John Davis complète une randonnée de 12 000 kilomètres

Par Geneviève Gélinas, journaliste, graffici.ca
John Davis a complété son périple dimanche, à Cap-Gaspé dans le parc Forillon.

John Davis a complété son périple dimanche, à Cap-Gaspé dans le parc Forillon. Photo : Philip T. Lacinak

Il n’est pas trop tard pour créer un corridor d’aires protégées dans l’est des États-Unis et du Canada. C’est la conclusion de l’Américain John Davis, à l’issue d’une randonnée de 12 000 kilomètres à pied, à vélo et sur l’eau pour promouvoir ce projet.

M. Davis a terminé son périple dimanche à Cap-Gaspé, dans le parc Forillon, 10 mois après son départ de la Floride. Des membres du Sentier international des Appalaches, secteur Côte-de-Gaspé, l’ont accompagné pour les derniers kilomètres.

Selon M. Davis, une continuité d’aires protégées est cruciale pour le déplacement des animaux dans la partie est de l’Amérique du Nord. «Il est encore possible de créer cet "Eastern Wildway", même s’il sera bientôt trop tard, explique-t-il en entrevue à GRAFFICI.CA. Nous avons des espaces protégés aux États-Unis et au Canada, mais ils sont isolés. Il faut les relier à nouveau.»

Aux États-Unis, il faudra fermer des routes non essentielles sur les terres publiques, juge-t-il. « Et les routes existantes devront devenir plus sécuritaires pour les animaux en réduisant les limites de vitesse, en construisant des tunnels ou des ponts aux points de passage des animaux, et en éduquant les conducteurs », croit M. Davis.

La Gaspésie comme «ancrage»

Au Québec, où les routes sont moins nombreuses, M. Davis incite les autorités à protéger la bordure des cours d’eau, et à préserver les forêts anciennes. Il est d’avis que la Gaspésie «compte parmi les paysages les plus spectaculaires et les plus intacts», et doit être l’un des «ancrages» du réseau.

Après le défi physique, la partie la plus difficile commence : s’assurer que sur le terrain, des groupes agiront pour protéger ou restaurer les espaces. «Le gros du travail devra être fait par des organismes de conservation locaux, avec une pensée à l’échelle du continent», affirme M. Davis.

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