AL-TO-GÎTES à la recherche d'une municipalité d'accueil

Par Antoine Rivard-Déziel, journaliste, graffici.ca
Le fondateur d'AL-TO-GÎTES, David Grenier, et la présidente, Mélanie Chapados.

Le fondateur d'AL-TO-GÎTES, David Grenier, et la présidente, Mélanie Chapados. Photo : Antoine Rivard-Deziel

NEW CARLISLE - L'organisme AL-TO-GÎTES abandonne son projet d'implantation d'une maison de thérapie à New Carlisle et se retrouve en recherche pour une municipalité d’accueil.

Cette décision a été prise après que le conseil municipal ait  retiré son appui au projet, qui prévoyait la mise en place d'un service de thérapie de 24 semaines pouvant accueillir 15 résidants, ayant des problèmes de dépendances, comme à la drogue, l'alcool et le jeu.

Le fondateur, David Grenier et la présidente, Mélanie Chapados, soutiennent que le conseil municipal s'est rendu aux arguments de certains citoyens qui ne souhaitaient pas voir la maison de thérapie avoir pignon sur rue dans le bâtiment visé, au 152 boulevard Gerard D. Lévesque.

La Ville justifie sa décision par l'absence de stationnement. Le maire, Stephen Chatterton, explique qu'en vertu de la réglementation, les promoteurs devaient s'assurer d'avoir suffisamment d'espaces de stationnement pour obtenir le permis permettant le changement de vocation du bâtiment, ce qui n'est pas le cas actuellement. « Il n'y jamais eu de blocage. La question du stationnement a été discutée dès le début du projet et n'a jamais été réglée. On a même proposé aux promoteurs de s'établir ailleurs sur le territoire », dit-il, ajoutant que « c'était un bon projet ».

La présidente d'AL-TO-GÎTES, Mélanie Chapados, estime plutôt que la crainte de voir une maison de thérapie à New Carlisle est la vraie raison qui explique la volte-face du conseil municipal. « Les gens dans le milieu avaient peur qu'une ressource comme la nôtre soit installée en plein cœur de New Carlisle », pense-t-elle, ajoutant que les « administrateurs sont déçus » du dénouement. « Écoutez, nous avions déboursé 3 500 $ pour le plan d'architecte et développé un plan d'affaires avec le CLD. Maintenant, nous devons recommencer ailleurs », dit la présidente.

L'argent amassé grâce aux dons des citoyens n'est cependant pas perdu. Les promoteurs sont en discussion avec deux municipalités de la Baie-des-Chaleurs pour établir la maison.

3 commentaires

David Grenier a écrit le 7 mai 2014

D'ailleurs j'ai d'autres arguments, vous le savez que nous sommes le seul pays qui sépares les deux maladies soit la maladie mentale et la toxicomanie. Pourtant les deux se traitent toujours en concomitance. D'après les statistiques, nous pouvons constater que les femmes souffrent de troubles d'anxiété, de troubles de l'humeur et consultent beaucoup plus que les hommes, tandis que les hommes eux s'auto médicamente, donc souffrent de toxicomanie et consomment pour geler leurs émotions. Nous sommes la seule région qui n'a pas ce genre de service au Québec et la demande est criante, les statistiques prouve que la Gaspésie trône au sommet de quelques problématiques telles la consommation, le jeu, le suicide et la violence conjugale.

Christian Nadeau a écrit le 6 mai 2014

Incroyable votre histoire... ça fait des années que vous travaillez sur ce projet. J'ai vraiment hâte que votre maison de thérapie voit le jour. Continuez, c'est pas demain que les besoins en ce sens vont diminuer.

Mélanie Chapados a écrit le 6 mai 2014

Un gros merci à Antoine Rivard-Deziel pour l'article. Al-To-Gîtes se doit d'ouvrir le plus tôt possible pour répondre aux besoins de notre région. Un suicide est un suicide de trop! Je suis certaine qu'avec une municipalité ouverte à notre cause nous serons en mesure d'offrir nos services. Moi et David continuons nos démarches, nous sommes conscients que beaucoup de gens ont besoin de nous. À bientôt!

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