Politique

Jean-François Fortin officialise sa course avec un manifeste

Par Johanne Fournier, journaliste, graffici.ca
Jean-François Fortin (à gauche) est le premier candidat à déposer sa candidature à la direction du Bloc québécois afin de succéder au chef démissionnaire, Gilles Duceppe (à droite).

Jean-François Fortin (à gauche) est le premier candidat à déposer sa candidature à la direction du Bloc québécois afin de succéder au chef démissionnaire, Gilles Duceppe (à droite). Photo : Johanne Fournier

Depuis hier, le député de Haute-Gaspésie-La Mitis-Matane-Matapédia est devenu le premier candidat à entrer officiellement dans la course à la succession de Gilles Duceppe, qui a démissionné à la suite de la déconfiture de son parti, le 2 mai.

À une semaine de l’échéance convenue, Jean-François Fortin a déposé, à la permanence du Bloc à Montréal, son bulletin de mise en candidature à la présidence du parti.

Et maintenant, on se relève

Disponible sur son site Internet, son manifeste, intitulé «Et maintenant, on se relève», donne le ton à la campagne qu’entend mener le parlementaire de 38 ans, ancien maire de Sainte-Flavie.

Le document s’ouvre sur les grandes marées du 6 décembre qui ont déferlé sur sa région, ce qui amène l’auteur à faire une analogie avec le Nouveau Parti démocratique qui, lors des dernières élections fédérales, a balayé le Bloc québécois pour ne laisser que quatre rescapés, dont il fait partie. «La vague orange a déferlé sur nous et a emporté, sur son passage, la majorité de notre députation, écrit-il. Il faut donc, tout comme l’ont fait les gens de la Gaspésie, être unis plus que jamais et se mettre au travail afin de réparer les dégâts causés par cette vague.»

Confession et soutien au Parti québécois

Le jeune député confesse les erreurs de son parti. «Nous avons dit les vraies choses, nous avons défendu les bonnes causes, mais nous n’avons pas entendu la lassitude des Québécois», admet-il.

Jean-François Fortin estime que la défaite du 2 mai oblige à redéfinir le rôle du Bloc québécois. «Fort pendant plus de vingt ans d’une majorité de sièges au Québec, notre parti a fait du travail parlementaire son principal instrument pour défendre les intérêts du Québec et la promotion de la souveraineté, rappelle-t-il. Avec un groupuscule de députés à Ottawa, cette approche est désormais inefficace.»

Il en profite pour critiquer la division des forces souverainistes au Québec et donne son soutien au parti d’opposition du Québec. «Nous ne croyons pas que la multiplication des mouvements et groupuscules serve la cause souverainiste et croyons que le Parti québécois reste encore et toujours le seul véhicule pouvant nous mener au pays. C’est pourquoi, loin de nous en éloigner, nous devons en être le plus intime partenaire.»

1 commentaire

Daniel Jodoin a écrit le 29 octobre 2011

Et pendant ce temps, les promesses électorales sont bien loin en arrière, tout comme les intérêts de la population qui se font encore pelleter par en avant. La population s'est pourtant exprimé clairement lors des dernières élections; la grande majorité des gens en ont ras le ponpon de faire du surplace depuis plus de quatres décennies au nom de la séparation. Tristes et désolants sont ces trois candidats, qui prônent l'unité, tout en étant en lutte les uns contres les autres, pour la chefferie d'un parti de quatre. Ils sont, soit dans un déni total de la réalité exprimée haut et fort par les électeurs, soit tellement accros au pouvoir qu'on dirait qu'ils souffrent de la même pathologie que celle dont sont affectés les joueurs maladifs. Souhaitons leur un très bon dernier 'rush' d'adrénaline, en espérant que ce sera le dernier auquel ils auront droit, du moins, à nos frais. Le monde a changé et il se meurt. Si on pouvait accorder autant de poids médias à l'environnement que celui dont ces 'junky' du pouvoir s'accaparent, nos enfants auraient peut-être un meilleur avenir devant eux. Le temps n'est plus à ériger de nouvelles frontières, mais plutôt à unir les peuples dans la même bataille, celle pour la qualité de vie de nos enfant et de leurs enfants...

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