Développement économique et exportation

Grande-Rivière : la scierie du groupe G.D.S. vendue

Par Geneviève Gélinas, journaliste, graffici.ca
La scierie de Grande-Rivière n’avait plus transformé de bois depuis 2009.

La scierie de Grande-Rivière n’avait plus transformé de bois depuis 2009. Photo : Geneviève Gélinas

Des gens d’affaires de Chandler ont acheté la défunte scierie du groupe G.D.S. à Grande-Rivière.

L’acheteur est une firme récemment créée, Gestion industrielle du Rocher-Percé, contrôlée par Jean Langlais et son fils Alain Langlais, des Entreprises Langlais et Fils. Cette dernière compagnie a comme principale activité la collecte des matières résiduelles dans la MRC du Rocher-Percé.

La scierie avait rouvert quelques semaines à la fin de 2009, après 26 mois de fermeture. C’est la dernière fois qu’elle a transformé du bois. Elle a déjà employé 40 personnes.

Pour l’entreposage d’abord

Une partie du bâtiment servira à entreposer la machinerie des Entreprises Langlais. «L’autre partie sera mise en location pour d’autres entreprises», affirme Alain Langlais. L’homme d’affaires, aussi ingénieur de procédés, ne cache pas qu’il caresse d’autres projets pour la seconde partie du bâtiment, mais refuse de les détailler. «On travaille sur différents procédés dans le domaine chimique», dit-il.

Le terrain de 300 000 mètres carrés contigu à la scierie, aussi acquis par sa firme, est zoné industriel, souligne M. Langlais. «Ça peut être développé plus tard», dit-il.

Et le bois?

Les 6000 cordes (21 000 mètres cubes) de bois encore entreposées dans la cour de la scierie sont incluses dans la transaction.

Ce bois servira en partie à chauffer le bâtiment à la biomasse. Une part sera déchiquetée pour entrer dans la fabrication du compost au site de compostage de Chandler. Une certaine quantité pourrait aussi être vendue comme bois de chauffage à des particuliers.

Le maire résigné

Le maire de Grande-Rivière, Bernard Stevens, s’était résigné depuis un moment à la fermeture définitive de la scierie. «On mise maintenant sur le projet d’Atlantic Fiber [projet de granules et de sciage] à Chandler. On a des garanties pour les anciens employés [de la scierie de G.D.S.].»

Fin 2011, le ministère des Ressources naturelles a transféré l’approvisionnement forestier de la scierie de Grande-Rivière aux autres usines de GDS à Grande-Vallée et à Pointe-à-la-Croix, à l’Association coopérative forestière de Saint-Elzéar et aux Micmacs de Gespeg.

5 commentaires

Albert Picard a écrit le 14 novembre 2012

Vous connaissez la rumeur monsieur Pelletier? On dit que GDS s'est associée avec une compagnie en Virginie de l'ouest afin de fabriquer un bidule qui s'appelle la Bguette GDS de sourcier 2012. Elle sera vendu environ 1000$. C'est un morceau de plastique ( de là le procédé chimique auquel vous faites allusion) qu'on a fixé à une antenne de La Source. Elle est utilisée pour détecter si il y a de la marijuana dans les vestiaires des polyvalentes. Un peu à la manière de la baguette du sourcier. La réponse à savoir si ça marche, c'est oui si vous ouvrez assez de casiers. Je crois que c'est la leçon-clé de cette rumeur. Pas besoin d'y mettre autant d'années de recherches et d'essais, et d'y investir tout ce qu'on a jusqu'à sa derniere chemise. Comme vous avez offert gracieusement de bons conseils à GDS, la compagnie vous réservera une baguette à un prix de lancement de 599,95$. À ce prix-là pour trouver du bon pot gratuit, c'est pas cher. Vous pourrez vous en remplir les poumons et le cerveau de cette fumé au THC qui semble est la source de vos interventions inspirées.

Bilbo a écrit le 14 novembre 2012

M. Pelletier, je vous aime!

Bilbo a écrit le 13 novembre 2012

Ah oui, M.Pelletier. Vous avez certainement raison. Je suis un ti-joe qui ne comprend rien. Une chance que vous me faites don de vos lumières pour m'éclairer, vous dont la science est si fondamentalement transcendante que votre parole est quasi-évangélique. Vous savez assurément de quoi vous parlez en tout temps et le doute ne vous effleure jamais l'esprit. Personnellement, je préfère mes doutes à vos certitudes, mais c'est surement parce que je ne comprends rien...

Bilbo a écrit le 13 novembre 2012

Pourceaux, M Pelletier. Un BAPE, ça va avant le début des opérations, pas après. Et une entreprise fière de ce qu'elle fait ne devrait pas le craindre. Enfin, s'il fallait tout savoir d'une entreprise avant de réclamer un BAPE, on n'en aurait pas besoin. Ca sert justement à ça, faire sortir de l'information...Demander un BAPE n'est pas s'opposer à un projet, c'est s'y intéresser au point de vouloir le comprendre, et respecter l'intelligence au point de vouloir qu'une tierce partie analyse les résultats.

Gaston Poirier a écrit le 13 novembre 2012

Comme l'argent ne pousse pas dans les arbres... et que les arbres ne poussent pas dans l'argent, c'était probablement judicieux de donner une seconde vie à ces installations...

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