marc-André St-Pierre a écrit le 27 février 2014

@ Jean Morin - Je vais pleurer. Pensez-vous vraiment qu'il n'y a que Gaston Langlais qui soit un défenseur de la Gaspésie? J'en lis déjà plusieurs sur ce site. Je ne partage pas toujours leurs idées mais je sais qu'ils parlent parce qu'EUX aussi tiennent au développement de la Gaspésie. Gaston Langlais a de bonnes idées et de moins bonnes. Ce n'est pas le bon Dieu. D'ailleurs, on devrait peut-être se concentrer sur les véritables raisons qui font que la Gaspésie - et là je parle encore plus pour la Haute-Gaspésie - ne réussit pas à attirer les investisseurs, mis à part ceux qui veulent faire de l'argent rapidement et scraper nos terres. Quand ils seront repartis, non seulement notre eau potable risque d'être imbuvable, mais la beauté de nos paysages n'attirera même plus le tourisme. --///-- Question: si on découvre des millions de barils de pétrole juste à côté du Rocher Percé, on fait quoi? Alors, au lieu de vouloir imiter l'inimitable ou de répéter les erreurs d'ailleurs, comment se fait-il que nous ne soyons pas capables d'inventer? M. Langlais raconte comment on en est venu à amener les gens à ne rien faire et être dépendants du BS depuis 1958. C'est à se demander si le rien faire des uns n'est pas à l'image du manque d'imagination des autres.

Jean Morin a écrit le 27 février 2014

Si seulement 5% des gaspésiens était comme M. L'anglais La Gaspésie serait bien plus avancé de ce qu'elle est aujourd'hui Se sont des défenseur comme lui que la Gaspésie a besoin Il a des Rambo sur la côté Nord mais nous avons Gaston . Bravo Gaston continu ton beau travail .

Marc-André St-Pierre a écrit le 27 février 2014

@Jean-Francois Samuel - Je suis d'accord avec vous. C'est pourquoi je dis qu'on ne connaît pas d'avance comment les choses vont se produire. Il y a des années, il y a eu le modèle japonais, le modèle suédois, même le modèle beauceron. Maintenant c'est le Chine et comme rien n'est éternel, surtout pas en économie, on peut déjà prévoir que ça aussi ça va changer. Mais, il est aussi vrai que les chinois sont laborieux. Du moins, ceux dont on entend parler. Comme ils sont un milliard et demi, y en a sûrement des moins laborieux que d'autres. Si la moitié de cette population est laborieuse, ça en fait tout de même 20 fois plus que toute la population canadienne, à bien servir cette dictature.

Maxim Chartrand a écrit le 27 février 2014

Test.

Jean-Francois Samuel a écrit le 27 février 2014

@Gaston Langlais Ben oui c'est ça, si on est inondé de produit chinois c'est parce qu'ils sont laborieux.... Pas une question de salaire très bas, pas une question qu'il n'y a pas de conditions de travail décente (semaine de 6-7 jours à 10 heures par jour, presque du travail forcé), pas une question que le gouvernement dévalue intentionnellement sa monnaie pour que ce soit plus facile d'exporter, pas non plus une question de reglementation défaillaite (environnementale par exemple) qui fait que les masques respiratoires sont en rupture de stock, ben non ils sont laborieux...Mais ça change la-bas car les salaires commencent à augmenter et bientôt on va découvrir d'autres peuples "laborieux".

Gaston Langlais a écrit le 27 février 2014

Bonjour. @ M. Marc-André St-Pierre. Il est vrai qu'un projet découle d'un rêve. Mais encore faut-il sortir du rêve pour faire place au projet. Au temps où les Patriotes étaient plus actifs, on avait avancé que la Gaspésie devait se hisser au rang de région autonome, un genre de protectorat parce que les argents consacrés à la Gaspésie par les gouvernements supérieurs ne devaient jamais servir ou être investis dans le développement durable. Enfin, les Chinois sont laborieux et l'ont toujours été. Ici en Gaspésie, à partir de 1958, il était interdit de posséder des biens pour avoir un quelconque support de l'État (B.S.). Ainsi on a préféré payer les gens à ne rien faire. Les politiques du B.S. et de l'assurance-chômage pénalisaient les efforts au travail. Cela dure depuis déjà trois générations. Pensez ce que vous voulez mais moi je suis un témoin de tout cela. Il y aurait un livre à écrire sur le sujet. Gaston Langlais - Gaspé.

Marc-André St-Pierre a écrit le 27 février 2014

En v'la une bonne. À ceux qui trouvent chiâleux les gens qui ne veulent pas avoir la grosse machine à gaz de schiste près de leur maison, vous apprendrez qu'ils ont un grand supporter. Le patron d'Exxon lui-même n'en veut pas près de sa maison. Et ben, ben, ben! Et je ne fais pas de la Gaspésie Bashing. http://www.lefigaro.fr/societes/2014/02/25/20005-20140225ARTFIG00241-gaz-de-schiste-le-patron-d-exxon-n-en-veut-pas-dans-son-jardin.php

Marc-André St-Pierre a écrit le 27 février 2014

@Gaston Langlais - N'ai-je pas déjà lu quelque part que vous aviez dit quelque chose du genre que ça prend des rêveurs pour créer des projets? De toute manière, si je ne l'ai pas lu, vous devriez ne pas oublier que bien des gens, à commencer par les commentateurs urbains, vous ont pris pour un grand rêveur le jour où vous avez déclaré que vous étiez pour l'indépendance de la Gaspésie (ce qui est venu me chercher direct au coeur), suivi de la fondation du Mouvement des Patriotes. Voilà pour UN. - /// - DEUX maintenant. Ce que je dis que nous pourrions faire avec tout cet argent qui part en fumée en subventions à des entreprises millionnaires, n'exclut en rien ce dont vous parlez, au contraire. Je veux juste démontrer que c'est pas l'argent qui manque, comme on nous dit trop souvent. On peut rêver à de «projets-moteurs» tout en travaillant déjà à faire cesser l'hémorragie actuelle. -///- Enfin, TROIS. Vous êtes à l'âge d'avoir connu la petite monnaie qui nous était demandé pour envoyer aux petits chinois. Qui aurait cru à cette époque, qu'à peine 30 ans plus tard, la Chine commencerait à envahir le marché? Si vous êtes de ces devins, changez de job ça presse, vous perdez de l'argent. Ce que je veux dire par là, c'est qu'on peut bien tergiverser à coups de commentaires dans les médias, on n'a aucune idée actuellement de ce qu'un petit rêve déconnecté de la réalité actuelle peut faire. Vous vous souvenez, il y a une quinzaine d'années du nombre de fois que fut citée ce qu'a dit Félix Leclerc: "La Gaspésie, pays intérieur de chacun de nous. Le cri qui fera peur à tout le monde, c'est d'ici qu'il viendra" Vous avez l'âme d'un leader mais il vous manque peut-être un peu de foi. -///- Comment se fait-il, par exemple, qu'on n'essaie pas d'investir pour la recherche de nouvelles énergies sachant très bien que la salope noire est en fin de vie? (ça, c'est une idée. Il y en a d'autres) ////////// p.s. à Graffici. Je rêve du jour où vous allez retravailler votre formulaire de commentaires afin qu'il permette les paragraphes.

karyneboudreau a écrit le 27 février 2014

Test

Gaston Langlais a écrit le 27 février 2014

Bonjour, On aura beau rêver à de petits projets "rassembleurs" en Gaspésie, ça c'est bon justement pour ceux qui rêvent, qui sont déconnectés de la réalité. Pour mettre en place une entreprise, il faut d'abord qu'elle puisse répondre à un besoin de sa future clientèle. Inutile de penser à la fabrication d'un produit déjà importé de Chine. Ce n'est pas non plus avec l'arrivée d'un avocat, d'un menuisier ou d'un médecin que la Gaspésie se relèvera. On a besoin d'un plus grand capital humain. La Gaspésie à un urgent besoin de projets-moteurs, de grands projets qui auront des besoins de soutien à satisfaire en services et en produits divers, créant ainsi une demande à laquelle pourront répondre de plus petites entreprises qui devront être créées pour la circonstance. Ça se passe comme cela dans le monde entier. Ceux et celles qui pensent que c'est en effeuillant la marguerite que l'on va développer la Gaspésie se trompent grandement. Mais je ne veux aucunement briser leur bonheur de continuer à rêver jusqu'à leur mort. Gaston Langlais - Gaspé.

Marc-André St-Pierre a écrit le 27 février 2014

@Albert Lachance - Si j'ai 20$ dans mes poches, je peux décider de vous le prêter sans intérêt, avec intérêt ou de vous le donner. Peu importe le choix, l'argent part de la même poche. C'est la même chose pour cet argent public. Le gouvernement prête à taux d'intérêt élevé, comme vous dites, mais il n'était pas obligé de le faire. D'ailleurs, plusieurs intervenants beaucoup mieux informés que moi ont dénoncé ça et ils ne sont pas tous des caquistes. -//- La formule que je propose, j'en avais déjà parlé il y a bien des années de temps où j'avais un blogue. François Legault a volé mon idée (lol, bien sûr). Je répète donc, il y a une région qui se meure (faites le tour et vous verrez, surtout du côté nord totalement délaissé). Des grosses subventions il s'en donne à longueur d'année pour faire vivre des géants riches comme Bombardier, par exemple. Alors, me semble qu'on serait bien capable de prendre un de ces montants disponibles pour les riches et le distribuer en subventions pour des entrepreneurs partout en Gaspésie. Ça créerait des jobs sur tout le territoire plutôt que centralisés, surtout du côté sud.

gilles lamy a écrit le 27 février 2014

Je crois que M. Legault a un gros problème dans sa campagne son député dans le comté de bonaventure le contredit a propos de la cimenterie et par la suite essaie de se racheté lorsque son chef est à coté de lui.Je pense que Mr.Legault devrait prendre sa retraite.Hier en écoutant les nouvelles de radio-canada en voyant Mr.Legault je croyais revoir Réal Caouette du crédit social des années 60,bonne chance Mr. Legault mais je crois que vous n`aurez pas beaucoup de vote en gaspésie.

Albert Lachance a écrit le 27 février 2014

Vous en connaissez beaucoup des entrepreneurs gaspésiens qui pourraient emprunter 1M$ avec taux d'intérêt élevé ? (Parce que c'est ce que le groupe Beaudoin a obtenu pour 250M$). Si oui, on les cherche! Legault et M. saint-Pierre en parle comme si c'était des subventions...

Jacques Bernard a écrit le 26 février 2014

Oui la Gaspésie a besoin d'emplois, quel sera la salaire moyen de la cimentrie... 450 millions / 400 emplois par emploi? On voit présentement que les éoliennes n'est pas rentable pour le Quebec pourquoi ne pas développer le secteur de la transformation (saumon, aluminium etc). On voit des entreprises comme Orbite qui manque d'argent. Je crois que certain gouvernement aime gardé une population accroché à de gros cheque, à l'AC, ou à la cimentrie des Beaudoin... Est-ce qu'il vivent en Gaspésie eux... Je souhaite à la Gaspésie des emplois rentables et enrichissant. Bonne élection.

Marc-André St-Pierre a écrit le 26 février 2014

Je crois que Legault est insensible à la réalité gaspésienne, c'est vrai. Et si j'acceptais de voter encore pour un quelconque pion qui se présentera aux élections, ce ne serait sûrement pas quelqu'un de son parti. Mais, et là je m'adresse surtout à Gaston Langlais, ne pensez-vous pas qu'il peut avoir raison quand il dit que les 450 millions de $ serviraient mieux la Gaspésie si on les donnait à des entrepreneurs partout sur le territoire pour créer des jobs. Je ne peux pas croire qu'on n'ait pas plus de créativité en Gaspésie, qu'on n'ait pas des gens inventifs partout dans tous les villages qui pourraient aider au développement de la Gaspésie d'une meilleure façon que ne le fera cette cimenterie. Imaginez, 450 millions de $ répartis partout en Gaspésie. Quand on voit le nombre de villages branchés sur le respirateur artificiel, c'est sûrement quelque chose à laquelle il faut songer. Et à laquelle vous ne pouvez être insensible vous le fondateur du Mouvement des Patriotes. Quant à l'éolien, c'est plus difficile de se faire une idée d'autant que le PQ nous promet le Klondike avec un projet de 4 milliards d'ici quelques temps. On verra.

Myriam Leblanc a écrit le 26 février 2014

Merci monsieur Côté d'une si bonne réponse! Dans aucun discours de monsieur Legault j'ai senti un peu de compréhension de la Gaspésie. Il croit encore que le tourisme est la solution miracle de la Gaspésie. Il est complètement déconnecté de la réalité régionale de la Gaspésie! Son Gaspésie Bashing il peut se le garder! On est toujours mit à l'écart des grands centres du Québec et son attitude fait juste amplifier ce problème. J'ai confiance en nos politiciens régionaux, merci à vous pour votre travail!

Paul Haché a écrit le 26 février 2014

Bravo monsieur Côté, ça me rassure d'entendre des leaders comme vous parler de façon positive.

Gaston Langlais a écrit le 26 février 2014

Bonjour. À partir d'aujourd'hui, je ne ferai plus aucun commentaire sur les déclarations de M. Legault. Je ne sens plus le besoin de le faire. Le prochain scrutin au Québec s'en chargera. Gaston Langlais - Gaspé.

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