Gestion du parc Forillon par Québec : mauvaise idée dit Toone

Par Antoine Rivard-Déziel, journaliste, graffici.ca
Le député fédéral de la Gaspésie-les-Îles, Philip Toone, soutient que le rapatriement du parc Forillon par Québec n'est pas la solution pour assurer son développement.

Le député fédéral de la Gaspésie-les-Îles, Philip Toone, soutient que le rapatriement du parc Forillon par Québec n'est pas la solution pour assurer son développement. Photo : Gracieuseté

Le député fédéral de la Gaspésie-les-Îles, Philip Toone, juge que le rapatriement du parc national Forillon par le gouvernement du Québec, comme le propose Gaétan Lelièvre, est une idée qui ne tient pas la route.

Même s’il mentionne que le gouvernement conservateur a «abandonné» la gestion du parc, le néo-démocrate évalue que sa rétrocession à Québec n’est pas la solution. «Dépenser l’argent des contribuables pour changer de propriétaire ne changera en rien les problèmes actuels. Se tirailler entre paliers gouvernementaux est une mauvaise idée. Les différents gouvernements doivent plutôt s’entendre sur un plan d’investissement cohérent pour favoriser le développement du parc», réagit M. Toone.

Rappelons que le nouveau député de Gaspé s’est engagé au cours de la campagne électorale à entamer des négociations avec le gouvernement fédéral afin qu’il rétrocède au Québec le parc Forillon. M. Lelièvre propose que le lieu soit intégré au réseau de la Société des établissements de plein air du Québec (SEPAQ).

Selon le péquiste, il s’agit d’une manière de garantir le développement du parc et la mise à niveau de ses infrastructures. Le nouvel élu évalue que sa rétrocession pourrait coûter 30 millions de dollars aux contribuables du Québec.

M. Toone admet, à l’instar du député provincial, qu’il est nécessaire d’améliorer les services et les installations, mais croit que Forillon a tout à gagner en demeurant dans le réseau de Parcs Canada. «Le fédéral doit s’occuper de ce qui lui appartient, alors c’est à Ottawa d’y investir des sommes. Avec des investissements et un réseau fort comme Parcs Canada qui peut aller chercher des touristes à travers le monde, le parc Forillon pourra se développer», soutient-il.

À son avis, le gouvernement fédéral doit «s’occuper de ce qui lui appartient» et indique qu’un gouvernement néo-démocrate investirait dans le réseau de Parcs Canada. Il dénonce par ailleurs vigoureusement la diminution des budgets alloués au parc Forillon, le rétrécissement de la saison et la suppression de postes.

Il rappelle que lors de sa création en 1970, Ottawa avait promis 3 000 emplois et 500 000 visiteurs par an pour justifier l’expropriation de 225 familles. L’an dernier, Forillon a reçu 127 000 visiteurs.

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3 commentaires

Maxim Chartrand a écrit le 8 septembre 2012

Nul doute que la SÉPAQ saurait mieux "vendre" le Parc Forillon aux touristes que le fédéral. Utiliser la grande force d'attraction des autres parcs québécois de la région est une excellente idée et c'est a mon avis, la seule solution viable pour assurer la pérennité de Forilon et de ses emplois.

Dany Blais Dansletrouble a écrit le 7 septembre 2012

3 gouvernements, c'est trop. Soyons maître chez-nous et faisons l'indépendance économique. S'occuper de nos parcs est un bon départ.

Albert Lachance a écrit le 7 septembre 2012

Le Parc a été prêté au fédéral avec un bail de 99 ans. Il n'appartient pas au fédéral, il est le fiduciaire de celui-ci. Un deal qui n'a pas été à l'avantage du Québec et encore moins la région. M. Toone devrait consulter un peu plus son milieu, prendre le pouls avant de prendre position.

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