Éducation

Grève : les étudiants du campus de Gaspé se prononceront bientôt

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Le président de l’Association générale des étudiants du Cégep de la Gaspésie et des Îles, Vincent-Olivier Bastien, dénonce la hausse des frais de scolarité universitaire.

Le président de l’Association générale des étudiants du Cégep de la Gaspésie et des Îles, Vincent-Olivier Bastien, dénonce la hausse des frais de scolarité universitaire. Photo : Philippe Daoust

Les étudiants du campus de Gaspé du Cégep de la Gaspésie et des Îles détermineront aujourd’hui la date de l’assemblée générale spéciale de grève contre la hausse des frais de scolarité.

La rencontre devrait avoir lieu la semaine prochaine et les collégiens auront alors à déterminer s’ils se joignent au mouvement national qui prend de plus en plus d’ampleur à travers la province.

«Les modalités de grève seront établies à ce moment si c’est la volonté des membres. Il y a différentes options comme quelques jours seulement ou une grève générale», précise le vice-président aux affaires externes et responsable aux communications de l’Association étudiante, Dave Ferguson qui affirme que les étudiants de Gaspé semblent prêts à faire face à la musique.

«Les options sont présentées aux étudiants. On défait surtout les rumeurs et mythes qui circulent.»

Le campus de Carleton-sur-Mer devrait faire de même au cours des prochains jours tout comme les cégeps de Rimouski et Baie-Comeau. Les étudiants du Cégep de Matane se sont prononcés en faveur de la grève générale la semaine dernière.

Ingérence dénoncée

Par ailleurs, l’Association générale des étudiants du Cégep de Gaspé joint sa voix à celles de Rimouski, Baie-Comeau et Matane pour dénoncer l’Université du Québec à Rimouski qui s’ingère dans les affaires étudiantes.

Les administrateurs de l’UQAR ont fait parvenir un communiqué aux étudiants de l’établissement, à la veille d’une assemblée générale, pour les prévenir que la session pourrait être annulée et la totalité des activités et services suspendus en cas de débrayage prolongé.

«C’est une technique malhonnête basée sur la peur. On tente d’influencer le résultat du vote. L’UQAR doit se rétracter», souligne M. Ferguson qui croit que l’université est un lieu où le débat démocratique doit se faire librement.

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