Tourisme

Hébergement illégal : l'ATR salue les efforts de Québec

Par Thierry Haroun, journaliste, graffici.ca
L’engagement de Québec de serrer la vis aux hébergements illégaux est bien reçu par la directrice de l’Association touristique régionale de la Gaspésie, Joëlle Ross.

L’engagement de Québec de serrer la vis aux hébergements illégaux est bien reçu par la directrice de l’Association touristique régionale de la Gaspésie, Joëlle Ross. Photo : Thierry Haroun

L'Association touristique régionale de la Gaspésie (ATQR) salue la décision de Québec de porter une attention particulière au problème de l'hébergement illégal.

Selon le quotidien Le Soleil, en 18 mois, le ministère du Tourisme a identifié 1328 établissements touristiques qui contreviennent d'une façon ou d'une autre aux règles établies, tant provinciales que municipales. De ce nombre, malgré les avis et pressions, 351 ne se conforment toujours pas aux règles.

De son côté, GRAFFICI.CA a obtenu les chiffres pour la région de la Gaspésie selon lesquelles entre le 1er avril 2011 et le 31 octobre 2012, Tourisme Québec a traité 105 cas d’hébergement illégal sur le territoire de la Gaspésie touristique, soit de Sainte-Flavie à Sainte-Flavie, surtout des résidences de tourisme. Les deux tiers ont été dénoncés par le public. Dans les autres cas, le ministère a effectué des actes de dépistage.

Très bien reçu

Ce fléau n'est pas étranger à la directrice de l'ATRG, Joëlle Ross. «Écoutez, on sait que dans la vie il y a des établissements qui ont des permis [d’exploitation] et qui sont membres de l’ATR. Il y a des établissements qui ont des permis et qui ne sont pas membres de l’ATR. On sait aussi qu’il y a des gens qui n’ont pas de permis qu’on retrouve partout au Québec.»

L’engagement de Québec de sanctionner sévèrement les établissements illégaux plaît à Mme Ross. «Ce sera bénéfique pour l’ensemble de la communauté [touristique]», dit-elle

Ainsi, en obligeant tous les établissements à se conformer à la législation, l’image de l’industrie touristique ne s’en portera que mieux, fait valoir Mme Ross en précisant que tous contribueront ainsi «à la taxe sur l’hébergement».

«En Gaspésie, on les connaît un peu [les établissements illégaux]. On les remarque quand on circule sur le territoire. On le voit juste dans la façon que l’établissement s’affiche.»

Mme Ross propose aux gens «de porter plainte» contre ces établissements. 

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