Développement économique et exportation

Du gaz près de Murdochville

Par Geneviève Gélinas, journaliste, graffici.ca
Pétrolia a terminé le forage Bourque n° 1, entamé en juillet.

Pétrolia a terminé le forage Bourque n° 1, entamé en juillet. Photo : Geneviève Gélinas

Pétrolia a trouvé du gaz plutôt que du pétrole dans son forage Bourque n°1 près de Murdochville. 

La vice-présidente de Pétrolia, Isabelle Proulx, se dit «très satisfaite» des résultats, même si le potentiel de production commerciale du puits est loin d’être attesté.  «On a fait des essais aux tiges sur une courte période, explique Mme Proulx. Il faut maintenant valider avec des tests de production de longue durée pour voir si le volume de gaz est produit de façon constante.» La zone à valider se situe entre 1832 et 2746 mètres de profondeur. 

Pétrolia indique que «le meilleur essai a livré un débit maximal de 1,4 million de pieds cubes de gaz par jour». Toutefois, l’essai a été beaucoup plus court que 24 heures et rien n’indique que ce débit se serait maintenu. 

Du gaz, pour qui?

L’objectif de Pétrolia était de découvrir du pétrole, plus facile à transporter, déclare Mme Proulx.

Aucun client d’envergure pour du gaz ne se trouve à proximité du puits. La donne pourrait changer si les projets d’usine d’alumine métallurgique d’Orbite à Madeleine et de cimenterie à Port-Daniel se réalisent.

Mais Pétrolia n’en est pas là. La compagnie n’a «pas discuté depuis longtemps» avec les promoteurs d’Orbite, et pas du tout avec ceux de la cimenterie, affirme Mme Proulx. Il s’agit toutefois de «clients potentiels», admet-elle.

En route vers Bourque n° 2

Dans les prochains jours, Pétrolia commencera à forer le puits Bourque n° 2, d’une profondeur de 2850 mètres. La foreuse a été transportée sur place.

Le forage des deux puits dépassera les 12 millions de dollars, la somme prévue au départ, puisque le forage de Bourque n° 1 a pris plus de temps que prévu.

7 commentaires

Albert Picard a écrit le 9 novembre 2012

Je me permet un écart de conduite. En Gaspésie, et plus particulièrement sur GRAFFICI, il y a, entre autres, des monarchistes, des résignés écrasés, des conformistes, des accoutumés confortables, des convenus, des déguisés caméléonesques d'eux-mêmes, des négationnistes de leur différence, des faux loyalistes de l'écu qui claquent du bec. Mais qu'ils aient tous ces attributs en même temps, c'est que nous avons affaire à des poètes incompris.

Albert Picard a écrit le 8 novembre 2012

Pour votre information. Le vérificateur général du Québec livrait en mars 2011, son rapport sur le développement durable. Il a analysé le degré d’application des principes de la Loi sur le développement durable dans le secteur de l’exploration et à l’exploitation des gaz de schiste . Il conclue que plusieurs éléments demeurent inconnus, tels les effets réels sur le milieu ou les coûts pour la société à moyen et à long terme. Il insiste pour que l’évaluation des projets de développement se fasse en tenant compte de la capacité de support des écosystèmes. Il souligne également la nécessité d’exiger des garanties financières proportionnelles aux risques reliés aux opérations en cause afin d’éviter que le coût des dommages causés soit à la charge des contribuables. Le Vérificateur général confirment qu’on a encore beaucoup de chemin à faire au Québec pour mieux encadrer nos industries lourdes, en particulier celle à peine naissante des gaz de schiste. Finalement le Verificateur, dans son rapport de 2009, signalait que le Québec se faisat passer un sacré sapin en matière de redevances. La situation à-t-elle change aujourd'hui? Ces exigences et donnés ont-elles été fournit par le promoteur? Si oui, peut-on les obtenir?

Bilbo a écrit le 7 novembre 2012

Les promesses de fortunes faciles sont mensongères la plupart du temps. Dans cette loterie, on risque de perdre beaucoup plus que le prix du billet...

Marc-André Lévesque a écrit le 7 novembre 2012

Pourquoi on donnerais pas la chance au coureur, la personne qui n'a jamais misé à la loterie ne gagnera jamais mais ici c'est beaucoup plus réaliste on en trouve du pétrole, pourquoi ça ne serait pas le Klondike en Gaspésie, avec tout ce que l'on a vécu qu'est-ce qu' il y a perdre. La Gaspésie s'est fait une réputation de terre de menteries à cause de toutes les promesses d'élection non tenues, pour une fois que l'on se prend en main pour y croire et agir, laissons la chance au coureur. Je pense que cette fois on a arrêté de rêver et il se passe quelque chose. Peut-être qu'un jour la Gaspésie sera autre chose qu'un centre de villégiature pour personne âgé. Je suis un Gaspésien à Rimouski et la Gaspésie c'est encore chez-nous, j'y paye encore des taxes et j'ai toujours à cœur son avenir et mon plus grand désir c'est qu'elle devienne une région fertile au développement économique, touristique et culturelle et je vous invite à être optimiste et y croire mes amis(es). Soyez heureux vous le méritez Gaspésiens, Gaspésiennes.................Marco

Albert Picard a écrit le 7 novembre 2012

Pour votre information : dans la Stratégie pour assurer l’occupation et la vitalité des territoires 2011-2016, adoptée par l'ex-gouvernement libéral de Jean Charest, et dans le document d'accompagnement intitulé Un gouvernement en action pour mieux habiter et vivre de nos territoires – on y retrouve aucune action visant à supporter ce genre de développement économique. Après un an de réflexion et de consultation, Solidarité rurale du Québecen a accouché en juin 2010 d’un Avis au gouvernement. Cet avis a incité le gouvernement libéral de l'époque à adopter cette stratégie. Il faut savoir également que Solidarité rurale du Québec est composée de 55 municipalités, 33 MRC, 17 CLD, l'Association des directeurs municipaux du Québec, et j'en passe de nombreux autres. En quelques mots, Solidarite rurale du Quebec croit que le temps d'expliter les ressources et de foutre le camps lorsqu'elles sont épuisées est bien révolu. Ce que fait le gouvernement, c'est de poursuivre cette stratégie en y ajoutant un peu plus de conviction, même si pour le moment on est loin du compte.

joseph Leblanc a écrit le 6 novembre 2012

@ Geneviève Gélinas Faudrait peut-être faire un suivi du sujet car il y a des développements...... http://www.radio-canada.ca/regions/est-quebec/2012/11/06/004-petrolia-permis-valideministere.shtml

Gaston Poirier a écrit le 5 novembre 2012

Encore Pelletier qui chiâle sur Marois! Je croyais que vous commenteriez la nouvelle sur le tragique accident de Rivière-à-Claude en disant que c'était de la faute de Mme Marois!! Pauvre vous... Au niveau du développement pétrolier, avez-vous écouté le discours d'ouverture de l'Assemblée nationale? Avant de dire des sottises, vous devriez écouter ce que le gouvernement dit au lieu de vous aveugler dans vos idéologies anti-gauche et anti-Marois... Allez écouter l'extrait ici : http://www.radiogaspesie.com/?id=240&titre=Actualites_regionales&em=107&pageID=2&artid=4512 (1er extrait dans l'article). Marois dit OUI à l'exploitation du pétrole, MAIS avec les plus hautes normes au niveau de l'environnement et de l'acceptabilité sociale. Bref, qu'on n'aille pas creuser des puits de pétrole dans la cour des gens (dans le bois à 30 km de Murdochville, ça peut aller) et qu'on fasse infiniment attention à l,environnement, pour le bien des générations futures. Bref, une attitude qui ressemble beaucoup plus à la Norvège qu'au Texas ou à l'Alberta. Au lieu de chiâler sur tout ce qu'elle dit, écoutez-là un peu plus et vous verrez que son discours a ben du bon sens et qu'il ne va pas toujours à 100% dans le sens de ceux que vous appelez les enverdeurs... pas plus qu'elle ne va à 100% dans le sens de ceux qu'on appelle les cowboys!

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