Politique

Hydrocarbures : pas de BAPE pour la Gaspésie, dit Blanchet

Par Geneviève Gélinas, journaliste, graffici.ca
En janvier, le ministre Yves-François Blanchet était de passage à Gaspé, accompagné du ministre Gaétan Lelièvre.

En janvier, le ministre Yves-François Blanchet était de passage à Gaspé, accompagné du ministre Gaétan Lelièvre. Photo : Geneviève Gélinas

GASPÉ – Il n’y aura pas de BAPE sur les hydrocarbures pour la Gaspésie, a affirmé le ministre Yves-François Blanchet dans la foulée d’une annonce aux Îles-de-la-Madeleine.

Le ministre du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs était de passage aux Îles vendredi pour annoncer qu’il confie un mandat au BAPE sur les effets potentiels de l’exploration et de l’exploitation des hydrocarbures sur les nappes phréatiques de l’archipel.

«Je n’ouvre pas la porte à un BAPE sur la Gaspésie», a précisé M. Blanchet, en entrevue à GRAFFICI.CA. Un BAPE doit se tenir «en amont», alors qu’en Gaspésie, «le projet est enclenché, on doit le gérer tel qu’il existe».

Québec prépare un projet de loi sur les hydrocarbures et un règlement sur l’eau potable, rappelle le ministre. Ces deux démarches répondront aux préoccupations des Gaspésiens, croit-il.

La Gaspésie aussi, demande la CRÉGÎM

La Conférence régionale des élus Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine (CRÉGÎM) a applaudi l’annonce d’un BAPE pour les Îles. Les élus demandent maintenant une «étude de la même envergure» sur la Gaspésie.

«Il est rassurant d’entendre le ministre parler de précaution dans le cadre de la mise en valeur des ressources naturelles, a déclaré  le directeur de la CRÉGÎM, Gilbert Scantland, par voie de communiqué. Nous espérons maintenant que cette logique soit appliquée également en Gaspésie, où des activités d’exploration ont cours à plusieurs endroits sur le territoire et qu’elles semblent dégager des perspectives intéressantes pour l’industrie.»

Aux Îles, Gastem veut forer un puits d’exploration de 2500 mètres de profondeur, sans fracturation, sur l’île du Cap aux Meules, dans le secteur de Fatima, en espérant trouver du gaz naturel.

En Gaspésie, les firmes Pétrolia et Junex ont déjà foré plusieurs puits d’exploration ces dernières années. Junex envisage la fracturation et Pétrolia ne l’exclut pas.

25 commentaires

Lablée France a écrit le 12 avril 2013

Pour tous les ministres Canadiens ,Français, tous les ministres de notre PlanèteTerre, pour tous les habitants de notre Planète, une citation du célèbre photographe humaniste Olivier Föllmi: " L'Homme doit faire preuve d'humilité et il a intérêt à trouver son harmonie avec la nature s'il veut survivre en tant que parité provisoire. Si nous continuons à dégrader notre environnement (encore plus vrai à 300m des habitations!) ce n 'est pas la nature que nous menaçons mais notre espèce."

Albert Picard a écrit le 11 avril 2013

La téléportation, une autre vieille technologie du futur antérieur. Et en plus c'est ennuyant la téléportation lorsqu'on est touriste. C'est mieux la voiture hybride ou électrique. Vous savez ce qu'on dit de la voiture hybride? Elle est comme une sirène. Quand on veut un poisson on obtient une femme et quand on veut une femme on obtient un poisson.

Joseph Leblanc a écrit le 11 avril 2013

@ M. Picard Vous connaissez le `rubber market ` une destination a distance d'une journée en auto. Malheuresement ça prend du pétrole pour amener les touristes dans la région a moins que vous ayez découvert le secret de SPOCK (LA TÉLÉPORTATION). sur ce bonne journée $$$$$

Michel L. Fréchette a écrit le 10 avril 2013

Bravo pour les échanges qui carburent avec des cerveaux à 2 temps comme dirait Desjardins dans sa chanson. Nos petites habitudes de vie à vélo, en planche à roulettes ou en VUS gonflés de type Hummer ne peuvent pas être considérées comme des références à mon humble avis dans l'échelle de comparaison. Tel que lu chez certains, l'argument posant la négation du progrès comme épreuve de logique tout autant que le retour à la vie des troglodytes sont ce qu'on appelle des preuves par l'absurde ou au mieux, des syllogismes boiteux. On parle de la planète et de notre supposé droit divin à l'exploiter comme seuls propriétaires maintenant et demain. La discussion est stérile car les enjeux nous dépassent largement. Les arguments des "pro-pétrole" visent un style de vie passéiste et une fonction économique ou financière à court terme sans commune mesure avec l'ignorance des conséquences. La négation d'un risque n'a aucun effet sur le risque comme tel. Les "contre pétrole" militent aussi pour un style de vie qui nous obligera à de profonds changements économiques, politiques et sociétaux. Une véritable renégociation du contrat social (Rousseau) et des règles qui nous commandent. Pour certains, on verra cela demain et pour d'autres, il est déjà trop tard. Comment imaginer que les positions soient conciliables. L'arbitre c'est le gouvernement élu et il semble que malheureusement en ce qui concerne la Gaspésie que nous chérissons tous pour mille raisons, nous n'aurons pas droit à cet exercice de l'intelligence tant espéré. Admettons que même la CRÉ-GIM, de par les exercices-citoyens menés récemment soit sensible à la nécessité de tenir un débat d'expertise bien au delà des tumultes des arguments émotifs même si sincères de part et d'autre. Refuser un BAPE dans l'état actuel des positions peut avoir des effets désastreux sur le capital de cohésion nécessaire pour développer notre Gaspésie surtout à la veille de la présentation d'une souhaitable vision stratégique rassembleuse. Est-ce pour nous préparer à ce qui s'en vient dans les hydrocarbures? Chose certaine, un BAPE pour la Gaspésie est légitime et aurait pour effet de jeter du sable sur le feu. Nous visons tous avec nos décisions et les conséquences qui en découlent. Monsieur Blanchet, tout comme Mme Maltais, il est encore temps, le Monde nous regarde.

lablée France a écrit le 10 avril 2013

Mais comment des gens qui gouvernent un pays, peuvent ils laisser détruire la vie d habitants tranquilles, (qui ont travaillé toute leur vie pour se payer une maison ) en laissant un industriel chercher du pétrole dans la cour de leur habitation , avec tous les risques que cela comporte QUEL MÉPRIS DU CITOYEN. ou est la démocratie et le respect du citoyen

Albert Picard a écrit le 10 avril 2013

Il y a des alternatives au vif poison toxique et destructeur qu'est le pétrole. Par exemple, NORAX (à Saint-Romuald de Lévis), une fonderie qui fonctionne à l'électricité plutôt qu'au gaz pour faire fondre l'acier. NORAX a des clients pour sa technologie aux USA, en Malaisie, au Brésil et même à cet étrange pays le Canada. Ai-je besoin de vous préciser que l'ingénieur qui travaille pour NORAX se dit environnementaliste et affirme qu'il a d'autres projets qui vont dans ce sens? (source Marie-Pier Cayer, Le Soleil, mardi 9 avril 2013). P.S. Monsieur Pelletier le fait que vous ayez adopté une posture beaucoup mois hargneuse, ne signifie pas que vous êtes soudainement porteur du flambeau des alternatives au pétrole. Avant de répéter en boucle vos critiques injustifiées à l'égard des environnementalistes, ce que vous êtes mais que vous dissimulé au plus profond de votre être, comme cela vous rendait honteux, prenez donc le temps de faire votre coming out.

Joseph Leblanc a écrit le 10 avril 2013

@ m. Picard pas le temps de répondre le marché ouvre dans 5 minutes $$$$$$ .travaille dans l'ouest Canadien présentement

Albert Picard a écrit le 10 avril 2013

Monsieur Leblanc, votre argument sur le tourisme et sa consommation de pétrole est perfide. Puisqu'il n'y a toujours pas de preuve de pétrole commercialement exploitable et non saccageur de l'environnement en Gaspésie, avec le genre d'argument que vous nous servez froid, on se demande si vous allez quittez la Gaspésie à pied ou à vélo lorsqu'on la fermera. On est encore loin des fabulations de monsieur Pelletier qui voit déjà l'autosuffisance pétrolière.

Benoit Trépanier, Directeur GRAFFICI a écrit le 10 avril 2013

Le débat sur cette tribune est intéressant et respectueux. Merci beaucoup à tous. J'aime vous lire.

Gaston Langlais a écrit le 9 avril 2013

Bonjour, @ Lisette. Imaginez que je sors et que je fais aussi un peu de recherche. Je peux vous affirmer que je n'ai pas encore vu de gréement fonctionnant à l'hydrogène en Gaspésie, dans le Bas St-Laurent ni ailleurs au Québec. La NASA en fait usage avec un haut degré de risque. Gaston Langlais - Gaspé.

Lee a écrit le 9 avril 2013

Les élus on un devoir de prudence, ils n'ont pas de le droit d'être négligeant envers les Gaspésiens et prudent ailleurs. Il faut un BAPE en Gaspésie comme ailleurs, nous ne sommes pas des citoyens de 2ème classe.

Albert Picard a écrit le 9 avril 2013

Monsieur Poirier, je ne vois pas du tout en quoi il serait déraisonnable de cesser toute exploitation ou exploration du pétrole en Gaspésie. Cela m'apparaîtrait d'une très grande sagesse Par ailleurs si je consomme du pétrole je fais partie du problème, et si je fais partie du problème je me qualifie à faire partie de la solution. Une dernière chose sur laquelle vous avez tord : vous avez tout intérêt à vivre au présent à chaque seconde de votre vie, et de laisser l'avenir venir à vous plus vite que vous ne pouvez le prédire. Vous me semblez tellement empêtré dans des schémas qui agissent comme prisme dans votre champ visuel. Essayez de changer de barnik, vous verrez peut être le monde autrement.

Joseph Leblanc a écrit le 9 avril 2013

Patience il reste trois conseil des ministres d'ici la fin du mois pour nous sortir le réglement sur le forage pétrolier et en même temps le plan de relance de la Gaspésie. Quel curieux hasard...............P.S.pour notre consommation de produits pétroliers c'est bien beau réduire mais si on applique ça a l'industrie touristique alors la nous aussi bien fermer la région parce que les touristes viennent en: auto,autobus, v r motorisé avion,train ( quand il fonctionne ) et en bateau de croisiere tous consommes des produits pétroliers..

Martin Zibeau a écrit le 9 avril 2013

M. Langlais, Merci d'avoir précisé votre intention. Permettez-moi de vous relancer un peu, poliment. Selon vous, afin de tenir un discours disons "pour" l'environnement, faut-il absolument avoir dit adieu à notre voiture et aux produits pétrolier en général ? Y a-t-il de la place pour l'amélioration ? Par exemple, nous possédons une voiture, mais en tant que famille, avons décidé d'acheter une maison à une distance raisonnable de notre lieu de travail, nous permettant de nous y rendre en vélo lorsque la température le permet ou autres. Cela me donne-t-il le droit de m'exprimer sur un projet de société dans lequel le pétrole prendrait de moins en moins de place, et ce, le plus rapidement possible ?

lisette a écrit le 9 avril 2013

@Gaston Langlais: Oui des gens ont troqué des moteurs à pétrole pour des moteurs à Hydrogène. Vous n'avez qu'à regarder le nouveau bateau de la garde Cotière canadienne et une partie de la flotte américaine qui fait la guerre pour le pétrole en utilisant des moteurs qui fonctionne avec de l'hydrogène que l'on retrouve dans l'eau. Les technologies alternatives au vélo existent par centaines, faite un peu de recherche et vous verrez que le développement peut se faire autrement qu'au détriment de l'environnement et des populations.

Gaston Langlais a écrit le 9 avril 2013

@ M. Martin Zibeau. Je veux tout simplement savoir si des personnes ont troqué l'automobile pour le vélo ou la marche, convaincues qu'elles étaient de contribuer à la réduction de la pollution atmosphérique d'une part, et de refuser d'encourager les pays producteurs d'autre part, ceux qui n'ont aucun respect pour l'environnement. Gaston Langlais - Gaspé.

Bilbo Cyr a écrit le 9 avril 2013

L'excuse de la clause "Grand-Père" pour ne pas mandater le BAPE en Gaspésie ne tient pas la route. C'est pas parce que c'est parti tout croche qu'on ne devrait pas avoir un mot à dire. Le principe de précaution qui a justifié les intervention ailleurs ( a moins que ce ne soit seulement le prix du gaz) devrait prévaloir ici aussi. Un BAPE aux Iles, un moratoire dans les basses terres, peut-être un BAPE a Anticosti, mais une carte blanche à l'industrie pour la Gaspésie... Sommes-nous des citoyens de moindre valeur?

Martin Zibeau a écrit le 9 avril 2013

Y a-t-il d'autres personnes qui pensent que l'impact social et environnemental versus la quantité de pétrole disponible ne vaut pas la peine d'exploiter en Gaspésie ? Et les personnes qui sont pour l'exploitation, quels sont les chiffres que vous avez pour encourager cette exploitation ? Je pose la question respectueusement sans vouloir provoquer qui que ce soit. @ M. Langlais : Quel but visez-vous en posant une telle question ? Est-ce que si je dépends du pétrole aujourd'hui mais que je travaille à réduire cette dépendance je me qualifie à avoir le droit de vous parler ?

simon a écrit le 9 avril 2013

Le ministre de l'Environnement a dit qu'on se devait de considérer l'option de produire du pétrole puisqu'on en consomme. Est-il au courant que le Canada est un EXPORTATEUR de pétrole? Au ministre de l'Environnement : «comment comptez-vous faire pour garder le pétrole au Québec (et diminuer l'importation), sachant que l'ALÉNA stipule que le pétrole est soumis au libre marché et qu'on ne peut en limiter l'exportation». Réponse : «on n'est pas rendu là». On ne travaille pas pour le peuple on travaille pour les lobbys avec aucune vision à long terme. Je n'en reviens pas de lire ceux qui ont une position antirespect de la population et go il faut qu'on fasse n'importe quoi et ce même si on ne gagne rien. Les gens payés pour dire ça ne représentent absolument personne d'autre que le lobby et qu'ils arrêtent de nous jouer la carte des citoyens imbécile» ! Les vrais citoyens informés et consciencieux veulent un BAPE.

Gaston Poirier a écrit le 9 avril 2013

Pelletier : Vous n'êtes pas mon ami, et les Bilbo et Goudreau de ce monde ne le sont pas non plus. Vous me voyez comme un vert et les verts me voient comme l'un des vôtres. C'est la preuve que je suis un modéré et un raisonnable. Donc, arrêtez de m'associer aux verts s.v.p.! Je suis un pro-développement, mais contrairement à vous, je crois que le développement doit toujours se faire en respect des populations et de l'avenir de celles-ci (d'où la notion environnementale). Vivre au présent c'est bien, mais regarder vers l'avenir, c'est mieux! Bref, soyons RAISONNABLES. Est-ce qu'un BAPE est obligatoire pour s'assurer du respect de l'environnement? Est-ce qu'un arrêt complet des forages est nécessaire? Je ne crois pas car je crois qu'avec une surveillance et des règles adéquates, on peu arriver à une exploration et une exploitation respectueuse des gens et des générations futures. Les verts me traiteront de naïf : je répondrai que je suis réaliste.

Gaston Poirier a écrit le 9 avril 2013

@ Pelletier : Au cas où vous n'auriez toujours pas compris, je ne suis pas un vert... ni (contrairement à vous), un extrémiste du développement à tout prix. Je suis un extrême-modéré qui veut seulement qu'on développe la région, mais en respect des gens et de l'environnement... mais je ne peux pas sacrifier le développement pour 2 grenouilles non plus! Vous voyez?

Gaston Poirier a écrit le 8 avril 2013

@ Gaston Langlais : Même si on utilise du pétrole, on a le droit que le développement se fasse correctement. Un n'empêche pas l'autre! Entre un oui à tout prix et un non coûte que coûte, y a une marge! Honnêtement, je me fous qu'il y ait un BAPE ou non. L'important, c'est que l'industrie soit mieux encadrée et qu'elle arrête de forer dans la cour des citoyens.

Gaston Langlais a écrit le 8 avril 2013

Bonsoir, J'aimerais lire les propos de ceux qui n'utilisent plus le pétrole de mêne que ses dérivés. Gaston Langlais - Gaspé.

Laurent Juneau a écrit le 8 avril 2013

Justement M. le ministre : NOUS N'AVONS JAMAIS ÉTÉ CONSULTÉS en amont ! L'industrie a essayé de nous en passer une p'tite vite et ça semble avoir fonctionné à merveille ! Et ce n'est pas parce que le tout a été MAL FAIT qu'il faut tolérer cette situation : nous ne sommes pas dupes ! Nous exigeons un moratoire TOTAL sur toute la filière hydrocarburienne TANT ET AUSSI LONGTEMPS qu'il n'y aura pas une loi CONVENABLE, qui encadre réellement l'industrie et ce tant à L'EXPLORATION qu'à L'EXPLOITATION, car la phase d'EXPLORATION est extrêmement dangereuse, périlleuse et surtout très mal encadrée, sinon pas encadrée du tout ! Nous demandons aussi un BAPE générique , à savoir si on devrait OUI ou NON aller de l'avant avec certains projets contreversés en Gaspésie et Anticosti . Cet étape aurait DU être accomplie au tout début du processus. Il faut CORRIGER le tir M. le ministre et ça presse !

joseph leblanc a écrit le 8 avril 2013

Bon ben on est faite ! la Gaspésie va virer Québec Solidaire avec cet annonce par le PQ vive Françoise, vive Amir

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