Développement économique et exportation

Galt n°4 : un forage horizontal l’été prochain à 20 kilomètres de Gaspé

Par Geneviève Gélinas, journaliste, graffici.ca
Junex a terminé le forage de Galt n°4 vers le 20 août.

Junex a terminé le forage de Galt n°4 vers le 20 août. Photo : Geneviève Gélinas

Junex a extrait seulement quelques litres de pétrole du forage Galt n°4, situé à une vingtaine de kilomètres de Gaspé, mais juge ses résultats assez encourageants pour prévoir un forage horizontal.

La firme a terminé le forage de 2000 mètres de profondeur vers le 20 août, puis a effectué des tests de production. Le puits a permis de confirmer le potentiel pétrolier de la structure Galt, estime Jean-Yves Lavoie, chef de la direction de Junex.

«Ce n’est pas encore un champ pétrolier, précise M. Lavoie, mais c’est une découverte qui vaut la peine qu’on continue de regarder.»

Avec Galt n°4, Junex espérait confirmer le modèle d’un réservoir qui s’est développé à travers un réseau de fractures naturelles. «On a eu des preuves tangibles que ce modèle fonctionne», affirme M. Lavoie.

La formation de Forillon, la zone de fractures d’où Junex a sorti du pétrole, se trouve 400 mètres plus près de la surface que dans le forage précédent, Galt n°3, se réjouit M. Lavoie. Quant à la structure de Galt, Junex sait maintenant qu’elle s’étend 2,5 kilomètres plus à l’ouest.

Futur forage dévié

À Galt n° 4, «il n’y a pas assez d’écoulement pour rendre ça commercial, admet M. Lavoie. On cherche une zone où la nature nous aurait fait plus de fractures.»

L’été prochain, Junex prévoit donc creuser un forage dévié (ou horizontal) à partir de Galt n° 4 dans l’espoir d’intercepter des failles. Le forage sera dévié à partir de 1000 mètres de profondeur pour se poursuivre en arc de cercle sur 1000 mètres supplémentaires.

Le forage horizontal coûtera entre 2 et 3 millions de dollars, qui s’ajouteront aux 4 millions de dollars dépensés pour le forage vertical.

Fracturation si nécessaire

À Galt n°4, «si on voit qu’on n’est pas capables de produire de façon conventionnelle, on verra s’il y a possibilité d’augmenter la productivité avec de la fracturation. On verra où on en sera rendu dans le débat au Québec à ce moment-là», affirme M. Lavoie.

La méthode de la fracturation consiste à envoyer sous pression un mélange de liquide, de sable et de produits chimiques pour fracturer le roc et ouvrir la voie au pétrole.

2 commentaires

progres6 a écrit le 20 février 2014

Bilbao qui a dit que cetais dangereux le faux documentaire gaz crack? Vous vous dormez aux gaz

Bilbo a écrit le 28 septembre 2012

"si on voit qu’on n’est pas capables de produire de façon conventionnelle, on verra s’il y a possibilité d’augmenter la productivité avec de la fracturation". Il est urgent que le moratoire qui s'étend au basses terres du St-Laurent s'applique aussi en Gaspésie et à Anticosti. Ce n'est pas moins dangereux ici qu'ailleurs.

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