Développement économique et exportation

Gaspé : une tradition se perpétue au chantier naval Forillon

Par Geneviève Gélinas, journaliste, graffici.ca
Des dignitaires ont estampillé une pièce de monnaie dans la cale du traversier en construction, histoire de porter bonheur au navire.

Des dignitaires ont estampillé une pièce de monnaie dans la cale du traversier en construction, histoire de porter bonheur au navire. Photo : Geneviève Gélinas

La construction d’un traversier pour desservir les résidants de l’île Verte va bon train au chantier naval Forillon, à Gaspé, où l’on a perpétué une tradition millénaire.

Ce contrat de 10,2 millions de dollars pour la Société des traversiers du Québec  (STQ) fait travailler la plupart des 50 employés du chantier depuis septembre et se poursuivra jusqu’à l’été.

«Ça correspond à une masse salariale de 3 millions de dollars», précise le ministre responsable de la région, Gaétan Lelièvre.

Pour porter bonheur

M. Lelièvre était au chantier naval la semaine dernière avec d’autres dignitaires pour la cérémonie d’estampillage d’une pièce de monnaie sur la structure du navire.

«C’est une tradition qui date de l’Antiquité. La pièce est là pour donner une bonne fortune au navire, et la sécurité aux passagers, a expliqué Mathieu Gagnon, chargé de projet de la STQ. La STQ la perpétue pour la majorité de ses constructions», ajoute-t-il

Les dignitaires ont estampillé une pièce de 10 $ de la Monnaie royale canadienne en argent fin sur une poutre d’acier, dans la cale du traversier.

Le navire actuel, La Richardière, est âgé de 53 ans. Le nouveau traversier de 34 mètres pourra embarquer 74 passagers plutôt que 50, et contenir 12 voitures plutôt que 6. Son système de propulsion hybride, au diesel et à l’électricité, sera une première en Amérique du Nord.

Le plus gros contrat

Le contrat du traversier Isle-Verte—Notre-Dame-des-Sept-Douleurs est le plus gros de l’histoire du chantier naval de Gaspé en termes de montant.

Le chantier n’a pas encore signé son prochain contrat. «On travaille fort, on lance des lignes à l’eau», affirme Robert Côté, le directeur. 

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