Forums sur les hydrocarbures : l’idée du consensus est écartée

Par Nelson Sergerie, journaliste, graffici.ca
Le vice-président de la CRÉGÎM, Joël Arseneau, et le directeur général de l'organisme, Gilbert Scantland.

Le vice-président de la CRÉGÎM, Joël Arseneau, et le directeur général de l'organisme, Gilbert Scantland. Photo : Nelson Sergerie

Suspendus après avoir connu un début chaotique en juin dernier, les Forums sur les hydrocarbures ne viseront plus à obtenir un consensus régional. 

La Conférence régionale des élus Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine (CRÉGÎM) souhaite ainsi favoriser les échanges d’idées et de débats au sujet de l’exploration et de l’exploitation des hydrocarbures.

Cet enjeu suscite de plus en plus la controverse dans la région, notamment en ce qui concerne l'exploration au site Haldimand no° 4 à Gaspé par Pétrolia.  

«Ce qu'on a décidé de faire, c'est de consulter les gens du milieu et de connaître ce qu'ils souhaitent. C'est une approche participative où on va chercher de l'information. On donne place à la discussion où chacun est libre de ses opinions», dit le vice-président de la CRÉGÎM, Joël Arseneau.

«On pense aussi que c'est plus respectueux de la diversité d'opinion et de la capacité des gens à se positionner eux-mêmes dans un débat extrêmement large», ajoute-t-il.

Un premier forum se tiendra à la fin mars à Bonaventure, à Gaspé et aux Îles-de-la-Madeleine afin de faire un portrait de la situation de l'exploration et de l'exploitation pétrolière dans la région.

Par la suite, une seconde consultation portera sur les aspects légaux, socioéconomiques et environnementaux du dossier. Un dernier permettra d’explorer plus en profondeur les préoccupations exprimées par les participants tout au long de la démarche.

Les deux derniers volets se feront dans des formules à déterminer, mais l'utilisation de la technologie numérique sera à l'avant-plan.

D'ailleurs, une plateforme Web est mise en place afin de faire circuler l'information disponible. Les citoyens pourront également échanger dans un forum de discussion.

«À chaque point de vue se présente un autre point de vue. L'idée est d'afficher les sources d'information, autant de la part des gens que des experts. On ne veut pas être les senseurs de l'information. Si des gens veulent contrebalancer un point de vue, ils auront la même tribune», souligne M. Arseneau.

Pour en arriver à cette nouvelle mouture, la CRÉGÎM s'était entourée d'un comité de pilotage formé de 16 personnes issues de différents secteurs d'activités.

Les forums disposeront d'un budget d’au moins 75 000 $.

L'ensemble du processus se déroulera jusqu'en décembre et pourrait se prolonger selon l'évolution du dossier sur la scène politique.

15 commentaires

Paul Pontbriand a écrit le 17 février 2013

M. Picard je vous soupsconne de copier les idées exposées ici même de M. Martin Pelletier.

Albert Picard a écrit le 17 février 2013

Je souhaite que ce FORUM sera l'occasion pour tous de prendre conscience de l'immense importance de lutter contre les changements climatiques. Récemment nous avons connu des succès, à petite échelle (voir gaspesiegourmande.com) et à grande échelle (l'état de l'Iowa produit maintenant 10 % de son énergie à partir de ressources renouvelables; Walt Disney, le plus gros éditeur au monde de livres pour enfants, va cesser d'utiliser dans ses livres de la fibre de bois provenant de forests tropicales menacées de disparaître comme en Indonésie.) On doit porter notre attention sur ces succès pour ne jamais perdre de vue que c'est possible de changer les choses, d'enchasser à nouveau notre économie à l'intérieur des limites de ce que notre environnement peut produire. Les échecs comme celui du Nouveau Brunswick qui donne son accord à l'exploitation des énergies fossiles ne doivent pas détourner notre attention sur la recherche de solutions pour contrer le réchauffement climatique.

Joseph Leblanc a écrit le 16 février 2013

En passant le petit maire des iles m.Arsenau et la population des iles devraient encouragé l'exploration du gaz naturel dans les iles au lieu de continué a brulé plus de 35 millions de litres de diesel par année pour faire fonctionné la centrale thermique qui pourrais être convertis au gaz naturel si il a découverte de gaz naturel. ....................Si t'a un gisement en dessous des pieds pis tu veux pas l'exploité t'a un problême...................TSé 6 mois sur le bateau et 6 mois dans l'industrie gaziere personne viendraient vous coupez le chomage.

Joseph Leblanc a écrit le 16 février 2013

On pourra pas toujours dire non au développement pétrolier et gazier. Regardé nos voisin au New Brunswick ils donnent le feu vert au gaz et pétrole conventionnel et non-conventionnel, c'est a dire avec fracturation hydraulique.Bilbo t'a raison tout comme moi je dis que c'est au gouvernement a mettre sa jupe pis d'arrêter de niaisée.................. Je vous mets le liens pour le rapport du New brunswick ........................................................... http://www2.gnb.ca/content/dam/gnb/Corporate/pdf/ShaleGas/fr/ReglespourIndustrie.pdf

Bilbo Cyr a écrit le 15 février 2013

Que cherche la CREGIM en relançant ce forum à ce moment? J'y serai (à condition que ce ne soit pas en plein après-midi de semaine comme la première fois), et plein de bonne foi et de bonne volonté, quoi qu'en disent les MP de ce monde. Il est cependant pertinent de clarifier les attentes de part et d'autre avant de participer à un tel exercice. Ca évite d'être déçu, et que tout le monde perde son temps. Il peut être possible de s'entendre, mais si le forum n'a pas de force légale, et que l'industrie multiplie les forages exploratoires pendant les discussions, est-ce que ce n'est pas:"cause toujours mon lapin"? D'un autre côté, en l'absence générale de volonté politique, on se doit de saluer le fait que la CRE semble prête à mettre ses culottes. Cependant, tant que le provincial ne mets pas les siennes c'est du show-business.

Martin Zibeau a écrit le 15 février 2013

Il existe des techniques de prises de décisions qui sont équitables pour tout le monde. Nous pouvons nous informer et nous équiper pour arriver à ce que tous s'entendent, sans nécessairement être d'accord à 100%, mais en avançant tout de même.Si de tels outils vous intéressent, en voici un ici qui explique bien ce qu'est et comment arriver à un concensus : http://vimeo.com/56433042 J'encourage l'équipe de la CRÉGIM à explorer ces options, parce que je ne crois malheuresement pas qu'un forum "d'information" soit ce dont nous ayons réellement besoin présentement. Oui, ça prend de l'information, mais sans cohésion ni plan d'action, aussi bien placoter ensemble dans nos salons, c'est déjà un peu moins dispendieux.

Gaston Poirier a écrit le 15 février 2013

Quand je vois mes amis de droite (Leblanc et Pelletier) dire que les autre sont contre toute forme de développement... Ayoye que c'est plate d'avoir des pareilles oeillères! Pour ma part, je ne suis pas fermé pantoute à toute forme de développement. Par contre, je veux, pour mes enfants et petits-enfants, que le développement soit fait "comme du monde". On fore pas des puit de pétrole à côté des maisons. On fait pas de coupe-à-blanc dans le bois. On jette pas nos vidanges dans le bois ou dans la mer. La Gaspésie est immense et pleine de ressources : faut juste la développé inteligamment, en pensant aux habitants et au générations futurs! Alors, si c'est l'un des objectif du forum sur les hydrocarbures, tout le monde (autant les écolo que les industriel et que monsieur et madame tout le monde) devrait s'y pointer pour recevoir et partager de l'information. Voilà!

Joseph Leblanc a écrit le 14 février 2013

TSÉ quand t'es sur de recevoir ton chèque de paye au deux semaines pendant 35 ans comme fonctionnaire tu peux être contre TOUTdéveloppement économique dans la région .Ça te fais pas un plis sur la différence. Alors contre Orbite ,contre le pétrole,et contre la cimenterie, moi mon chèque vient de Québec alors va petit fonctionnaire.....

Michel L. Fréchette a écrit le 14 février 2013

Intéressant comme recherche de crédibilité par la CREGIM. Enlever les commanditaires était une étape obligatoire pour donner un semblant d'impartialité dans un débat où le dialogue devient un exercice périlleux pour toutes les parties prenantes y compris la CREGIM. On l'aura vu auparavant pour cet organisme tout autant que pour la pétrolière qui a multiplié les opérations de communication, de pression médiatique, de mobilisation opportuniste. L’emploi des drones tueurs d’arguments nous force à admettre qu’on patauge dans la redite depuis quelques temps. On pourrait se demander si cette précipitation d'en arriver à ce forum sans disposer des volontés de notre gouvernement se trouve justifiée. Il est clair que la proportion d'émotion et d'irrationnel face aux nouvelles données que tous appellent de leurs vœux à savoir un nouveau cadre législatif prévaudra sur les pistes de solutions consensuelles qui s'imposent. Ce cadre arrivera bien un jour mais en attendant, un telle opération de thérapie collective au lendemain d’un affrontement entre des univers qui se télescopent, i.e. l’entreprise privée et ses visées VS les droits des occupants inscrit dans un contrat social comme dirait Jean Jacques Rousseau, cette opération disons-nous risque de virer comme tout bon match arrangé de lutte. Ce sera l’arbitre qui prendra les chaises par la tête. On peut admirer le courage de marcher sur les braises mais est-ce que nos instances démocratiques à force de vouloir faire de la récupération politique oublient que l’arbre cache la forêt et que les enjeux du débat vont bien au delà des arguments qui ont été soulevés à ce jour par la moyenne des protagonistes. Sans matière nouvelle, il y a peu de chances que les acteurs soient assez versatiles pour nous éblouir par l’originalité de leurs discours. Le risque d’une telle démarche est non seulement de perdre $100 000, du temps précieux mais aussi de creuser les dissensions en braquant les positions avec en bonus, le ridiculise du promoteur et l’impossibilité d’une troisième reprise. Mais l'événement est annoncé, l'équipe est choisie, l'agenda est rédigé et tout au long d'ici décembre 2013 on aura nous aussi droit à notre Commission Charbonneau sur les enjeux des hydrocarbures à l'est de Rimouski.

Joseph Leblanc a écrit le 14 février 2013

Salut a mes ``amis pigeons écolos``Je suis de retour d'un voyage de ressourcement dans le sud payé avec les profits que j,ai fait avec pétrolia en début d'année ....http://www.youtube.com/watch?v=0_NlyGHTgek.....P.S. a mon ami Picard vous pourriez embarqué dans Gastem 0.035 sous x 10 000 action pour un petit 350. piastres Parce que a toutes les cennes par en haut c'est 100 piastres de profits alors pensez y C'est mieux que le chomage a Stephen .LOLL

Eric Boucher a écrit le 14 février 2013

Je suis d'accord avec M. Poirier. Donnons la chance aux coureurs et allons-y de bonne foi. La sélection des membres du réseau de pilotage me donne confiance! http://hydrocarburesgim.ca/presentation/

Albert Picard a écrit le 14 février 2013

Je veux y trouver des solutions, pas des pour ou des contre. SOLUTIONS, s.v.p. Et je veux de la TRANSPARENCE,s.v.p

Gaston Poirier a écrit le 14 février 2013

Si j'ai bien compris, le processus se dissocie maintenant du financement de Petrolia. Bonne nouvelle car le processus retrouvera au moins une apparence d'impartialité! Amis de l'industrie, amis écolos, amis indécis, ne fermons pas la porte et allons donc, de un, puiser de l'information (présumons qu'elle sera impartiale), et de deux, donner de l'information et échanger. Peut-être que se sera une pertes de temps, mais je pense qu'on doit donné la chance aux coureurs et je pense que les citoyens ordinaires, les environnementalistes et les industriels devraient aller s'asseoir à la table pour échanger. Avec une grosse dose de bonne foi de part et d'autre svp!

Luc Tremblay a écrit le 14 février 2013

Bonjour, Ouf, bonne chance, La CRÉ est déjà à mon avis bien planté dans le bord du lobby du pétrole, de l'argent facile et de la prospérité non durable! Mais qu'est-ce que la Gaspésie fera quand il n'y aura plus de pétrole, plus d'eau comme il n'y a plus de poisson et que le noble bois si cher aux Européens ne vaut plus rien ici? Dire que l'Europe en entier se positionne sur l'ère de l'après-pétrole alors que la Gaspésie y entre! On a trop d'espace, trop de ressources, trop d'avance en énergie verte. En fait une grosse une poudre dans la face pour réaliser la longueur d'avance qu'on avait depuis un siècle! J'aimerais bien voir ce qu'un étranger coincé par les lois sur les émissions de CO2, pas la gestion des déchets et par le développement durable, ferais avec la chance qu'on avait! Snif, un si beau pays. Merci

Bilbo Cyr a écrit le 14 février 2013

Et pendant qu'on va discuter, les compagnies vont continuer de forer... Pour qu'un positionnement soit fait de façon éclairée, il faut avoir avoir accès à l'information. C'est quoi le deal avec Anticosti? C'est quoi la soupe qui est injectée lors des forages? Où et comment sont traitées les boues de forage pour ceux qui ont déjà eu lieu?

Envoyer un commentaire

Votre commentaire pourrait être modéré ou retiré s'il ne respecte pas notre politique de publication.