Politique

La Gaspésie doit profiter du Plan Nord, soutient Damien Arsenault

Par Antoine Rivard-Déziel, journaliste, graffici.ca
Le député de Bonaventure, Damien Arsenault, a rencontré la presse régionale lundi matin afin de faire le bilan de ses trois premiers mois de travail.

Le député de Bonaventure, Damien Arsenault, a rencontré la presse régionale lundi matin afin de faire le bilan de ses trois premiers mois de travail. Photo : Antoine Rivard-Déziel

Le député de Bonaventure, Damien Arsenault, est convaincu que le Plan Nord représente une opportunité intéressante pour les entreprises et les travailleurs de la Gaspésie.

C’est ce qu’il a déclaré lundi matin alors qu’il a rencontré la presse régionale pour présenter le bilan de ses trois premiers mois de travail comme député de la circonscription.

«Je crois que malgré les critiques de l’opposition, on est partis dans une belle aventure avec le Plan Nord. Je suis convaincu que les retombées de ce projet profiteront aux régions, dont la nôtre. C’est à nous de profiter de l’occasion», a-t-il déclaré.

À son avis, avec le Plan Nord, les occasions d’affaires sont nombreuses pour plusieurs entreprises de la Gaspésie. Il a donné en exemple Gaspésie Diesel, de New Richmond, qui a signé un contrat avec la compagnie minière Rio Tinto afin de réparer des wagons qui seront utilisés pour transporter des travailleurs entre Havre-Saint-Pierre et la mine Tio.

Bon pour le marché du travail

Contrairement au prochain candidat péquiste dans Bonaventure, Sylvain Roy, M. Arsenault estime que le développement de ce territoire ne nuira pas au marché du travail et aux familles de la Gaspésie. «On n’est plus à l’époque de la Baie-James, quand les travailleurs quittaient la région pour trois mois. Maintenant, les séjours sont moins longs et les transports mieux développés. La plupart des travailleurs qui vont dans le Nord ne déménagent pas», a-t-il soutenu, ajoutant que le Plan Nord peut «améliorer le pouvoir d’achat» de bon nombre de Gaspésiens.

Le député libéral soutient aussi que les emplois alléchants dans le Nord peuvent contribuer à rendre disponibles des postes intéressants dans la région. «Si quelqu’un de la Gaspésie choisit de travailler dans le Nord, l’emploi qu’il occupait devient une opportunité pour quelqu’un d’autre ici», a-t-il analysé.

M. Arsenault admet cependant que la concurrence du marché du travail dans le Nord peut accentuer la pénurie de main-d’œuvre dans la région. C’est pour cette raison, croit-il, que des programmes doivent être créés pour «qualifier la main-d’œuvre» disponible.

Une ressource bientôt

Afin de soutenir les entreprises et les travailleurs intéressés par les opportunités reliées au développement du Nord, M. Arsenault travaille à l’embauche d’une ressource dans la circonscription. Il précise que la démarche «avance bien» et qu’il devrait être en mesure d’annoncer la concrétisation de ce projet «très bientôt».

Autres dossiers


Plus de trois mois après avoir été élu député de Bonaventure, M. Arsenault se dit satisfait du travail qu’il a effectué jusqu’à présent. Après avoir passé les premières semaines à se familiariser avec ses nouvelles responsabilités, le député assure qu’il s’est mis au travail très rapidement.

Depuis son assermentation, le libéral a multiplié les rencontres avec les municipalités, les organismes et les citoyens. «Au total, nous avons une centaine de dossiers que nous suivons de près», a-t-il précisé.

Parmi ses priorités, M. Arsenault a rappelé qu’il travaillait toujours à l’implantation d’une table de synergie avec les industriels forestiers et à l’organisation d’un forum sur le développement durable.

Au sujet de sa promesse de soutenir l’industrie forestière, le libéral assure que les dossiers «avancent bien», depuis son élection. «Dans le cas de la Coopérative de Saint-Elzéar, elle a déposé la semaine dernière un plan de relance à ses créanciers. On devrait connaître les opportunités de relance bientôt. Et je sais que Rosario finalise une proposition formelle», a-t-il précisé.

Chemin de fer

Le successeur de Nathalie Normandeau semble également convaincu que son gouvernement annoncera dans les prochaines semaines un soutien financier à la Société du chemin de fer de la Gaspésie (SCFG).

Rappelons que cette dernière a déposé, l’automne dernier, un plan d’affaires aux deux paliers gouvernementaux visant à remettre à neuf la voie verrée entre Matapédia et Gaspé.

Ce projet nécessite, selon le SCFG, des investissements publics de 93,5 millions de dollars au cours des cinq prochaines années.

L’organisme attend une réponse avant que son entente avec les gouvernements ne prenne fin, le 31 mars. «Je crois que cet objectif est toujours réaliste», a dit M. Arsenault, ajoutant que le gouvernement du Québec n’a pas l’intention de «laisser tomber» la Gaspésie dans ce dossier.

9 commentaires

Albert Picard a écrit le 23 mars 2012

Bien vu Bob. C'est Lise Payette qui écrivait cette semaine dans Le Devoir que : "Est-ce que quelqu'un dans ce pays croit vraiment que le premier ministre Charest est un visionnaire et que son Plan «nard» va nous apporter bonheur et richesse? Il me semble qu'il y a un âge pour cesser de croire au père Noël"

Bob Eichenberger a écrit le 22 mars 2012

On rêve d'une reprise du temps de la Baie James qui a permis à quelques travailleurs de s'acheter des beaux chars. Même si on met de côté les questions morales liées à la destruction permanente de territoires fragiles, je conseillerais à tout travailleur intéressé de bien s'informer sur les coûts reliés au transport et au logement. Le salaire élevé qu'on promet peut repartir en coûts usuriers que chargeront les fournisseurs de dortoirs, nourriture et de transport. Essayez de revenir avec votre chemise. Le seuil moral corporatiste a baissé de beaucoup depuis les années 1970s.

Annette Bujold a écrit le 21 mars 2012

Non mais a t'il vraiment terminé son cours 101 en science politique pour les nuls ? Que les gaspésiens se réveillent. Notre gaspésie est en danger avec son plan nord . Dans quelques années elle deviendra une grande résidence soleil pour les personnes agées . Marie-Eve tu devrais en faire une caricature et comme directeur M. Arsenault ...

Julie Delisle a écrit le 20 mars 2012

Je suis bouche-bée!!! Il faut penser que les employeurs d'ici auront besoin d'expertise locale, c'est à dire ici sur place.... Que va-t-il arriver quand ils réaliseront que la plus part des gens rappelés des quelques C.V. retenus, ne seront pas disponibles car seront partis travailler dans le Nord ????

Rachèle a écrit le 20 mars 2012

Est-ce qu'il faudrait alors restreindre la mobilité des travailleurs qui veulent aller y travailler ? ou empêcher le développement économique des communautés du Nord ?

Albert picard a écrit le 20 mars 2012

Ah! La force du raisonnement peut vous creuser une mine en claquant des doigts!. Ce chèr Monsieur le député, lui même un exilé, qui a décidé d'aller travailler à Québec, nous revient dans une forme splendide. Il y a fait une belle découverte : il en est revenu convaincu que le développement du Nord québécois sera profitable à la Gaspésie. Plus encore, il a aussi appris à jouer à la chaise musicale, dont la règle est assez simple comme il nous l'explique: quelqu'un quitte sa chaise, quelqu'un d'autre prend sa chaise. C'est très bon ça. J'en veux encore. Bref après 3 mois d'absence le vieil adage suivant lui va à merveille : un âne qui par en vacances ne reviens pas en cheval.

Line a écrit le 19 mars 2012

Je vous invite à relire attentivement cette phrase: Si quelqu'un de la Gaspésie choisit de travailler dans le Nord, l'emploi qu'il occupait devient une opportunité pour quelqu'un d'autre ici". Là, je suis bouvhe-bée!

Bilbo a écrit le 19 mars 2012

Il n'y a pas de service au numéro que vous avez composé. Ceci est une message enregistré.

marie-eve Tessier a écrit le 19 mars 2012

Ben oui, quelle belle solution ! Au lieu de développer la Gaspésie, allons travailler ailleurs ! Un coup parti, pourquoi pas fermer la région et la garder juste pour le tourisme ?

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