Hydrocarbures : la CRÉGÎM demande plus de cohérence dans le golfe

Par Thierry Haroun, journaliste, graffici.ca
Une cohérence sur le plan de la protection environnementale du golfe du Saint-Laurent à l'échelle des cinq provinces maritimes concernées s'impose, d'après la Conférence régionale des élus de la Gaspésie-les-Îles.

Une cohérence sur le plan de la protection environnementale du golfe du Saint-Laurent à l'échelle des cinq provinces maritimes concernées s'impose, d'après la Conférence régionale des élus de la Gaspésie-les-Îles. Photo : Thierry Haroun

Une cohérence sur le plan de la protection environnementale du golfe du Saint-Laurent à l'échelle des cinq provinces maritimes concernées par l’exploration et l’exploitation des hydrocarbures s'impose, d'après la Conférence régionale des élus de la Gaspésie-les-Îles.

Cette réflexion a été émise par la direction de la CRÉGÎM dans le cadre du dépôt récent de son mémoire devant l’Évaluation environnementale stratégique (ÉES)  sur la mise en valeur des hydrocarbures dans le golfe du Saint-Laurent. Celle-ci est conduite par la firme Génivar qui a reçu le mandat du gouvernement du Québec.

Le président de la CRÉGÎM, Bertrand Berger, soutient l’idée qu’il faut une évaluation environnementale sur l’ensemble du golfe, indépendamment des frontières entre les provinces. «Le gouvernement fédéral aurait intérêt à s’entendre avec les provinces entourant le golfe et leurs régions concernées pour harmoniser les différents cadres légaux en matière de gestion des ressources naturelles.»

«Selon nous, renchérit le directeur de la CRÉGIM, Gilbert Scantland, le golfe du Saint-Laurent, c'est comme un grand lac, les courants circulent autant dans un sens que dans l'autre.»

Enfin, la CRÉGÎM met en doute le poids réel accordé à l’implication des communautés dans l’optique de l’ÉES. «Je pense que les communautés doivent être plus impliquées, non seulement dans les décisions qui seront prises sur leur territoire, mais également dans les bénéfices qui seront retirés. Parce que, actuellement, on parle de 120 emplois sur une plateforme [pétrolière] et s'il y a 60 [travailleurs] qui viennent d'ailleurs, ça ne laisse pas grand-chose pour les gens du milieu.»

On notera que le Regroupement national des Conseils régionaux de l’Environnement du Québec a également déposé un mémoire qui recommande notamment qu'aucune «décision favorable au développement des hydrocarbures extracôtiers ne devrait être prise sans une meilleure connaissance de l'environnement fragile concerné.»

1 commentaire

Hugues Lantin a écrit le 31 janvier 2012

Tout à fait vrai quoique tous les riverains concernés font partie du Canada et sont reglémentés par les lois environnementales canadiennes et celles des gouvernements provinciaux respectifs. Ces lois sont très claires et les compagnies exploratrices ont intérêt à les respecter. Les citoyens ont élu des députés pouvant parler en leur nom. Des comités de vigilance peuvent ainsi être formés dans chacune des provinces concernées et faire front commun pour apporter des opinions positives ou négatives en rapport avec les projets d'exploitation en cause. Lorsqu'il y a solidarité et action au niveau des populations, tout devient possible puisque l'on vit en démocratie. Le golfe Saint-Laurent est fragile, tout le monde en est conscient. Des hydrocarbures ça s'exploite; les technologies sont efficaces mais rien ne vaut la prévention et la surveillance lorsqu'il s'agit d'intervenir dans un bassin hydrographique vitale pour une immense région maritime dont une bonne partie de l'économie en dépend. Soyons prévenants et vigilants car une seule erreur peut être fatale à tout jamais lorsqu'on bouleverse le fond d'une mer.

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