Cimenterie

Du gaz naturel pour alimenter la cimenterie?

Par Antoine Rivard-Déziel, journaliste, graffici.ca
L'utilisation du gaz naturel par la cimenterie à Port-Daniel est peu probable à court et moyen terme, selon son PDG, Christian Gagnon.

L'utilisation du gaz naturel par la cimenterie à Port-Daniel est peu probable à court et moyen terme, selon son PDG, Christian Gagnon. Photo : Ciment McInnis

PORT-DANIEL – GASCONS — Ciment McInnis se montre intéressé à utiliser le gaz naturel, qui pourrait éventuellement être extrait en Gaspésie, mais n'a pas l'intention de financer un oléoduc pour le transporter.

Le PDG, Christian Gagnon, a eu des discussions avec Pétrolia l'hiver dernier afin d'évaluer la possibilité d'utiliser le gaz du gisement de Bourque, entre Gaspé et Murdochville, comme combustible à la cimenterie.

Il y a quelques jours, Pétrolia a confirmé au journal Le Soleil qu'elle envisageait de remettre sur les rails son projet d'exploration de ce gisement. Le PDG, Alexandre Gagnon, a précisé qu'il contiendrait l'équivalent de cinq fois la consommation annuelle du Québec.

Le PDG de Ciment Mcinnis souligne cependant à grand trait que les discussions sont préliminaires et que le projet d'utiliser le gaz comme combustible est « très très embryonnaire », compte tenu de la distance entre le gisement et Port-Daniel. « On est loin de la coupe aux lèvres. Il n'y a pas de pipeline entre les deux endroits. Et là, je veux être clair pour être sûr que personne ne se fasse de faux espoir. Nous n'irons jamais financer un pipeline », a-t-il déclaré, en entrevue téléphonique.

M. Gagnon se dit cependant prêt à tendre l'oreille quant à l'éventualité d'acheter du gaz si des investisseurs étaient au rendez-vous pour financer une telle infrastructure. « Si quelqu'un est prêt à faire une étude et à financer un pipeline, et faire en sorte que du gaz naturel se rende à Port-Daniel, c'est certain qu'on va regarder ça », a-t-il précisé. « Mais on ne peut justifier la construction d'un pipeline uniquement sur l'utilisation du gaz naturel par une cimenterie. Le gaz est d'abord et avant tout un combustible domestique très efficace, et on sait que le bassin de population n'est pas énorme en Gaspésie », mentionne-t-il.

Le PDG ajoute que le certificat d'autorisation permet à Ciment McInnis d'utiliser de l'huile à chauffage, du charbon ou du coke de pétrole, soulignant que le gaz naturel pourrait devenir un « combustible d'appoint très intéressant. »

10 commentaires

Gilles Thibodeau a écrit le 15 août 2014

Bonjour. Rectification ....Construction L.F.G. Inc Gauvreau Patrick n'est plus membre de vert plus , d'ailleurs depuis les 6 derniers mois plusieurs membres du groupe vert plus ont abandonné cette cause , ce que vert nous cache en ne mettant pas son cite à jour..... Gilles Thibodeau Pabos.

Paul Haché a écrit le 15 août 2014

Monsieur Fréchette, je vous félicite pour votre positivisme et votre esprit de synthèse. Quand vous vous exprimez, c'est toujours court, bref et précis. Bravo !

Gilles Thibodeau a écrit le 14 août 2014

Bonsoir . Chambre de commerce de la Baie-des-Chaleurs Quesnel Maurice (Membre vert plus ) Édifiant assez . Commission scolaire RenéŽ-LŽévesque Bourdages Chantal. un autre membre vert plus contre l'emploie mais sans gêne pour ce payer les luxueux hôtels et les copieux repas avec nos taxes et surtout sans gêne pour les augmenter . Un autre au hasard . Construction L.F.G. Inc Gauvreau Patrick . Devrait se retirer d'un chantier qu'il conteste . Gilles Thibodeau Pabos .

Bob Eichenberger a écrit le 13 août 2014

Je ne fais pas confiance à Lafarge non plus. Mais dès le départ, je voulais un BAPE. Même si Vladimir Poutine demandait un BAPE, je me méfierais de ses intentions mais je continuerais de demander un BAPE. Si vous êtes certain qu'un BAPE détruirait le projet, ça regarde mal pour le projet. Ce n'est pas ma cimenterie parce que tel que présentée(avec une maquette dont on omet de mettre les cheminées) ce n'est pas le modèle que je choisirais. fais de la recherche, il y a d'autres moyens bien plus modernes de faire du ciment et des ciments bien plus efficaces. Présentement le promoteur et les politiciens sont les seuls à dire que l'usine serait non-polluante. Vous les croyez? Pourquoi?

Michel L. Fréchette a écrit le 13 août 2014

On pourrait s’imaginer que la cimentrie (j’hésite avec cimenterie) chaufferait avec des carcasses de homard et de crabe si on lui disait que cela pourrait ramollir la carapace des sceptiques sur les effets environnementaux que causeront les vingtaines d’années de production sur ce beau pays qu’on veut nous faire croire destiné au tourisme durable dans un sanctuaire de la nature. Les vents d’Ouest sont prévus pour demeurer vers l’ouest durant la même période. Certes le pétrole et le ciment apporteront quelques bénéfices de survivance temporaire à une minorité directe et collatérale, disons au total entre 300 et 1000 personnes en Gaspésie et principalement dans un rayon de 10 km de Port-Daniel-Gascons ou Gaspé. Rien pour véritablement inverser le cours de la décadence des infrastructures, des indicateurs de sous-développement et de notre gouvernance d’intérêt si mal en point. On aura troqué notre droit d’ainesse pour un plat de lentilles et la majorité de la population de toute une région aura été livrée aux démagogues, affairistes, opportunistes à la petite semaine, lobbyistes et faux scientifiques qui aiment bien se faire une réputation dans les conversations de centre d’achat et de restauration rapide. Les secrets de ces seconds agendas sont bardés de données faussement confidentielles, d’illégitimité historique, de complaisance du pouvoir et de subventions arrachées par le chantage sur la misère d’un peuple. Imaginons qu’un projet de $1 milliard de dollars hésite encore entre ses sources d’énergie premières et secondaires pendant que les camions et autres bébelles construisent la route de l’usine. Après les vieux pneus, les copeaux de bois, le coke, la dernière en lice est la l’hypothèse du gaz naturel de Pétrolia qui cherche à bonifier son action toujours à $0,70 même après la participation du Québec à son capital, la décision du gouvernement sur le règlement sur l’eau potable, la démission de son ex-PDG, les annonces sur Anticosti et sur Haldimand 4 et qui fricote dans le fond du baril à $0,63 durant la dernière année après avoir pourtant enregistré $1,19, il y a presque un an (15 août 2013) et atteint $2,50 en 2012. Les temps sont durs pour les détenteurs d'actions. Si on pouvait s’imaginer que la Gaspésie ne fait pas partie des grands courants des boursicotiers mondiaux, qu’on se détrompe. Disons que pour l’instant, le gaz naturel est tellement hypothétique qu’il est surnaturel dans son lien entre le producteur et le consommateur. Dans l’état connu des infrastructures, s’il empruntait l’actuel trottoir en dormants pourris de Matapédia-Gaspé, ponts et ponceaux vacillants, traverses dangereuses et rails rouillés, il devra attendre des centaines de millions de beaux dollars des contribuables et une dévirtualisation intégrale avant de se réaliser. Le train touristique, plus que symbolique, ne roule que très lentement et rarement et pour le bénéfice de dizaines de privilégiés à la fois. On a même pas été capable de lui donner quelques pales d’éolienne alors que le créneau se meurt. De là à y faire circuler d’autres matières à indice de dangerosité plus élevée… On peut difficilement imaginer que le gaz voyage par une conduite déjà que les 2 entreprises sont en mal d’acceptabilité sociale. Si on se souvient des différentes crises sur les quais, on peut douter que les installations sécuritaires s’y retrouvent de façon permanente surtout dans une période où on cherche à savoir quelles sont les réserves exactes de ce précieux perturbateur du thermostat planétaire. Reste la route. Laissons aux autorités compétentes l’estimation des risques sur les populations et les municipalités, les assises routières qui tolèrent déjà très mal les actuelles charges à l’essieu et les vibrations sur certaines portions du trajet probable, surtout en temps de dégel. On pourrait cependant faire comme en Ukraine après Tchernobyl : anticipons et organisons des visites de ces futurs lieux catastrophes et progressivement invivables en fournissant même les vêtements hermétiques pour faire plus vrai que vrai. Au moins, en Gaspésie, on ferait de l’argent avec nos malheurs et on aurait un pied dans le futur et l’autre dans la tombe écartelé entre nos ambitions et nos déceptions. Donnons-nous un mot d’ordre : visitons nos entreprises cadavérées (Gaspésia, Smurfit-Stone, Murdochville etc.). Mais rassurons-nous et ne soyons pas si réalistes. Entre les 2 PDG Gagnon – Gagnon qui discutent et qui ne peuvent se dire « Non merci » c’est certainement un WIN – WIN pour ceux qui sont sensibles à l’alignement des planètes. En cette fin de saison estivale où la pensée s’élève comme un cerveau lent, les gaz à effet de serre sont peut-être bancables en crédit ou en Bitcoins mais certainement pas intégrés au portefeuille des actionnaires des 2 sociétés qui se disent pourtant de bons citoyens corporatifs.

Gilles Thibodeau a écrit le 12 août 2014

@Bob Eichenberger. "Votre cimenterie" Mais d'où est vous si elle n'est pas la vôtre ? Vous voulez ouvrir le Hood , pas de problème cela a déjà été fait , en revanche je vous invite à aller ouvrir le hood de vos amis Lafarge , là vous aurez la chance de voir les poux que vous cherchez . Un petit steak de baleine avec ça Monsieur...... Gilles Thibodeau Pabos.

Bilbo Cyr a écrit le 12 août 2014

Beaucoup de spéculation ici. On va peut-être un jour chauffer une cimenterie pas encore construite avec du gaz pas encore prouvé. Il sera acheminé par un moyen qu'on ne connait pas encore, financé par quelqu'un qui ne s'est pas encore manifesté.

Bob Eichenberger a écrit le 12 août 2014

L'argument qu'un BAPE retarderait le projet de deux ans est peu crédible vu que les résultats du BAPE n'engagent à rien. Pour la création d'emplois, c'est difficile de croire que des Gaspésiennes et Gaspésiens ne pourraient pas faire mieux avec 450 millions que de ne créer que 200 emplois à plus de 2 million$ par emploi permanent. Pour ce qui est de vouloir un Bape, utilisons la comparaison avec le vendeur d'automobile qui maintient qu'il vend le meilleur char au monde, mais il nous interdit de regarder en dessous du capot avant de l'avoir acheté. Accepterait-on un tel deal? Laissez-nous regarder en dessous du hood et si vous voulez tant défendre votre cimenterie, faites le en plein jour, devant tout le monde, une fois et pour de bon, avec fierté, sans rien cacher.

Joseph Leblanc a écrit le 12 août 2014

Les anti-touts sont réunis a SAGARD avec les haut dirigeants de Lafarge .....

eddy gionest a écrit le 11 août 2014

c'est drôle que vous aviez pas fait une nouvelle sur la requête en cour des verts et des compétiteurs de la cimenterie ? avez vous peur des commentaires ou des discutions ?

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