Intimidation : la stratégie du gouvernement bien accueillie

Par Thierry Haroun, journaliste, graffici.ca
La suicide de Marjorie Raymond, victime d'intimidation, a secoué tout le Québec. Sur la photo, des jeunes lui rendant hommage quelques jours après son décès.

La suicide de Marjorie Raymond, victime d'intimidation, a secoué tout le Québec. Sur la photo, des jeunes lui rendant hommage quelques jours après son décès. Photo : Johanne Fournier

C'est avec enthousiasme que les commissions scolaires de la région accueillent la Stratégie gouvernementale de lutte contre l’intimidation et la violence à l'école intitulée «L'intimidation, c'est fini: moi j'agis».

Cette stratégie, lancée par le premier ministre Jean Charest dimanche dernier, se décline en quatre phases, soit mobiliser, communiquer, légiférer et agir.

Concrètement, au cours des prochaines semaines, des publicités s'adressant aux jeunes de 10 à 17 ans seront notamment diffusées à la télévision et sur le Web. Abordant les thèmes de la cyberintimidation, de la violence physique et de la violence verbale, elles inviteront les jeunes à devenir des héroïnes ou des héros ordinaires en refusant de rester muets devant l'intimidation.

Le président de la Commission scolaire des Chics-Chocs, Jean-Pierre Pigeon,  reçoit cette stratégie avec un large sourire. «Nous sommes bien sûr heureux de cette initiative. Il s'agit maintenant de légiférer. Il s'agit aussi de voir combien de temps ça risque de prendre avant que [cette stratégie prenne place] dans les écoles pour qu'on puisse agir. J'ose espérer que les partis d'opposition seront conciliants avec la ministre pour que ça aille plus vite».

Cette stratégie est aussi «reçue de façon positive» à la Commission scolaire René-Lévesque, affirme son président, Jean Couture. Il tient à rappeler que si tout le monde doit y mettre du sien, «il n'en demeure pas moins, qu'à la base c'est le parent qui est appelé à sensibiliser son jeune. Et aujourd'hui, avec les réseaux sociaux, le parent doit faire preuve d'une vigilance extraordinaire presque 24 heures par jour!»

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