Développement économique et exportation

Gérard Lafontaine propose une alternative à Atlantic Fiber

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Gérard Lafontaine tenant des échantillons de biomasse broyée et de granules.

Gérard Lafontaine tenant des échantillons de biomasse broyée et de granules. Photo : Ariane Aubert Bonn

NEWPORT – Gérard Lafontaine, citoyen de Newport, propose un projet de coopérative de production de granules à plusieurs pôles en Gaspésie.

«C’est simple : on n’a pas besoin de CAAF. On peut tout simplement se greffer à différentes compagnies qui exploitent la forêt pour récupérer la biomasse ou les résidus partout en Gaspésie», affirme-t-il. 

Pour démarrer son projet, il estime avoir besoin d’investir dans deux équipements : un broyeur-séchoir et une machine à granules. Catalogues en main, il estime qu’il faudrait, pour acquérir les deux machines, un investissement de moins d’un million de dollars. 

Il compte sur les infrastructures disponibles à Chandler pour implanter le projet : «Il y a le garage municipal qui serait parfait, ou encore un des condos industriels qui pourraient être construits comme l’a affirmé la mairesse», dit-il. 

Coopérative

La formule d’opération idéale serait, selon M. Lafontaine, une coopérative. Il est d’ailleurs à la recherche d’investisseurs pour l’aider à bâtir son projet. 

Il estime que plusieurs pôles d’opérations pourraient fonctionner en Gaspésie, en greffant des équipements aux compagnies produisant des déchets valorisables sur le territoire et en créant un réseau de revente des granules. Plusieurs propriétaires d’équipements pourraient ainsi collaborer. 

M. Lafontaine affirme qu’avec un tel projet,  il pourrait créer des produits pour les besoins locaux. «J’aimerais qu’on puisse devenir la marque maison d’une grande quincaillerie», affirme-t-il. 

Récupérer l’énergie

Si le projet est toujours à l’état d’ébauche, M. Lafontaine ose voir grand : «Bombardier a fait un véhicule pour aller sur la neige. Aujourd’hui, il va sur les nuages», lance-t-il en affirmant qu’il existe de multiples possibilités découlant d’une telle exploitation dans la région. 

En récupérant l’eau chaude produite par le séchoir pour générer des énergies alternatives, M. Lafontaine estime qu’il serait possible de greffer au projet une multitude d’industries. Ce qu’il souhaite, c’est puiser à même la communauté les idées et investissements nécessaires afin de démarrer et voir fleurir son idée de départ. 

1 commentaire

Josée a écrit le 5 août 2016

Bonjour! Je me demande si on peut encore faire de l'auto cueuillette des baies de goji chez-vous? Si oui, à quelle heure? Merci de me répondre!

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