Développement économique et exportation

La Gaspésie s'intéresse au potentiel éolien en Atlantique

Par Nelson Sergerie, journaliste, graffici.ca
Le marché éolien de l'Atlantique représente un important potentiel économique pour les entreprises d'ici.

Le marché éolien de l'Atlantique représente un important potentiel économique pour les entreprises d'ici. Photo : Maïté Samuel-Leduc

Cinq entreprises gaspésiennes ont participé récemment à la 8e Conférence sur l’énergie éolienne de la Chambre canadienne allemande de l’industrie et du commerce, à Halifax, afin de se faire connaître auprès des développeurs, des fabricants de composantes et des représentants gouvernementaux.

Les provinces de l'Atlantique ont d'importants plans de développement de l'énergie éolienne. Il s'agit  d'une belle opportunité pour les entreprises d'ici d'exporter leur savoir et leur  connaissance, ce qui pourrait se traduire par des retombées de plusieurs millions de dollars pour celles qui sauront développer leur réseau de contacts.

Dix entreprises québécoises se sont rendues à Halifax les 22 et 23 février dernier pour assister à cette conférence. Les 44 rencontres de type «speed dating», qui ont eu lieu à cette occasion, pourraient se traduire par des possibilités de contrats.

«Ç’a permis d'avoir une belle visibilité pour les entreprises de chez nous et d'établir des ponts avec des gens là-bas», souligne le directeur général du TechnoCentre éolien de Gaspé, Frédéric Côté.

Les entreprises gaspésiennes qui ont participé à cette mission étaient PESCA Environnement, Activa Environnement, Gestion GMAO, Le Groupe Ohméga et Construction énergie renouvelable.

Le directeur précise que plusieurs entreprises ont poursuivi leurs discussions au-delà de la conférence. «On sent que des développements intéressants se pointent. Les premiers contacts sont toujours très importants et dans ce cadre-là, la mission est un succès.»

Actuellement, quelque 800 mégawatts sont installés dans les Maritimes et c'est un potentiel intéressant pour les entreprises qui se spécialisent dans la maintenance.

Les quatre provinces ont de grands projets sur la table. M. Côté explique que la Nouvelle-Écosse est en tête avec un potentiel de 300 mégawatts. «Ce sont des investissements de 600 millions à 1 milliard de dollars. C'est très intéressant», avance-t-il.

Le Nouveau-Brunswick possède par ailleurs un plan de développement des énergies renouvelables, dont la filière éolienne. En 2007, le ministère de l'Énergie de la province avait établi le potentiel théorique éolien à 41 500 mégawatts.


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