Affaires municipales et développement régional

Gaspé doit aller en appel, selon des manifestants

Par Geneviève Gélinas, journaliste, graffici.ca
Les manifestants ont marché de la rue de la Reine à l’Hôtel de ville de Gaspé lundi soir.

Les manifestants ont marché de la rue de la Reine à l’Hôtel de ville de Gaspé lundi soir. Photo : Geneviève Gélinas

GASPÉ – Environ 70 manifestants ont marché lundi soir vers l’Hôtel de ville de Gaspé pour demander au conseil municipal de porter en appel le jugement Moulin, qui invalide son règlement sur l’eau potable. 

« Les citoyens ont réclamé ce règlement et on veut que notre volonté soit respectée », a indiqué Nastassia Williams, l’une des organisatrices de la manifestation.

Le délai pour interjeter appel prendra fin le 12 mars. « On vous demande de ne pas attendre, a déclaré Lise Chartrand, présidente du comité Ensemble pour l’avenir durable du grand Gaspé. Au nom de 76 municipalités qui ont adopté le règlement et de 19 autres en voie de le faire, je vous demande d’aller en appel. »

Le règlement de Gaspé a pour effet d’empêcher Pétrolia de forer Haldimand n° 4, qui serait à 350 mètres de maisons et à 850 mètres du puits artésien le plus proche.

Étude plus vaste

Les manifestants demandent que l’étude hydrogéologique en cours à Haldimand soit étendue à plus de 200 mètres de profondeur. Selon eux, sa portée doit aussi être élargie à l’ensemble de la Gaspésie. « À Gaspé, on est une ligne de front, mais la question touche un territoire plus large », a souligné Mme Williams.

Gaspé doit continuer à faire pression sur le gouvernement du Québec pour qu’il modernise les lois qui encadrent le développement des hydrocarbures, a ajouté la citoyenne.

Un appel si Québec ne bouge pas?

« On doit laisser la chance au gouvernement de faire son travail », a réagi le maire Daniel Côté, qui souhaite l’adoption rapide d’un règlement provincial sur l’eau potable.

Toutefois, M. Côté a clairement laissé entendre qu’il porterait la cause en appel si Québec ne bougeait pas. Le conseil « ne laissera pas tomber la population et on ne laissera pas l’eau potable sans protection », a-t-il répété plusieurs fois.

Des lois au plus vite, demande le CREGÎM

Par voie de communiqué, le Conseil régional de l’environnement de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine (CREGÎM) a aussi incité Québec à « aller de l’avant rapidement avec un règlement sur l’eau potable et une loi sur les hydrocarbures qui protégeront adéquatement notre ressource la plus précieuse : l’eau ».

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