Hydro-Québec a violé les règles du ministère à New Richmond

Par Gilles Gagné, journaliste, graffici.ca
Hydro-Québec a contrevenu au certificat d’autorisation qui lui avait été accordé pour dégager un couloir visant à accueillir une ligne électrique.

Hydro-Québec a contrevenu au certificat d’autorisation qui lui avait été accordé pour dégager un couloir visant à accueillir une ligne électrique. Photo : Gilles Gagné

Hydro-Québec a contrevenu au certificat d’autorisation qui lui avait été accordé pour dégager un couloir visant à accueillir une ligne électrique en rasant les abords du ruisseau de Léopold Audet à New Richmond entre les 20 et 24 août.

Une technicienne du ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs a inspecté l’après-chantier le 28 août, suivant une plainte déposée par M. Audet. Son rapport est clair. La coupe commandée par Hydro-Québec ne répond pas au traitement s’appliquant au terrain du propriétaire.

En fait, la coupe totale, jusqu’au sol, ne répond à aucun type de traitement prévu par le ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs (MDDEP) en situation d’aménagement d’une ligne électrique.

Hydro-Québec peut couper les arbres et arbustes jusqu’à 30 centimètres du sol, mais seulement sur un terrain plat, sans cours d’eau. Sur un terrain légèrement en pente, mais sans cours d’eau, elle aurait été forcée de laisser les plantes de 2,5 mètres de hauteur et moins.

Le ruisseau de Léopold Audet est situé en creux de coulée, et ses abords ont une forte pente.

Le type d’intervention s’appliquant à ce terrain, selon François Fortin, le directeur adjoint du MDDEP, est «en nuances, ce qui veut dire une coupe des arbres permettant le dégagement des conducteurs. Une allée centrale de cinq mètres de largeur aurait pu être autorisée pour permettre le passage des câbles conducteurs et de la machinerie».

La coupe ordonnée par Hydro-Québec à son sous-traitant a dégagé des dizaines de mètres de terrain, en fait sur toute la largeur de la servitude accordée à la société publique. Le ruisseau disparaît régulièrement sous les résidus de bois déchiqueté.

Le 5 septembre, le ministère a envoyé une lettre à Hydro-Québec pour signaler le non-respect du certificat d’autorisation des travaux. Le ministère s’attend à une communication avant le 19 septembre. «On s’attend à des propositions de correctifs, à une re-végétation, à une plantation sur une partie du terrain», dit François Fortin. Des pénalités pécuniaires sont envisagées.

Léopold Audet continue de penser qu’Hydro-Québec «a voulu me faire plier», parce que lui et son voisin, Raynald Murphy, n’ont pas signé d’entente d’indemnisation pour le passage de la ligne de raccordement, qui servira à acheminer sur le réseau l’électricité produite par le projet éolien Venterre, de TransAlta.

Sabrina Bossé, d’Hydro-Québec, assure que la société «va prendre connaissance de cet avis et on donnera les suites nécessaires en fonction des recommandations. On va y donner suite dans les délais.»

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3 commentaires

Yanick Desbiens a écrit le 14 septembre 2012

Le problème avec Hydro-Québec, c'est qu'il s'agit de la vache à lait du gouvernement provincial. Puisque le gouvernement lui demande toujours plus d'argent, ils montent les tarifs d'électricité et font ensuite des "jobs de cochon" parce que c'est moins cher. Si on leur donne des amendes, ils vont encore monter le prix de l'électricité et c'est nous qui allons payer de toutes façons... Il faut enlever la main mise des quelques cravateux qui dirigent cette société d'état comme s'ils en étaient propriétaires. Cette société nous appartient et devrait agir dans nos intérêts, il faut modifier en profondeur l'administration de cette société d'état afin qu'elle soit totalement transparente, responsable et redevable envers les citoyens à qui elle appartient. J'irais même jusqu'à proposer que son conseil d'administration soit élu et non nommé de façon partisane par des premiers ministres, Hydro-Québec ne devrait être ni rouge, ni bleue, ni d'aucune autre couleur, elle devrait être au service de tous les Québécois Il s'agit, à mon avis, du seul moyen pour qu'Hydro-Québec redevienne la fierté des Québécois au lieu d'en devenir progressivement la honte.

Michel Denis a écrit le 14 septembre 2012

Et çà parle d'énergie propre,de développement durable alors qu'ils agissent en terroriste ....bla,bla,bla,bla.!!

Marie-Eve Tessier a écrit le 13 septembre 2012

Qu'est-ce que des pénalités pécuniaires ? Est-ce parce que c'est c'est une socitété d'état qu'il n'y a pas d'amendes d'envisagées ? Hydro-Québec a le droit à tout en échange d'svertissements ?

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