Garde côtière : une «technologie désuète» à Rivière-au-Renard

Par Geneviève Gélinas, journaliste, graffici.ca
Par voie de communiqué, le ministre des Pêches et des Océans, Keith Ashfield, a promis aux pêcheurs et autres navigateurs que «les appels d’urgence seront reçus en toute circonstance».

Par voie de communiqué, le ministre des Pêches et des Océans, Keith Ashfield, a promis aux pêcheurs et autres navigateurs que «les appels d’urgence seront reçus en toute circonstance». Photo : Geneviève Gélinas

La radio maritime de Rivière-au-Renard a une technologie désuète, affirme la Garde côtière pour justifier sa fermeture, et les centres qui prendront le relais seront modernisés, promet l’institution.

La semaine dernière, les 16 employés de la radio maritime de Rivière-au-Renard ont appris que leur centre sera fermé en 2014 ou en 2015, comme celui de Longueuil. Dans la province, seuls les centres de Québec et des Escoumins (près de Tadoussac) demeureront.

À la Garde côtière, on a refusé de nous accorder une entrevue avec un responsable. On nous a plutôt répondu par courriel.

Les centres comme celui de Rivière-au-Renard offrent les services «avec une technologie désuète». Ces services seront «consolidés avec ceux d’un centre plus grand, mieux équipé et avec plus de ressources qui sera modernisé en [sic] Québec.»

Selon la Garde côtière, la technologie actuelle limite la capacité des centres de se relayer ou de répartir la charge de travail en cas d’urgence ou d’événements imprévus, comme des pannes d’électricité.

«Les installations modernisées pourront capter tous les signaux des autres installations, écrit la Garde côtière. Certains seront chargés d’un plus grand territoire et recevront en conséquence du personnel et des ressources supplémentaires.»

De 44 centres, à 22… à 12

Le nombre de centre de communication passera de 22 à 12 dans l’ensemble du Canada. Dans les années 90, rappelle la Garde côtière, ce nombre a déjà diminué de 44 à 22.

Le centre de Rivière-au-Renard couvre le golfe du Saint-Laurent. Il reçoit les appels de détresse des pêcheurs, des plaisanciers et des pilotes de la marine marchande et diffuse des renseignements pour assurer leur sécurité.

Au Québec, seulement 15 des 34 postes supprimés dans des centres de communication seront créés ailleurs. Des pêcheurs et des élus craignent que les employés basés aux Escoumins connaissent moins bien le golfe du Saint-Laurent, et que les appels d’urgence soient mal compris.

1 commentaire

Jérôme Tardif a écrit le 24 mai 2012

Le Fédéral utilise encore la même tactique. Il cesse d'investir pour entretenir et équiper adéquatement les infrastructures et les ministères en régions pour ensuite se servir de la décrépitude des installations comme excuse à la centralisation des services gouvernementaux et à la fermeture de nos infrastructures les plus importantes. Quais, chemin de fer, Parc Forillon, centre de sauvetages, les exemples pleuvent. Avec le nouveau règlement sur l'assurance-emploi, le fédéral veut maintenant nous vider de notre main-d'oeuvre. Conservateurs, libéraux et néodémocrates sont pour la centralisation et aucun de ces partis n'est un parti pour les régions. En fait le fédéral n'est pas un palier pour les régions. Aux Gaspésiens et aux Madelinots d'en tirer le constat qui s'impose.

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