Développement économique et exportation

Gaspé : un jeune veut conquérir le monde avec des chandails

Par Nelson Sergerie, journaliste, graffici.ca
Matthieu Simard pose avec ses créations.

Matthieu Simard pose avec ses créations. Photo : Image tirée de YouTube

Matthieu Simard, 21 ans, de Gaspé, a décidé de mettre sa créativité à l'avant-plan en lançant une entreprise de conception de chandails.

Celui qui n'avait pas vraiment trouvé sa voie durant ses études a lancé son entreprise en décembre dernier, après avoir eu cette idée durant ses études au campus de Gaspé du Cégep de la Gaspésie et des Îles.

«On avait lancé l'idée de chandails entre amis. Il n'y avait rien de sérieux. De fil en aiguille, je n'ai jamais décroché et j'ai décidé d'en faire un projet de vie», explique M. Simard.

En deux mois, il a vendu plus de 200 chandails, essentiellement via le bouche-à-oreille.

Grâce à la mise en ligne de son site web, la croissance est au rendez-vous. «Depuis une ou deux semaines, les ventes ont vraiment augmenté. Présentement, j'ai seulement la possibilité de vendre au Canada. Je suis en démarche afin de faire l'expédition au niveau international. Mais c'est compliqué», commente l'entrepreneur.

La création de ses dessins se fait par ordinateur. Les chandails sont imprimés aux États-Unis et à Vancouver.

Vivre de son art

Il souhaite être en mesure de vivre des fruits de son entreprise. «Je ne vois même pas ça comme un travail. Si la compagnie devient très populaire, c'est affirmatif que je peux vivre de ça. Mais pour l'instant, j'ai besoin d'un autre travail.»

Le chandail lui coûte 10 dollars à produire et il peut les vendre 25 dollars.

Il a entrepris des démarches afin d'ouvrir une boutique à Gaspé, au début de l'été.

Même si des gens de tous âges achètent ses créations, il vise la clientèle des 13-30 ans. «Je n'ai jamais pensé avoir une entreprise à 21 ans, vraiment pas. C'est fou ce qui peut se passer dans une année. Je le réalise vraiment présentement», explique M. Simard, qui s'est qualifié de «pire élève» qu'un enseignant pouvait avoir.

Il a amorcé des démarches auprès d'organismes d'aide au développement d'entreprises afin de poursuivre son rêve d'entrepreneur.

3 commentaires

Gilles Thibodeau a écrit le 31 mars 2013

Bonjour Mathieu . Félicitation et bonne chance . Pourquoi " SixDeadKings" ? Pas assez d'originalité en français , dommage habituellement je boycotte ce genre d'entreprise, même si elle est de chez nous elle ne me ressemble pas.

Joanie a écrit le 29 mars 2013

Son entreprise s'appelle SixDeadKings. Mathieu s'écrit avec un seul t, en passant. Excellente idée de parler des initiatives de jeunes de la Gaspésie!

Florence Côté-Fortin a écrit le 29 mars 2013

Quel est le nom de l'entreprise ?

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