Éducation

Frais de scolarité : position modérée au Cégep de la Gaspésie

Par Nelson Sergerie, journaliste, graffici.ca
Les étudiants ont une position modérée au Cégep de la Gaspésie et des Îles.

Les étudiants ont une position modérée au Cégep de la Gaspésie et des Îles. Photo : Antoine Rivard-Déziel

Les étudiants du Cégep de la Gaspésie et des Îles ont une position modérée dans le débat qui fait rage sur les frais de scolarité.

Alors que le ministre de l'Enseignement supérieur a clairement exprimé mercredi que la gratuité scolaire ne figurera pas parmi les pistes de solution étudiées au Sommet sur l'enseignement supérieur prévu à la fin du mois, l'Association générale des étudiants du Cégep de la Gaspésie et des Îles campe plutôt vers la position exprimée par la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ), soit un gel des frais de scolarité, en vue d'une gratuité scolaire.

«Pour nous, c'est le gel. La gratuité scolaire est un but à viser éventuellement. Mais pour y arriver, il faut passer par un gel à l'indexation», affirme le président de l'association étudiante, Nicolas Houle.

Selon lui, il n'est pas question de lancer un ultimatum, comme l’a fait l'association la plus radicale, l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ).

«On est de bonne foi, on veut aller parler. On parlera de ce qu'on a en commun. On veut que le sommet se déroule», précise M. Houle.

Prêt à accepter l'indexation

L'indexation est peut-être un mal nécessaire, selon l’étudiant. «Personnellement, je ne trouve pas que c'est négatif. Dans un combat, on en prend, on en laisse. C'est peut-être un mal à prendre. Dans une négociation, ce sont deux parties qui se lancent la balle».

Pour l'instant, il est loin d'être question d'une grève au Cégep de la Gaspésie et des Îles. Toutefois, il pourrait y avoir un geste d'appui à la manifestation nationale lancée par l'ASSÉ le 26 février prochain.

4 commentaires

Philippe Pelletier a écrit le 12 février 2013

Ben oui! Depuis quand éduquer un peuple l'a-t-il fait progresser? Acquérir des connaissances est un nivellement par le bas, c'est bien connu. Pourquoi développer une expertise régionale et éduquer sa population quand on peut se rabattre sur l'attentisme? C'est plus simple de regarder les autres s'enrichir et se développer dans notre face. Ça peut ben mal aller...On ne pourra pas se sortir demain matin de notre statut de région-ressource mais peut-on espérer un jour garder et développer des penseurs ici, calvaire?

jean-francois samuel a écrit le 11 février 2013

@Michel Denis C'est connu que les jeunes des régions s'exilent mais il ne faut pas exagérer en disant que ce sont les jeunes des régions qui remplissent les universités, surtout avec les taux de décrochage qu'on vit et la démographie de ces mêmes régions. De plus, établir un campus uiversitaire à Gaspé ça serait encore plus de la mauvaise gestion que Lévis. À un moment donné ça prends un minimum de population pour avoir une université de qualité. À moins que vous ne vouliez des programmes qui ne coûtent pas cher, mais qui ne valent pas cher en terme d'emplois potentiels pour les jeunes de la région.

Michel Denis a écrit le 10 février 2013

Il ne faut pas oublier que les jeunes des grandes villes M. Pelletier ce sont des jeunes des régions qui doivent s'expatrier avec les coûts que cela engendre. Ils ont raison de croire que les universités sont très mal gérés,ils ont raison d'exiger plus de rigueur...mais comment se fait-il qu'on est laissé UQAR ouvrir un campus à Lévis au lieu de Gaspé?

Michel Denis a écrit le 9 février 2013

L'indexation est un mal nécessaire le temps de réparer les pots cassés des libéraux en plus de prévenir ceux de la caq.Le temps de faire le ménage et tirer une juste part des ressources collectives dites naturelles. Cessons de copier le canada et de rêver de la Suède et regardons du côté de la Finlande et Norvège ,ce n'est pas parce-qu'on est en amérique que l'on ne peut pas s'inspirer du mieux.

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