Développement économique et exportation

Gastem pourrait annuler son projet à Ristigouche-sud-Est

Par Antoine Rivard-Déziel, journaliste, graffici.ca
Le président de la firme Gastem, Raymond Savoie (à droite), lors d’une rencontre publique avec les citoyens de Ristigouche-Sud-Est en novembre 2011.

Le président de la firme Gastem, Raymond Savoie (à droite), lors d’une rencontre publique avec les citoyens de Ristigouche-Sud-Est en novembre 2011. Photo : Antoine Rivard-Déziel

La mise en place d’une réglementation pour protéger l’eau potable à Ristigouche-sud-Est pourrait compromettre le projet de forage exploratoire de la firme Gastem. 

Le conseil municipal a déposé lundi soir dernier un avis de motion en vue d’adopter un règlement visant à «renforcer la protection» des sources d’eau potable.

Le règlement sera élaboré au cours des prochaines semaines, et les élus ne sont pas en mesure pour l’instant de confirmer s’il visera à empêcher les forages à proximité des sources d’eau potable.

Le président de Gastem, Raymond Savoie, n’a pas l’intention d’entreprendre son projet de forage exploratoire sur le territoire de la municipalité, si les élus s’inspirent du règlement de Gaspé.

«On n’ira pas à l’encontre d’une volonté municipale. On n’a pas l’intention non plus de s’embarquer dans un processus judiciaire complexe», affirme-t-il.

Rappelons que Gastem souhaite investir près de quatre millions de dollars dans un projet de puits de forage exploratoire visant à localiser du pétrole à Ristigouche-Sud-Est.
 
La firme fait l’hypothèse qu’il y a une présence significative de pétrole dans la roche poreuse qui compose le sous-sol. 

«Dangereux précédent» 

M. Savoie déplore par ailleurs la volonté des municipalités d'adopter des règlements qui ont pour effet de retarder les projets de développement des hycrocarbures. 

«La volonté de bloquer la réalisation de puits d’exploration au nom de la protection de l’eau potable commence à ressembler à une psychose. C’est ridicule. En Alberta, il y a en moyenne 15 000 puits de ce genre par année, et il n’y a pas de problème avec les nappes phréatiques», dit-il. 

M. Savoie qualifie de «dangereux précédent» le règlement adopté par les élus de Gaspé. Selon lui, celui-ci est «arbitraire» et basé sur une approche «qui n’est pas scientifique».

Il craint une multiplication d'iniatives locales à l'échelle provinciale.. «Si les municipalités commencent à intervenir de cette façon-là, on va se retrouver avec une réglementation très lourde au Québec et ça deviendra impossible de travailler», déplore-t-il.

Le président de Gastem espère que le gouvernement du Québec prendra ses responsabilités en adoptant un nouveau cadre pour développer les hydrocarbures.

«J’espère cependant que les règles du jeu s’enlignent avec ce qui se fait ailleurs. Si c’est trop rigide, les investisseurs fuiront», soutient-il.

9 commentaires

Albert Picard a écrit le 12 février 2013

Vous aimez les clichés, en voici un autre : Et vous, toutes vos lumières, je répète, toutes vos lumières sont au rouge et vous disent de ne pas bouger. C'est ce qu'a fait PETROLIA, et c'est ce que GASTEM s'apprête à faire.

Albert Picard a écrit le 12 février 2013

Je ne signerai pas cette petition parce que je suis pour le développement de cette industrie! Paradoxal? Non, pas du tout! Voici pourquoi. 1- 9 700 emplois sont ou seront à combler en Gaspésie d'ici 2016, avec ou sans les nouvelles minières. C'est emplois seront pour des jeunes avec de bon diplômes et des études universitaires et collégiales. Pas des miniers qui nous viennent de l'Alberta et qui retourneront vite chez eux comme le font les jeunes Québécois qui vont travailler en Alberta ou dans le Nord. 2- Le texte d'appui qui l'accompagne est mensonger (je cite : "le risque environnemental est pratiquement inconcevable") 3- Elle fait une vague promesse sur les emplois à moyen et long terme, sans préciser où seront créés ces emplois et quels types d'emplois on parle. Ce que je sais c'est que ca ne prend pas un génie pour forer un trou. Donc encore une vague promesse! 4- Avant de s'unir derrière une pétition, il faut d'abord discuter et débattre des options. Ça n'a pas été fait. 5- Il n'y a pas de preuve que le pétrole est exploitable commercialement donc de façon rentable à Gaspé. 6- Avec toutes les subventions directes et indirectes que recoit ce serteur industriel, nous n'avons plus affaire à du privé qui assume les risques en espérant faire des profits, (ce qui est normal), mais on a plutôt affaire à une agence gouvernementale puisque c'est le gouvernement, donc nos impôts, qui paie. Il faudrait donc débattre de la nationalisation de cette industrie. Etc..etc...etc...etc.. Il,y en a beaucoup PARCE QUE IL N'Y A PAS EU DE DÉBAT SUR LES QUESTIONS DE FOND, : Quel rôle la région doit-elle jouer? Comment s'assurer d'un maximum de retombées dans la région et pour les besoins de la région? Est-ce que cette filière est celle dont la région a besoin?

Albert Picard a écrit le 11 février 2013

Concentrez-vous monsieur Pelletier. Vous avez l'esprit dissipé. Vous êtes en train de faire l'économie du vrai débat. Puisque vous êtes un vert (qui s'ignore) votre contribution pourrait être utile dans un débat qui porterait sur l'établissement d'une stratégie énergétique : Quelles filières développer? Comment tenir compte des questions environnementales? Quel rôle pour l'Etat? Quel est l'apport des régions ressources? Comment s'assurer d'un maximum de retombées pour elles? Etc. Pour ce qui est de vos problèmes avec certaines personnes réglez-les au plus vite. Si vous avez la chance d'avoir encore votre maman, voyez ça avec elle, pas avec moi.

Albert Picard a écrit le 10 février 2013

On devine le rôle que vous jouer au sein de votre nouveau regroupement. Quand j'étais petit mes cousins et moi aimions tirer les oreilles des cochons. Ils se mettaient à couiner. Ça les enrageait bien sûr, mais on trouvait ça très drôle.

Albert Picard a écrit le 10 février 2013

Moi je veux bien en parler, puisque je suis comme vous monsieur Pelletier, à savoir un vert, mais en même temps différent de vous puisque je n'obéit pas aux dictats d'un porte-feuilles d'actionnaire. Alors voici. C'est très bien cette technologie de CO2 Solutions. Cependant il y a deux choses qui me grattent la tête à poux: Premièrement, pourquoi faut-il que ce soit les contribuables canadiens qui paient pour subventionner cette compagnie? Ça ressemble à un petit coup de pouce aux amis du Canada que sont les minieres. Cette subvention devraient venir de SUNCOR ou TALISMAN ou SHELL et autres pétrolières qui opèrent en Alberta? Deuxièmement, cette technologie de captage et de séquestration des CO2 sert à éliminer les GES. Ce qui en soi est très bien mais ça n'a pas grand chose à voir avec la contamination des sols et des nappes phréatiques. Donc CO2Solutions ou pas en Gaspésie, on est toujours dans la merde. C'est juste la profondeur qui varie.

Michel Denis a écrit le 8 février 2013

Comme ont dit "gas toi de d'là"!

Gaston Poirier a écrit le 7 février 2013

Vivement un nouveau cadre législatif au Québec! Comme le disait Roussy, les pétrolières ont accès à 85% de la Gaspésie, qui est inhabitée. Pourquoi s'entêter à forer des trous dans la cour du monde, à risquer l'inrisquable au nom du profit? En passant, le pétrole n'est pas la voix du développement de la région : quand les vrais chiffres nous disent 10-15 emplois par projet en phase production, sans redevances local, pour moi, c'est pas du développement économique, ça. Par contre, l'éolien a déjà créé 1100 emplois structurants dans la région, en moins de 10 ans! Pourquoi pas continuer dans la voix du succès, avec une énergie propre et de vrais emplois structurants? Et ceci étant dit, j'ai pas de problème que les pétrolières forent dans le 85% de territoire non habité de la région (avec surveillance environnementale gouvernementale indépendante), mais respectez les populations svp! C'est la moindre des choses!

Joel Leblanc a écrit le 7 février 2013

Vous avez raison m.Picard et ce peut-il que si d'autre nationse soucient peu de leur,ne nous obliges pas à sauter en bas du pont avec eux. Vraiment déplorable la violence des propos de Savoie et truffé de mensonge en plus car il y a bien assé de documentation pour dire que des millier et millier de puits àpartout travers sur la planète ont causés autant de dommage au nappe phréatique.L'industrie pétroliere est dans une crise psychotique qui se manifeste par une criminalité de survie.Le seul précédent possible de ces règlements est qu'il inspire des populations à se faire respecter voilà la bonne nouvelle!

Albert Picard a écrit le 7 février 2013

Pour donner un peu de perspective. La région de Fort McMurray est l'une des régions de l'Alberta les plus polluées au Canada (par capita), avec un taux de cancer élevé, des pluies acides et une pollution des eaux souterraines et superficielles. (Source Hervey Kempf : "La ruée vers l'or sale", dans LE MONDE, 26-09-2007). Si monsieur Savoie voulait bien nous donner ses sources...

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