Affaires municipales et développement régional

Gaspésia : poursuite des travaux malgré un rapport critique

Par Thierry Haroun, journaliste, graffici.ca
Le président de la Société de développement économique de la Chandler, Jean-Raymond Lepage.

Le président de la Société de développement économique de la Chandler, Jean-Raymond Lepage. Photo : Thierry Haroun

Le démantèlement de la Gaspésia à Chandler se poursuit malgré les critiques formulées sur la gouvernance des travaux de démantèlement de l'usine par l'ancienne administration de la Société de développement économique de la municipalité (SDEIC).

Le rapport indépendant commandé par la municipalité avait notamment démontré que des transferts de fonds totalisant trois millions de dollars avaient été effectués entre le Fonds de développement économique (FDEC) et la SDEIC sans documentation, résolution ou approbation aux procès verbaux.

Le document rapportait par ailleurs l'absence d'un processus en bonne et due forme pour la réalisation du 2e appel d'offres privant ainsi la SDEIC d'une information importante sur la soumission de 17 millions de dollars $ de la firme EDS, chargée de mener les travaux de démolition de l’ancienne papetière.

Dans ce contexte, l'actuel président de la SDEIC, Jean-Raymond Lepage, a tenu à assurer la population lors d’une conférence de presse tenue vendredi dernier. Ce dernier a indiqué que son organisme poursuit sa recherche de réponses à la lumière de tout ce dossier. «En janvier, on va reprendre le travail. On va continuer à fouiller et à poser des questions.»

Selon nos informations, une fois que le contrat avec EDS sera honoré, soit en juin 2014, il resterait un peu plus de cinq millions de dollars dans les coffres du FDEC afin de relancer l’économie de Chandler.

Un chiffre que refuse de confirmer Jean-Raymond Lepage en admettant toutefois «qu’il n’y a pas beaucoup de marge de manœuvre. On ne peut pas dépenser des argents avant que tout soit payé et réglé [avec EDS].»

La confiance au rendez-vous

M. Lepage demeure toutefois confiant que les travaux se poursuivront selon l’échéancier prévu avec EDS. «On poursuit le travail avec EDS dans le cadre de la démolition et la décontamination du bâtiment. Les gens sont fatigués de voir un bâtiment qui aurait pu tomber en ruine sans que rien ne soit fait. Les gens veulent voir ce bâtiment disparaître.»

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4 commentaires

Maurice Poirier a écrit le 20 décembre 2012

M. Thibodeau, Votre verbe philosophique me semble bien à propos...en passant le mot éthique dans mon texte mérite un h... Gilles , Joyeux Noël à toi et à ton épouse...

Gilles Thibodeau a écrit le 20 décembre 2012

M. Poirier . Vous avez oublié , des frais divers de 700.000.00$ par année pour les années 2005 à 2008 . Vous savez présentement M. Laflamme à mal à l’âme et lorsque ce mal vous frappe l'égo en prend un coup. Vous savez un GRAND égo qui d'un coup se mesure en millimètre c'est pas un cadeau . Aujourd'hui M. Laflamme apprend que la terre est ronde et qu'il est bien petit lorsque le ballon n'est plus dans ses mains. Y avait-il un pilote dans l'avion? Hier un film aujourd'hui une facétie.

Maurice Poirier a écrit le 20 décembre 2012

Dans une entrevue à la radio locale mardi le 18 décembre, M. Gaston Laflamme , membre de l'ancien C.A. de la SEDEIC a essayé de dicréditer le Rapport Malette en disant qu'il était " biaisé" et que c'était "... une commande de la mairesse..." il semble vouloir laisser entendre que les professionels de cette firme ne sont pas compétents et qu'ils ne respectent pas l'étique de leur ordre.. Ce n'est pas très sérieux, ni très crédible. Son argumentaire, qui a duré une heure, était très faible et ne prouvait qu'une chose :Le Conseil de la ville de Chandler avait raison... Ainsi dans la discussion en parlant de la mairesse il lance "...deux colonnes de chiffres et elle est perdue..." Sa colère et sa hargne semblent lui brouiller l'esprit. M, Laflamme sait que Madame Louisette Langlois possède une bonne formation en administration: Maitrise en Administration Publique (MAP) de l'École Nationale d'Administation Publique (ENAP) de l'Université du Québec. Je vous laisse juge de la personnalité de ce Monsieur...

Maurice Poirier a écrit le 19 décembre 2012

SAGA-SDEIC Un pilote dans l'avion? M. Laflamme, dans son intervention à la radio locale pour dénigrer le rapport Malettte, m'a mis la puce à l 'oreille. En effet, par 2 fois, il a nommé les membres de l'ancien équipage de la SDEIC pour indiquer leurs expériences en gestion(idée que je partage avec lui) MAIS il n'a pas nommé le PILOTE de l'avion...Un silence qui en dit long... Doutait-il des capacités du PILOTE? Pourquoi le PILOTE lui- même ne parle pas depuis la parution du rapport Malette? -- Les employés de la firme RCGT savaient-ils que le PILOTE avait des faiblesses et qu'ils pouvaient facturer des services pour 456 000 $ en n'indiquand pas les heures travailées et le côut horaire? -- les équipiers pouvaient-ils suggérer au PILOTE qu'il devrait éviter de faire certaines interventions en plublic devant les caméras du conseil de ville et lui demander de préparer ensemble un plan de communication de l'information pour sécuriser le Conseil de Ville et la la population considérant que la SDEIC vivait souvent des moments difficiles pas faciles à gérer...? pouvaient'ils suggérer un audit annuel pour éviter un grand audit de 7 ans (Rapport Malette)...? pouvaient-ils demander à l'équipier- secrétaire de produire des ordres du jour et de proçès-verbaux après chaque réunion ( une période de 8 mois c'est long.) Je pense que la compétence et les connaisances en gestion des équipiers étaient mise à rude épreuve dans cette saga et qu'ils méritent mieux que ce qu'il leur arrive présentement... Je pense qu'ils avaient des difficultés à agir...et le silence de M. Laflamme pourrait peut-être en dire long...Y avait-il un PILOTE dans l'avion ? Certains diront que c'est une petite fable....Je ne suis pas aussi bon que Lafontaine...

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