Politique

Hydrocarbures dans le golfe : Mulcair dit non «pour le moment»

Par Antoine Rivard-Déziel, journaliste, graffici.ca
Le candidat à la direction du Nouveau Parti démocratique (NPD), Thomas Mulcair, était de passage en Gaspésie cette semaine.

Le candidat à la direction du Nouveau Parti démocratique (NPD), Thomas Mulcair, était de passage en Gaspésie cette semaine. Photo : Antoine Rivard-Déziel

Le candidat à la direction du Nouveau Parti démocratique (NPD), Thomas Mulcair, soutient que les méthodes pour extraire les hydrocarbures dans le golfe ne sont pas assez sécuritaires pour autoriser l'exploration et l’exploitation de la ressource.

L’aspirant chef du NPD a fait cette déclaration à l’occasion de son passage en Gaspésie cette semaine. M. Mulcair ne ferme pas la porte à une éventuelle exploitation, mais affirme qu’il est impossible, «pour le moment», d’exploiter cette ressource de façon sécuritaire. «Il faut regarder ce qui s’est passé dans le golfe du Mexique pour réaliser que si on n’applique pas les principes du développement durable, on court le même risque», a-t-il déclaré.

À son avis, un gouvernement responsable doit absolument appliquer le principe de «précaution» dans ce dossier. M. Mulcair souhaite donc que des techniques plus éprouvées soient découvertes avant d’exploiter. «Je pense qu’il faut être extrêmement prudent avant de brader ces ressource à des intérêts étrangers», a-t-il ajouté.

«Pays colonisé»

Si le gouvernement autorise l’exploitation de la ressource dans l’état actuel des choses, M. Mulcair estime qu’il s’agit d’un comportement digne d’un «pays colonisé». Il mentionne que la population ne doit jamais perdre de vue que les ressources naturelles lui appartiennent. «Si on croit qu’elles appartiennent à ceux qui ont payé des peanuts pour des droits de forage, on est en train de revenir un pays colonisé», a-t-il lancé.

Si les intérêts privés souhaitent investir dans cette industrie, M. Mulcair appelle à la vigilance. «Il faut s’assurer que nous, le peuple, gardions les fruits de l’exploitation.» Il donne en exemple la Norvège où il existe des partenariats avec les entreprises privées afin que le pays perçoive «sa juste part du gâteau».

M. Mulcair a par ailleurs rappelé qu’il est à l’origine du moratoire de 10 ans sur l’exploitation et l’exploration des hydrocarbures dans le golfe du Saint-Laurent. «Comme ministre de l’Environnement, c’est moi qui a imposé ce moratoire.»

Le gouvernement actuel a reconduit ce moratoire, mais une évaluation environnementale stratégique est actuellement réalisée dans le golfe. Le gouvernement du Québec devra donc éventuellement trancher si, oui ou non, il autorise l’exploitation de la ressource. 

1 commentaire

Hugues Lantin a écrit le 18 février 2012

Il dit non pour le moment:très astucieux ce monsieur Mulclair !

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